Les réformes sociales sèment la joie parmi les expatriés qui célèbrent Pâques en Arabie saoudite

Flying Tiger et d'autres magasins du Royaume proposent une gamme de produits de Pâques pour les expatriés et les résidents. (AN Photo/Huda Bashatah)
Flying Tiger et d'autres magasins du Royaume proposent une gamme de produits de Pâques pour les expatriés et les résidents. (AN Photo/Huda Bashatah)
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Publié le Dimanche 09 avril 2023

Les réformes sociales sèment la joie parmi les expatriés qui célèbrent Pâques en Arabie saoudite

  • La popularité croissante des réseaux sociaux a permis aux Saoudiens d’en savoir plus sur les célébrations et les traditions de Pâques
  • L’échange de cadeaux est également populaire parmi les communautés d’expatriés en Arabie saoudite – les familles s’offrant souvent des paniers de Pâques remplis d’œufs au chocolat, de bonbons et d’autres friandises

RIYAD: Bien que Pâques ne soit pas une fête célébrée à grande échelle en Arabie saoudite, les communautés d’expatriés se réunissent souvent avec leur famille et leurs amis pour marquer l’occasion.

Le Royaume a connu une transformation remarquable concernant l’acceptation de la fête. En effet, on assiste à une plus grande tolérance envers les autres occasions culturelles et religieuses.

La popularité croissante des réseaux sociaux a permis aux Saoudiens d’en savoir plus sur les célébrations et les traditions de Pâques. Grâce aux mesures prises par le pays pour promouvoir la coexistence et l’harmonie, les Saoudiens sont de plus en plus curieux de découvrir les différentes fêtes célébrées par les expatriés dans le Royaume.

Le cheikh Dr Mohammed al-Issa, chef de la Ligue islamique mondiale (LIM), a réitéré en décembre dernier qu’aucun texte de la charia n’interdisait aux musulmans de présenter leurs vœux aux chrétiens.

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Le Flying Tiger propose une variété d'articles qui incarnent l'esprit de Pâques, y compris des récompenses de chasse aux œufs, des articles pour colorer les œufs, des paniers de lapin, des décorations murales et bien plus encore. (AN Photo/Huda Bashatah)

Il indique que le fait de souhaiter de bonnes fêtes aux non-musulmans «est un intérêt évident au service de la réputation de l’islam».

Il ajoute: «Le but de ces vœux est de promouvoir la coexistence et l’harmonie dans un monde qui en a cruellement besoin.»

De nombreux expatriés ne s’y attendent peut-être pas, mais les boutiques en ligne et les sites qui livrent en Arabie saoudite vendent des cadeaux et des friandises pour Pâques. Certaines décorations sont par ailleurs faciles à trouver dans n’importe quelle épicerie du Royaume.

Karam al-Aïn, un expatrié libanais, aime partager des œufs durs avec sa famille et ses enfants pour célébrer Pâques.

Il déclare: «Nous célébrons souvent la résurrection en racontant des histoires sur Jésus, suivies d’un souper en famille. Plus tard, nous cassons des œufs. Les œufs sont bouillis et colorés pour représenter le sang que Jésus a versé et, une fois fêlés, sa résurrection.»

Des repas traditionnels de Pâques sont préparés et dégustés lors de ces rassemblements. Bien que ces célébrations puissent être privées, elles procurent un sentiment de communauté et de proximité à ceux qui sont loin de leur pays d’origine pendant la période des fêtes.

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Une énorme transformation des attitudes culturelles du Royaume est désormais évidente alors que les communautés d'expatriés célèbrent librement Pâques. (AN Photo/Huda Bashatah)

La célébration de Pâques devient de plus en plus populaire parmi la communauté d’expatriés en Arabie saoudite et de nombreuses entreprises occidentales proposent des promotions pour Pâques.

Des centres commerciaux abritent plusieurs magasins qui vendent des articles pour Pâques. Flying Tiger propose des œufs et des lapins et, selon le vendeur, les Saoudiens et les étrangers vivant dans le Royaume aiment acheter de tels ornements.

Flying Tiger propose une variété d’articles qui incarnent l’esprit de Pâques, notamment des récompenses pour la chasse aux œufs, des articles pour colorer les œufs, des paniers de lapin, des décorations murales et bien plus encore.

La boutique se trouve dans plusieurs régions du pays, y compris au sein de la province orientale dans les centres commerciaux Al-Ahsa, Dhahran et Al-Nakheel Dammam.

L’enseigne est présente dans les centres commerciaux The View et Al-Nakheel à Riyad, et dans le Mall of Arabia à Djeddah.

Les détaillants en ligne, notamment Mumzworld, Desertcart et Noon, vendent des décorations liées à Pâques et des livres pour enfants qui, bien qu’interdits auparavant, sont désormais faciles à expédier dans n’importe quelle ville du Royaume.

Les expatriés peuvent également commander des articles comme les lapins en rotin, les décorations de Pâques et les paquets d’œufs décoratifs à accrocher dans la maison auprès de Marks & Spencer, H&M Home, Pottery Barn et Next.

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Des événements ont lieu en Arabie saoudite et les magasins du Royaume proposent des commandes de lapins en rotin, des décorations de Pâques et des paquets d'œufs décoratifs à accrocher dans la maison. (Fourni)

Les repas traditionnels de Pâques en Arabie saoudite comprennent souvent des plats communs à la cuisine du Moyen-Orient. Le mansaf, un plat traditionnel du Levant à base d’agneau, de riz et de yaourt, est un choix populaire pour un dîner de Pâques et d’autres occasions festives.

Les expatriés qui vivent à Riyad peuvent commander du mansaf des restaurants Alkofeia, Beit Omar, Shamaya, Awani, Al-Mansaf et Bait al-Mansaf.

On retrouve ce plat à Djeddah chez Al-Baider, Jordan Jafra et Mansaf Express. Il est disponible à Dammam à Amman Castle et à Fareej al-Mubarakia.

Le musakhan, un plat palestinien de poulet rôti cuit sur du pain, est également l’un des plats favoris chez certaines familles. On le retrouve dans de nombreux restaurants du Royaume, notamment Zaroob à Djeddah, Bayader al-Quds à Riyad et le restaurant Al-Quds à Alkhobar.

Pâques coïncide avec le mois sacré du ramadan et les restaurants préparent des plats sucrés pour l’occasion comme le baklava et les dattes farcies souvent proposés pendant cette période.

Ces plats offrent aux familles et amis chrétiens arabes l’occasion de se réunir tout en partageant des plats traditionnels.

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Flying Tiger et d'autres magasins du Royaume proposent une gamme de produits de Pâques pour les expatriés et les résidents. (AN Photo/Huda Bashatah)

L’échange de cadeaux est également populaire parmi les communautés d’expatriés en Arabie saoudite. Les familles s’offrent souvent des paniers de Pâques remplis d’œufs au chocolat, de bonbons et d’autres friandises.

Certaines familles peignent également des œufs, leur permettant ainsi de maintenir leurs traditions culturelles tout en créant une ambiance festive pendant la période des fêtes.

Certains expatriés célèbrent Pâques dans des zones privées comme le village de Nakheel à Riyad, qui organise une chasse aux œufs pour les familles françaises et leurs enfants.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Un hôpital endommagé par des frappes israéliennes dans le sud du Liban

De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Des frappes aériennes israéliennes près de Tyr (sud du Liban) ont endommagé un hôpital, faisant 11 blessés, tout en laissant l’établissement opérationnel malgré d’importants dégâts
  • Les attaques ont également touché des zones civiles (port, habitations), dans un contexte de conflit élargi ayant causé plus de 1.300 morts et environ un million de déplacés

BEYROUTH: Un hôpital de Tyr, importante ville côtière du sud du Liban, a été endommagé par deux frappes aériennes israéliennes qui ont visé des bâtiments à proximité, faisant 11 blessés, dont trois secouristes, a annoncé samedi le ministère de la Santé.

Une série de frappes israéliennes a visé la région samedi. A Al-Houch, une localité de Tyr, deux frappes ont détruit deux bâtiments situés à proximité de l'hôpital italo-libanais, selon un correspondant de l'AFP.

Des vitres ont été brisées et des faux plafonds se sont effondrés alors que des médecins dispensaient des soins, a indiqué la direction de l'hôpital.

Elle a ajouté que l'établissement continuait de fonctionner malgré les dégâts.

L'hôpital "restera ouvert pour assurer les soins médicaux nécessaires", a souligné son directeur, Youssef Jaafar, auprès de l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un correspondant de l'AFP a vu des débris jonchant les rues, une voiture calcinée et de la fumée s'élever de bâtiments en partie détruits.

Le port de Tyr a lui aussi été ciblé. Une frappe a touché un bateau de tourisme dans lequel une personne dormait, selon le correspondant de l'AFP. Des bateaux de pêche à quai ont également été endommagés, a-t-il constaté.

Quelque 20.000 personnes, dont environ 15.000 déplacés venus des villages voisins, se trouvent encore à Tyr, malgré les ordres d'expulsion israéliens qui ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir la région, où Israël poursuit ses bombardements et son invasion terrestre.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël, en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

La guerre a déjà fait plus de 1.300 morts et un million de déplacés, selon les chiffres officiels.


Le prince héritier saoudien rencontre le président de la FIFA pour renforcer la coopération sportive

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
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  • Les discussions portent sur le développement du football et les partenariats internationaux
  • Le Royaume renforce ses liens avec la FIFA dans le cadre d’investissements sportifs majeurs

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a rencontré le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah samedi, des discussions axées sur le renforcement de la coopération et l’élargissement des opportunités dans le développement du football.

La réunion a permis de passer en revue la collaboration en cours entre le Royaume et la FIFA, ainsi que les perspectives de croissance du sport, tant au niveau de la base que du football professionnel, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ces dernières années, l’Arabie saoudite a intensifié son engagement avec la FIFA dans le cadre d’une stratégie plus large visant à se positionner comme un pôle sportif mondial, avec d’importants investissements dans les infrastructures, la formation des talents et l’organisation de grands événements internationaux dans le cadre de la Vision 2030.

Le Royaume a accueilli une série de tournois régionaux et internationaux et a travaillé étroitement avec la FIFA sur des initiatives visant à élargir la pratique du football et sa croissance commerciale au Moyen-Orient. Riyad est également perçue comme cherchant à jouer un rôle accru dans le football mondial, notamment avec des ambitions potentielles d’accueil de grandes compétitions.

La réunion s’est tenue en présence du ministre des Sports Abdulaziz ben Turki Al-Faisal et du président de la Fédération saoudienne de football, Yasser Al-Misehal. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont

Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
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  • L’armée israélienne a bombardé la banlieue sud de Beyrouth et détruit des ponts stratégiques au Liban, visant à affaiblir le Hezbollah et isoler le sud du pays
  • Le conflit s’intensifie : des Casques bleus ont été blessés, le bilan humain s’alourdit et les frappes provoquent destructions massives et déplacements de population

BEYROUTH: L'armée israélienne a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth samedi à l'aube, affirmant frapper des infrastructures du Hezbollah après avoir détruit un pont sur le fleuve Litani dans l'est du Liban.

Trois Casques bleus ont par ailleurs été blessés vendredi dans une explosion à l'intérieur d'une installation de l'ONU près d'El Adeisse (sud), la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) précisant que ces soldats, dont deux ont été grièvement blessés, sont de nationalité indonésienne.

Quelques jours plus tôt, trois autres Casques bleus indonésiens avaient perdu la vie, également dans le sud du pays, où Israël et le Hezbollah s'affrontent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Israël pilonne depuis le pays, disant viser le mouvement islamiste, et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ces opérations ont tué 1.368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.

Tôt samedi, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth", une journaliste de l'AFP ayant fait état d'au moins deux bombardements dans la banlieue sud de la ville, avec de puissantes explosions et des panaches de fumée.

- Ponts ciblés -

Dans ce conflit, l'armée israélienne vise aussi les ponts enjambant le fleuve Litani, afin de couper une partie du sud du Liban du reste du pays, selon des experts militaires.

Dernière attaque de ce type en date, "des avions de guerre israéliens ont visé vendredi le pont qui relie Sohmor à Machghara, entraînant sa destruction", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne avait auparavant averti que "pour empêcher le transfert de renforts et d'équipements militaires" du mouvement pro-iranien, elle allait cibler deux ponts. Le second a aussi été touché, d'après les médias libanais.

Israël a déjà détruit cinq ponts sur le Litani, situé à 30 km au nord de la frontière, région où il veut instaurer ce qu'il présente comme une "zone de sécurité".

Egalement à Sohmor, deux personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans une frappe israélienne survenue "alors que des fidèles quittaient la mosquée de la ville" après la prière du vendredi, selon le ministère libanais de la Santé.

Concernant les trois Casques bleus indonésiens blessés, l'origine de l'explosion dont ils ont été victimes est inconnue.

L'armée israélienne a accusé le Hezbollah d'avoir tiré une roquette.

Quant à leurs trois compatriotes tués quelques jours plus tôt, l'un a été victime dimanche d'un tir d'un char israélien, et deux autres d'une explosion le lendemain qui pourrait être due à une mine, selon une source sécuritaire de l'ONU.

Israël a nié toute responsabilité dans les faits de lundi, assurant qu'aucune de ses troupes n'était présente dans la zone.

- "Pas notre guerre" -

Vendredi après-midi, des frappes avaient déjà visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, l'armée israélienne disant cibler "des infrastructures terroristes".

Non loin des ces zones, des Libanais chrétiens ont assisté à l'office du Vendredi saint. Dans l'église Saint-Maron de Chiyah, un quartier de la banlieue sud, Hala Farah, 62 ans, raconte n'avoir jamais manqué aucune fête religieuse.

"Depuis que j'ai 15 ans, il y a la guerre" au Liban, "on est toujours là", dit-elle à l'AFP avant de rentrer dans une église comble.

Patricia Haddad, 32 ans, confie être "habituée, malheureusement". "Nous sommes contre la guerre: ce n'est pas notre guerre, c'est une guerre contre le Hezbollah, pas contre les chrétiens ni le pays", dit la jeune femme.

Alors que l'ONU et les autorités libanaises ont mis en garde contre une nouvelle occupation du sud du Liban, plusieurs frappes ont visé vendredi la région de Tyr, selon l'agence Ani.

Les troupes israéliennes ont également "détruit", ajoute l'agence, les dernières habitations restantes dans plusieurs villages frontaliers, déjà largement rasés lors de la précédente guerre en 2024.

En parallèle, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des cibles israéliennes sur le sol libanais et de l'autre côté de la frontière.

L'Iran et ses groupes affiliés "pourraient avoir l'intention de cibler des universités" au Liban, a averti l'ambassade américaine à Beyrouth, quelques jours après des menaces des Gardiens de la Révolution iraniens contre les établissements américains au Moyen-Orient.