Quatre ans après l'incendie de Notre-Dame, une juge enquête sur la pollution au plomb

Cette photo prise le 6 avril 2023 montre un échafaudage sur le chantier de la cathédrale Notre Dame de Paris, à Paris. (AFP).
Cette photo prise le 6 avril 2023 montre un échafaudage sur le chantier de la cathédrale Notre Dame de Paris, à Paris. (AFP).
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Publié le Mercredi 12 avril 2023

Quatre ans après l'incendie de Notre-Dame, une juge enquête sur la pollution au plomb

  • Une juge française enquête sur une plainte accusant les autorités de ne pas avoir pris toutes les précautions pour éviter des contaminations
  • Dans le brasier, 400 tonnes de plomb du toit et de la flèche partent en fumée, soit «près de quatre fois les émissions annuelles de plomb dans l'atmosphère, dans la France entière»

PARIS : Des flammes gigantesques, des images qui font le tour du monde... et des riverains intoxiqués au plomb ? Quatre ans après l'incendie de Notre-Dame de Paris, une juge française enquête sur une plainte accusant les autorités de ne pas avoir pris toutes les précautions pour éviter des contaminations.

Une association de défense de la santé en lien avec le travail et l'environnement, le syndicat CGT et deux parents d'élèves ont obtenu, via une plainte avec constitution de partie civile déposée en juin 2022, la désignation d'une juge d'instruction parisienne, a appris mercredi l'AFP de source proche du dossier, une information confirmée de source judiciaire.

Le 15 avril 2019, un gigantesque incendie ravage la cathédrale, chef-d'oeuvre de l'architecture gothique, provoquant l'effondrement de sa charpente, de sa fameuse flèche, de son horloge et d'une partie de sa voûte, sous le regard médusé de millions de personnes à travers le monde.

Dans le brasier, 400 tonnes de plomb du toit et de la flèche de Notre-Dame partent en fumée, soit "près de quatre fois les émissions annuelles de plomb dans l'atmosphère, dans la France entière", notent les plaignants.

Si le risque lié à une pollution de l'air est assez rapidement écarté, riverains et associations s'inquiètent vite de la retombée au sol de ce métal lourd toxique, qui peut être rapporté chez soi sous ses semelles et ingéré par les enfants.

"Il n'existe pas de concentration dans le sang qui soit sans danger", avertit l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Douze jours après l'incendie, la préfecture de police recommande aux riverains de nettoyer leurs habitations. Elle souligne avoir interdit temporairement au public certaines zones, notamment des jardins aux abords de la cathédrale présentant des traces de plomb.

«Exposition des travailleurs»

A l'été 2019, le parvis est fermé et le chantier suspendu quelques semaines, après différentes alertes sur les niveaux de plomb mesurés. A la réouverture, de nouvelles mesures de protection sont prises pour les travailleurs.

Au même moment, un "nettoyage approfondi" est réalisé "par précaution" dans certaines écoles jouxtant la cathédrale, suivi de nouvelles mesures qui entraînent un report de quelques jours de la rentrée dans cinq écoles.

La mairie de Paris assure alors qu'il n'y a "aucun risque pour la santé" des enfants, sur la base de prélèvements réalisés un mois après l'incendie, dont des associations de riverains contestent l'interprétation.

En juillet 2021, l'agence gouvernementale Santé publique France indique d'ailleurs que l'incendie n'a pas causé d'augmentation "significative" de la concentration de plomb dans le sang des enfants riverains.

Pour les plaignants, "en dépit de l'ampleur de l'incendie et de la connaissance des risques de pollution et de contamination (...), aucune précaution particulière n'a été prise par les autorités concernées pendant plus de trois mois après l'incendie", mettant en danger les "enfants (dans les crèches et écoles), les riverains et les travailleurs (du quartier et de la cathédrale)".

D'après eux, l'Agence régionale de santé, la préfecture de police, la mairie de Paris ou encore le ministère de la Culture auraient dû prendre les mesures les plus drastiques juste après le brasier.

La mairie "prend acte de cette désignation et participera comme toujours à la manifestation de la vérité" dans un communiqué mercredi et s'engage à fournir à la justice "tous les éléments matériels nécessaires à l'enquête".

L'Agence de santé de la région parisienne a dit se tenir "à la disposition de la justice", rappelant l'instauration après le sinistre d'un "dispositif de surveillance sanitaire renforcé".

Les plaignants s'inquiètent également de la dissémination accrue du plomb imputée au chantier titanesque lancé juste après l'incendie, ainsi que du manque de mesures de protection pour les personnels intervenant sur les travaux.

"Satisfait" de l'ouverture d'une information judiciaire, leur avocat, François Lafforgue, espère "que les responsabilités soient dégagées concernant la contamination d'enfants scolarisés ou vivant à proximité de Notre-Dame et concernant l'exposition massive des travailleurs présents sur le chantier".

Une information judiciaire est par ailleurs toujours en cours pour tenter de déterminer les causes de l'incendie.

La réouverture de l'édifice, qui avant l'incendie accueillait près de 12 millions de visiteurs, 2.400 messes ou offices et 150 concerts par an, est prévue en 2024.

Les associations s'inquiètent de voir reconstruite à l'identique et avec les mêmes matériaux, donc du plomb, la cathédrale restaurée au XIXe siècle. L'Union européenne a aussi envisagé de restreindre l'utilisation de ce matériau.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.