Les ministres saoudien et syrien des AE envisagent une solution politique à la crise syrienne

Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, accueille son homologue syrien Faisal al-Mekdad, en visite dans le pays mercredi (Photo, SPA).
Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, accueille son homologue syrien Faisal al-Mekdad, en visite dans le pays mercredi (Photo, SPA).
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Publié le Jeudi 13 avril 2023

Les ministres saoudien et syrien des AE envisagent une solution politique à la crise syrienne

  • Les deux ministres des Affaires étrangères se félicitent du lancement des procédures de reprise des services consulaires et des vols
  • Ils ont discuté des efforts conjoints pour parvenir à une solution politique à la crise syrienne qui préserve l'unité, la sécurité, la stabilité et l'intégrité territoriale de la Syrie

RIYAD: L'Arabie saoudite et la Syrie ont publié mercredi une déclaration commune détaillant leurs efforts pour renforcer la coopération et parvenir à une solution politique à la crise syrienne.

Cette déclaration a été publiée à la suite d'une réunion entre le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le ministre syrien des Affaires étrangères, Faisal al-Mekdad, qui s'est tenue à Djeddah mercredi.

Au cours de la réunion, les deux ministres ont discuté des efforts conjoints pour parvenir à une solution politique à la crise syrienne qui préserve l'unité, la sécurité, la stabilité et l'intégrité territoriale de la Syrie.

La déclaration conjointe précise que les deux parties se félicitent également du lancement des procédures de reprise des services consulaires et des vols dans les deux pays.

Les deux parties sont également convenus de l'importance de résoudre les problèmes humanitaires et de créer un environnement propice à l'acheminement de l'aide dans toutes les régions de la Syrie.

Parmi les sujets humanitaires discutés lors de la réunion figuraient les moyens de créer les conditions favorables au retour en toute sécurité des réfugiés syriens et des personnes déplacées dans leur patrie, ainsi que les mesures qui peuvent être prises pour stabiliser la situation qui se déroule dans les territoires syriens.

Le Royaume d’Arabie saoudite et la Syrie ont tous deux souligné l'importance du renforcement de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, ainsi que du renforcement de la coopération dans la lutte contre la contrebande et le trafic de stupéfiants.

Al-Mekdad a exprimé la reconnaissance de la Syrie pour les efforts déployés par l'Arabie saoudite en vue de mettre fin à la crise syrienne et pour l'aide humanitaire apportée aux personnes touchées par les tremblements de terre qui ont frappé la Syrie en février dernier.

Dans le cadre des efforts de l’Arabie saoudite pour aider les personnes touchées par le tremblement de terre qui a frappé certaines parties du nord de la Syrie et du sud de la Turquie en février, Riyad a envoyé 16 avions transportant plus de 85 tonnes d'aide, dont 1 000 tentes, 13 329 articles de vêtements, 3 600 couvertures et 3 600 matelas.

Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid al-Khuraiji, a reçu mercredi le ministre syrien des Affaires étrangères, Faisal al-Mekdad, à son arrivée à l'aéroport Roi Abdelaziz de Djeddah.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.