La Banque mondiale pose la première pierre de sa réforme

La réforme de cette vénérable institution, née de la conférence de Bretton Woods de juillet 1944, mais aussi, plus largement, des banques de développement, avait été lancée en octobre sous l'impulsion de certains pays membres, notamment des États-Unis (Photo, AFP).
La réforme de cette vénérable institution, née de la conférence de Bretton Woods de juillet 1944, mais aussi, plus largement, des banques de développement, avait été lancée en octobre sous l'impulsion de certains pays membres, notamment des États-Unis (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 13 avril 2023

La Banque mondiale pose la première pierre de sa réforme

  • La réforme est engagée alors que l'institution doit changer de président avant l'été
  • Des mesures supplémentaires devraient être prises lors de la conférence internationale sur l'aide financière aux pays du Sud

WASHINGTON: La Banque mondiale a posé mercredi la première pierre d'une réforme qui doit accroître sa capacité de prêt aux pays pauvres et en développement et mieux les aider face au changement climatique ou aux pandémies, alors que l'institution changera de président dans les prochaines semaines.

"Nos pays membres ont approuvé des mesures qui peuvent ajouter jusqu'à 50 milliards de dollars à la capacité de prêt de la BIRD (Banque internationale pour la reconstruction et le développement, filiale de la Banque mondiale, ndlr) au cours des dix prochaines années", a ainsi annoncé le président de la Banque mondiale, David Malpass, dans un communiqué publié mercredi soir.

Ces évolutions ont été adoptées lors du comité de développement de la Banque mondiale et du FMI, qui regroupe 25 ministres des Finances, après une réunion, mercredi matin, de 13 d'entre eux, à l'occasion des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

Elles doivent permettre à la Banque mondiale de disposer de moyens financiers supplémentaires pour aider les pays pauvres et en développement, notamment à travers une mobilisation plus massive de fonds privés.

"L'importance des ressources concessionnelles (prêts octroyés par la Banque mondiale, ndlr) et des investissements du secteur privé a été pleinement reconnue. Cela reste encore bien en deçà des besoins en ressources pour le développement et le climat. Répondre à ces besoins nécessitera un effort mondial", a ajouté David Malpass.

La réforme de cette vénérable institution, née de la conférence de Bretton Woods de juillet 1944, mais aussi, plus largement, des banques de développement, avait été lancée en octobre sous l'impulsion de certains pays membres, notamment des États-Unis.

«Franchir des étapes importantes»

Un "travail constructif supplémentaire" doit être désormais réalisé "pour franchir des étapes importantes" d'ici les prochaines réunions du FMI et de la Banque mondiale, qui se dérouleront en octobre à Marrakech (Maroc)", a indiqué le président de ce comité, et ministre des Finances des Émirats Arabes Unis, Mohamed bin Hadi Al Hussaini, dans un communiqué distinct.

Il a précisé que le conseil d'administration et la direction de la Banque mondiale devront finaliser "un plan de travail avec des mesures détaillées à prendre".

D'ici là, des mesures supplémentaires devraient être prises lors de la conférence internationale sur l'aide financière aux pays du Sud, qui se tiendra les 22 et 23 juin à Paris.

La réforme est engagée alors que l'institution doit changer de président avant l'été, M. Malpass ayant démissionné. Son manque d'action sur le front climatique, notamment, avait fait l'objet de critiques.

Un seul candidat est en lice pour lui succéder : Ajay Banga, le candidat américain, d'origine indienne, qui est selon la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, "le bon dirigeant pour (...) accélérer notre travail afin de faire évoluer cette institution".

«Opportunité historique»

Elle avait salué mercredi matin "des réalisations très significatives", indiquant notamment que "la mission de la Banque [mondiale] soulignait désormais l'importance de l'inclusion, de la durabilité et de la résilience aux chocs mondiaux dans la réalisation de ses objectifs".

Elle avait aussi appelé à garder la dynamique au cours de l'année, avec "des réformes supplémentaires".

"Il y a là une opportunité historique d'apporter avec cette réforme des banques multilatérales de développement, les moyens financiers nécessaires aux pays en développement qui sont les premiers à souffrir de la crise économique et de l'inflation", a souligné, à la sortie de la réunion, le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire.

Par ailleurs, sur le sujet très attendu de la restructuration de la dette des pays à bas revenus et émergents, le FMI et la Banque mondiale ont annoncé des travaux visant à accélérer le processus et les rendre plus efficaces.

Le communiqué ne fait toutefois pas mention spécifiquement de la Chine, l'un des principaux créanciers de ces pays, et à laquelle il est reproché un manque de transparence et de volonté pour parvenir à restructurer ces dettes.

Janet Yellen s'était cependant, dans un entretien à l'AFP, montrée optimiste : "nous avons vu un certain mouvement de la part de la Chine concernant la participation à la restructuration de la dette du Sri Lanka, ce qui est un signe d'espoir".


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.