France: décès de l'ex-archevêque d'Alger, témoin de la décennie noire, Henri Teissier

L'ex-archevêque d'Alger Henri Teissier. (AFP)
L'ex-archevêque d'Alger Henri Teissier. (AFP)
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Publié le Mardi 01 décembre 2020

France: décès de l'ex-archevêque d'Alger, témoin de la décennie noire, Henri Teissier

  • Henri Teissier, 91 ans, est décédé d'un AVC (accident vasculaire cérébral), après avoir été admis à l'hôpital, selon des informations confirmées à l'AFP par le diocèse de Lyon, suite à une première information donnée par le quotidien catholique La Croix
  • La Conférence des évêques de France (CEF) et l'Eglise catholique d'Algérie ont également confirmé son décès

PARIS : L'ex-archevêque d'Alger Henri Teissier, témoin direct de la décennie noire, la guerre civile qui a ravagé l'Algérie de 1991 à 2002 et artisan convaincu du dialogue islamo-chrétien, est décédé mardi à Lyon, dans le centre-est de la France.

Henri Teissier, 91 ans, est décédé d'un AVC (accident vasculaire cérébral), après avoir été admis à l'hôpital, selon des informations confirmées à l'AFP par le diocèse de Lyon, suite à une première information donnée par le quotidien catholique La Croix.

La Conférence des évêques de France (CEF) et l'Eglise catholique d'Algérie ont également confirmé son décès.

Ordonné prêtre en 1955, Mgr Teissier fut archevêque d'Alger de 1988 à 2008, et fut témoin direct de l'actualité de la décennie noire, et en particulier de l'assassinat des moines de Tibhirine par le GIA (Groupe islamique armé) en 1996.

«Nous sommes très émus. Nous perdons un père et un frère, celui qui nous a guidés, conduits et accompagnés durant de longues années dans cette église d'Algérie, durant la guerre (d'indépendance), (pendant) la décennie noire… Il était très proche de tout le monde. Il était le pasteur de notre église qui a construit une relation avec son peuple fraternel algérien», a déclaré Mgr Paul Desfarges, archevêque d'Alger à l'AFP.

Ancien évêque d'Oran, artisan convaincu du dialogue islamo-chrétien, il avait succédé le 29 avril 1988 au cardinal Léon-Etienne Duval.

Né le 21 juillet 1929 à Lyon dans une famille originaire de Philippeville (actuelle localité algérienne de Skikda), Henri Teissier choisit, dès son ordination en 1955, le diocèse d'Alger. Il étudie l'arabe et les langues orientales, puis les sciences islamiques à l'université du Caire.

De retour à Alger, il débute en pleine guerre d'indépendance (de 1958 à 1962), comme vicaire dans le quartier populaire de Belcourt. En 1962, il met sur pied une maison ouverte à la culture arabo-musulmane, une maison «d'enseignement de la langue et de dialogue avec les Algériens» qu'il dirigera jusqu'en 1972, date à laquelle il devient évêque d'Oran. 

Entretemps, il opte en 1966 pour la nationalité algérienne.

Excellent arabisant et spécialiste de l'islam, une fois devenu archevêque, il est associé à toutes les responsabilités de Mgr Duval dont il devient coadjuteur en 1981. Il mène alors une action dans la lignée de celle du cardinal: la rencontre entre chrétiens et musulmans.

«L'Algérie, c'est mon espérance. C'est le lieu où je peux apporter ma petite contribution à la réconciliation et à la fraternité universelles. C'est la part d'humanité qu'il m'a été donné de servir et d'aimer. Je ne peux travailler à la paix, à la solidarité en un autre lieu que celui où j'ai passé cinquante-cinq ans de ma vie et où j'ai mené tous les combats de mon existence», confiait-il en 2003 au journal La Croix.

 


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.