France: Le Défenseur des droits s'inquiète des atteintes à la liberté d'association

Cela se traduit, par exemple, par des intimidations des forces de l'ordre à l'encontre d'associations de défense des plus précaires, lors d'expulsion de campements d'exilés (Photo, AFP).
Cela se traduit, par exemple, par des intimidations des forces de l'ordre à l'encontre d'associations de défense des plus précaires, lors d'expulsion de campements d'exilés (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 15 avril 2023

France: Le Défenseur des droits s'inquiète des atteintes à la liberté d'association

  • «Depuis plusieurs années, le Défenseur des droits dénonce un affaiblissement de cette liberté qui se manifeste de différentes manières, plus ou moins insidieuses» en France, a souligné l'institution
  • «Une telle évolution est hautement problématique dans un État démocratique», poursuit-elle

PARIS: Le Défenseur des droits s'inquiète d'une intensification des risques d'atteintes à la liberté d'association, une évolution "hautement problématique dans un État démocratique", a appris vendredi l'AFP auprès de l'institution indépendante.

"La liberté d’association est un des principes fondamentaux d’une société démocratique (...) Depuis plusieurs années, le Défenseur des droits dénonce un affaiblissement de cette liberté qui se manifeste de différentes manières, plus ou moins insidieuses" en France, a souligné l'institution dans un communiqué.

"Le Défenseur des droits constate, à travers les réclamations qu’il reçoit, une intensification des risques d’atteintes à la liberté d’association. Une telle évolution est hautement problématique dans un État démocratique", poursuit-elle.

Cela se traduit, par exemple, par des intimidations des forces de l'ordre à l'encontre d'associations de défense des plus précaires, lors d'expulsion de campements d'exilés.

Le Défenseur des droits a également dénoncé, à l'occasion de l'adoption de la loi confortant les principes républicains, la restriction de la liberté d’association, que constitue le conditionnement de l’attribution de subventions à la signature d’un "contrat d’engagement républicain".

Cette prise de position intervient en pleine polémique sur les subventions accordées à la Ligue des droits de l'Homme (LDH), qui "fait l’objet d’une telle stigmatisation par des responsables politiques", rappelle le Défenseur des droits.

Devant la commission des lois du Sénat le 5 avril, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait déclaré que "la subvention donnée par l’État" à la LDH "mérite d'être regardée dans le cadre des actions qui ont pu être menées".

Puis, la Première ministre Élisabeth Borne s’est interrogée mercredi sur l'évolution et le rôle de l'association, pointant les "ambiguïtés" de la LDH "face à l'islamisme radical" et sur la récente manifestation à Sainte-Soline. Pour autant, elle a assuré qu'il n'était "pas question de baisser par principe la subvention de telle ou telle" association.

Mentionner une suspension des subventions accordées par l’État et les collectivités "valide implicitement l’idée selon laquelle la Ligue des droits de l’Homme pourrait remettre en cause gravement l’État, au point de pouvoir justifier la suppression de subventions". Ce qui pourrait "conduire à une réduction substantielle de son activité", précise le Défenseur des droits.

Et de rappeler: "La Cour européenne des droits de l’homme estime que la stigmatisation d’associations par les autorités publiques, combinée à la menace de mesures de contrôles et de sanctions, peut porter atteinte à la liberté d’association".


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Short Url
  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

Short Url
  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Short Url
  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.