Le Brésil et les Emirats arabes unis concluent des accords sur le climat et les biocarburants

Cette image fournie par la Cour présidentielle des Émirats arabes unis le 15 avril 2023 montre le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed bin Zayed al-Nahyan (à droite), accueillant le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva (à gauche) lors d'une réception officielle à Qasr al-Watan à Abou Dhabi. (Photo, AFP)
Cette image fournie par la Cour présidentielle des Émirats arabes unis le 15 avril 2023 montre le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed bin Zayed al-Nahyan (à droite), accueillant le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva (à gauche) lors d'une réception officielle à Qasr al-Watan à Abou Dhabi. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 16 avril 2023

Le Brésil et les Emirats arabes unis concluent des accords sur le climat et les biocarburants

  • Les Emirats arabes unis doivent accueillir en décembre à Dubaï le sommet climat de l'ONU et le Brésil est candidat à l'organisation de l'édition 2025
  • Les deux pays sont convenus de travailler ensemble pour «encourager une action climatique ambitieuse» de la part du reste du monde

ABOU DHABI: Le Brésil et les Emirats arabes unis ont conclu samedi une série d'accords en matière de lutte contre le changement climatique et de biocarburants, lors de la visite officielle du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva dans ce pays du Golfe riche en pétrole.

"Cette visite a été très fructueuse", a affirmé Lula dans un courte déclaration à la chaîne brésilienne TV Globo, à l'issue de sa rencontre avec le président émirati, Cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, à Abou Dhabi.

Les deux pays ont indiqué dans un communiqué commun que les deux dirigeants ont évoqué des sujets tels que le commerce, la technologie, la défense, l'aviation et la sécurité alimentaire.

Les accords annoncés prévoient notamment une coopération en matière de lutte contre le changement climatique et que la raffinerie Mataripe, contrôlée par les Emirats arabes unis et située dans le nord-est du Brésil, investira jusqu'à 2,5 milliards de dollars dans un projet de biodiesel dans la région.

Les Emirats arabes unis doivent accueillir en décembre à Dubaï le sommet climat de l'ONU et le Brésil est candidat à l'organisation de l'édition 2025.

Les deux pays sont convenus de travailler ensemble pour "encourager une action climatique ambitieuse" de la part du reste du monde.

Le président émirati a accueilli Lula au palais présidentiel d'Abou Dhabi, où une salve de 21 coups de canon a été tirée et l'a invité à assister à un iftar - repas quotidien de rupture du jeûne pendant le mois sacré musulman du ramadan.

Le président brésilien doit donner une conférence de presse dimanche matin, ont indiqué des responsables.

Le Brésil est «de retour»

Lula était arrivé samedi aux Emirats après une visite de deux jours en Chine au cours de laquelle les deux pays ont insisté sur leur coopération dans les domaines économique et diplomatique.

A Pékin, le dirigeant brésilien revenu au pouvoir en janvier après deux mandats entre 2003 et 2010, souhaitait renforcer les liens économiques avec son principal partenaire commercial.

Il en a également profité pour affirmer que le Brésil était "de retour" sur la scène internationale, et espère jouer le rôle de médiateur dans la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine.

A l'inverse de plusieurs puissances occidentales, la Chine et le Brésil n'ont jamais imposé de sanctions financières à la Russie et tentent tous deux de se positionner en tant que médiateurs.

Le riche pays du Golfe est le deuxième plus grand partenaire commercial du Brésil au Moyen-Orient, selon l'agence officielle WAM.

Les échanges entre les deux pays, hors produits pétroliers, se sont élevés à plus de 4 milliards de dollars en 2022, en hausse de 32% par rapport à l'année précédente.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol 

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  • Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu
  • Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie

SYRIE: L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le correspondant a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et entrer à pied dans le camp, alors que d'autres en gardaient l'entrée.

Al-Hol, situé dans une région désertique de la province de Hassaké, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.

Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu.

Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi être "entièrement prêt à prendre la responsabilité du camp d'al-Hol et des prisons" de jihadistes dans la région.

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait pour sa part estimé que "la mission initiale" des combattants kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée et que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention de l'EI établis par les Kurdes.

En vertu d'un accord avec les Kurdes, l'armée s'était déployée lundi dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie dont les forces kurdes se sont retirées.

L'accord prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit "intégrée aux institutions étatiques".

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé "prendre les mesures nécessaires en coordination avec la coalition internationale pour maintenir la sécurité" des centres de détention.

Des milliers d'ex-jihadistes, dont de nombreux étrangers, sont détenus dans sept prisons et des dizaines de milliers de membres de leurs familles vivent dans deux camps établis par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, al-Hol et Roj.


Israël: Netanyahu a accepté une invitation à siéger au «Conseil de paix» de Trump

Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. (AFP)
Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. (AFP)
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  • "Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix"
  • Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas

JERUSALEM: Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien.

"Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix", qui sera composé de dirigeants de pays du monde entier", indique un bref communiqué de son bureau.

Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas.

Mais le projet de "charte" présenté par M. Trump accorde à ce dernier, en tant que président de cet organisme, des pouvoirs très étendus et révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien : celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

La création du "Conseil de paix" prévu par le plan de M. Trump pour Gaza a bien été endossée, comme le reste de cette initiative, par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais "strictement à cette fin", a rappelé lundi Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Sous la pression des Etats-Unis, un cessez-le-feu très fragile est entré en vigueur le 10 octobre, un peu plus de deux ans après le début de la guerre de Gaza déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.

Les Etats-Unis ont annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de M. Trump censé mettre fin à la guerre, alors que les deux belligérants s'accusent mutuellement de violer la trêve de façon quotidienne.

Le gouvernement de M. Netanyahu menace régulièrement de reprendre l'offensive si le Hamas n'accepte pas de désarmer conformément à ses exigences.

Outre le désarmement du Hamas, la deuxième phase du plan Trump prévoit un retrait israélien graduel de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

M. Netanyahu répète régulièrement son opposition à la création d'un Etat palestinien, allant ainsi à l'encontre du consensus onusien selon lequel la solution de paix dite à deux Etats est la seule à même de mettre un terme définitif au conflit israélo-palestinien.