Les nations arabes saluent l’échange de prisonniers entre le gouvernement yéménite et les Houthis

Les forces gouvernementales yéménites qui ont participé à cet échange de prisonniers effectué sur trois jours débarquent d’un avion à leur arrivée à l’aéroport de Marib le 16 avril 2023. (AFP)
Les forces gouvernementales yéménites qui ont participé à cet échange de prisonniers effectué sur trois jours débarquent d’un avion à leur arrivée à l’aéroport de Marib le 16 avril 2023. (AFP)
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Publié le Lundi 17 avril 2023

Les nations arabes saluent l’échange de prisonniers entre le gouvernement yéménite et les Houthis

  • Cette opération humanitaire de plusieurs jours a autorisé le transfert de près de neuf cents détenus en provenance et à destination de plusieurs villes du Yémen et d’Arabie saoudite
  • Le dirigeant de l’OCI espère que cette opération donnera un nouvel élan aux tentatives de paix au Yémen grâce aux efforts de médiation de l’Arabie saoudite et d’Oman

ADEN: Les nations et les organisations arabes ont salué le succès d’un échange de prisonniers sur trois jours entre le gouvernement yéménite et les Houthis dans le cadre des efforts renouvelés de l’Arabie saoudite pour négocier une paix durable entre les factions belligérantes. 

Mohammed al-Jaber, l’envoyé du Royaume au Yémen, et une délégation d’Oman se sont rendus à Sanaa la semaine dernière pour discuter avec les Houthis de la nécessité de «stabiliser la trêve et le cessez-le-feu» et, éventuellement, de mettre fin au conflit dans ce pays ravagé par la guerre. 

Cette opération humanitaire de plusieurs jours a autorisé le transfert de près de neuf cents détenus en provenance et à destination de plusieurs villes du Yémen et d’Arabie saoudite, sous les auspices des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). 

Dans un communiqué, le Parlement arabe salue l’opération d’échange de prisonniers et souligne que «ces efforts font partie des tentatives continues des Arabes pour apaiser la situation au Yémen et parvenir à une solution politique globale susceptible de mettre fin à la crise qui règne dans le pays». 

Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, a également salué l’échange de prisonniers, qu’il considère comme une opération humanitaire importante réalisée pendant le mois sacré du ramadan. 

Le dirigeant de l’OCI espère que cette opération donnera un nouvel élan aux tentatives de paix au Yémen grâce aux efforts de médiation de l’Arabie saoudite et d’Oman. 

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a quant à lui décrit le transfert des prisonniers comme «une étape positive et significative vers le renouvellement de la trêve yéménite et la mise en place d’une paix globale et durable». 

Le Caire a également exprimé son plein soutien aux efforts qui visent à rétablir la sécurité et la stabilité au Yémen ainsi qu’à atténuer la crise humanitaire à laquelle les Yéménites sont confrontés. 

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a de son côté salué le rôle important joué par l’ONU et le CICR dans le parrainage des opérations d’échange de prisonniers. Il a insisté sur les efforts déployés par les délégations saoudienne et omanaise au niveau de l’accord. 

Les deux parties se disent optimistes quant à la possibilité de procéder à plusieurs échanges de prisonniers à l’avenir. Les Houthis prévoient d’échanger 1 400 personnes lors du prochain cycle de discussions, tandis que le gouvernement yéménite «est prêt à échanger tous les détenus avec les Houthis ainsi qu’à vider les prisons de ceux qui ont été kidnappés ou victimes de disparitions forcées pendant la guerre». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.