CICR: Libération unilatérale et transfert de 104 anciens détenus d’Abha vers Sanaa et Aden

D’anciens détenus montent à bord d’un avion du CICR à destination du Yémen. (Twitter : @ICRC_ye)
D’anciens détenus montent à bord d’un avion du CICR à destination du Yémen. (Twitter : @ICRC_ye)
D’anciens détenus montent à bord d’un avion du CICR à destination du Yémen. (Twitter : @ICRC_ye)
D’anciens détenus montent à bord d’un avion du CICR à destination du Yémen. (Twitter : @ICRC_ye)
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Publié le Mardi 18 avril 2023

CICR: Libération unilatérale et transfert de 104 anciens détenus d’Abha vers Sanaa et Aden

  • Cette initiative intervient après trois jours d’échanges de prisonniers entre le gouvernement yéménite et les Houthis
  • «L’initiative a notamment pour objectif d’appeler les parties au conflit à soutenir les échanges de prisonniers et à mettre un terme à la guerre», a expliqué le général de brigade Turki al-Malki

DUBAÏ: Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a facilité le transfert de 104 anciens détenus que l’Arabie saoudite a unilatéralement libérés après trois jours d’échanges de prisonniers entre le gouvernement yéménite et les Houthis. 

La Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a confirmé la libération unilatérale par l’Arabie saoudite de 104 prisonniers houthis, a rapporté la télévision d’État saoudienne.

Le porte-parole de la coalition, le général de brigade Turki al-Malki, a annoncé l’achèvement du processus d’échange de prisonniers et de détenus dans un communiqué repris par l’Agence de presse saoudienne (SPA).

«Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des précédentes initiatives humanitaires du Royaume concernant les prisonniers, et soutient les efforts visant à stabiliser la trêve afin de créer une atmosphère de dialogue entre les parties yéménites dans le but de parvenir à une solution politique globale et durable qui mette fin à la crise yéménite», a-t-il expliqué.

«L’initiative a également pour objectif d’appeler les parties au conflit à soutenir le processus d’échange de prisonniers et à mettre un terme à la guerre», a ajouté le général Al-Malki.

Un premier groupe de 48 personnes a été transporté par avion à Sanaa et Aden, au Yémen, accompagné de deux collaborateurs du CICR, précise l’organisation humanitaire.

Par ailleurs, un autre avion affrété a quitté Abha pour Sanaa avec 48 anciens détenus à bord. Le troisième vol du CICR, quant à lui, est parti pour Aden avec huit anciens détenus à bord.

La semaine dernière, une opération de trois jours supervisée par le CICR a permis de rapatrier près de 900 prisonniers, ce qui a été considéré comme une avancée considérable dans les efforts visant à promouvoir une trêve plus longue entre les factions belligérantes et, à terme, la paix dans ce pays ravagé par les conflits.

L’échange de prisonniers a été largement salué, en particulier par le monde arabe qui espère que la région connaîtra plus de stabilité et de sécurité.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.