Fitch relève à A- les notes de défaut émetteur à long terme de huit banques saoudiennes

Les huit banques saoudiennes sont la Riyad Bank, la Saudi Awwal Bank, la Banque Saudi Fransi, l’Arab National Bank, l’Alinma Bank, la Saudi Investment Bank, la Bank Aljazira et la Gulf International Bank. (Shutterstock)
Les huit banques saoudiennes sont la Riyad Bank, la Saudi Awwal Bank, la Banque Saudi Fransi, l’Arab National Bank, l’Alinma Bank, la Saudi Investment Bank, la Bank Aljazira et la Gulf International Bank. (Shutterstock)
Short Url
Publié le Mardi 18 avril 2023

Fitch relève à A- les notes de défaut émetteur à long terme de huit banques saoudiennes

  • Les banques concernées sont la Riyad Bank, la Saudi Awwal Bank, la Banque Saudi Fransi, l’Arab National Bank, l’Alinma Bank, la Saudi Investment Bank, la Bank Aljazira et la Gulf International Bank
  • Dans son rapport, Fitch note que les banques saoudiennes bénéficient d’un soutien adéquat de la part des autorités, ce qui confirme leur stabilité financière

RIYAD: L’agence de notation américaine Fitch a relevé les notes de défaut émetteur (IDR) à long terme de huit banques saoudiennes de BBB+ à A-, avec une perspective stable, selon un communiqué de presse.

Les huit banques saoudiennes sont la Riyad Bank, la Saudi Awwal Bank, la Banque Saudi Fransi, l’Arab National Bank, l’Alinma Bank, la Saudi Investment Bank, la Bank Aljazira et la Gulf International Bank.

Selon Fitch, le relèvement de la note reflète la solvabilité de ces banques par rapport à d’autres émetteurs en Arabie saoudite. Le communiqué de presse révèle en outre que Fitch a relevé de BBB+ à A- les certificats internationaux d’actions de la Gulf International Bank et de la Gulf International Bank du Royaume-Uni.

Dans son rapport, Fitch note que les banques saoudiennes bénéficient d’un soutien adéquat de la part des autorités, ce qui confirme leur stabilité financière. «Les autorités sont tout à fait en mesure de soutenir le système bancaire grâce à leurs importantes réserves extérieures et à leur accès accru aux marchés extérieurs», souligne Fitch dans son rapport.

«Les banques saoudiennes bénéficient depuis longtemps d’un soutien et Fitch considère que les autorités ont toujours la ferme volonté de soutenir le système bancaire afin de maintenir la stabilité du système financier national», ajoute le rapport.

En outre, Fitch a relevé les notes de soutien gouvernemental d’Al Rajhi Banking and Investment Corp. et de la Saudi National Bank de BBB+ à A-. Cependant, les IDR à long terme des deux banques ne sont pas affectés par les mesures de notation.

Le 5 avril, Fitch avait relevé l’IDR de l'Arabie saoudite de A à A+. Cette amélioration a été attribuée à la position financière solide de l’Arabie saoudite, au ratio favorable dette/PIB et à la sécurité de ses avoirs étrangers nets souverains.

Fitch a ajouté que l’amélioration de la notation était subordonnée à l’engagement continu de l’Arabie saoudite à réaliser des progrès réguliers en matière de réformes budgétaires, économiques et de gouvernance. 

La semaine dernière, Fitch a également relevé la note de la compagnie pétrolière Saudi Aramco de A à A+, avec une perspective stable. Fitch a attribué le relèvement de la note d’Aramco au profil commercial solide de la société et à son ambition de fournir un dividende durable et progressif.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.