La Tunisie rejette les critiques après l'arrestation de Ghannouchi

Chef du parti islamo-conservateur Ennahdha et de l'ancien Parlement, Rached Ghannouchi, 81 ans, est l'opposant le plus en vue à être arrêté en Tunisie depuis le coup de force du président Kais Saied, qui s'est emparé des pleins pouvoirs en juillet 2021 (Photo, AFP).
Chef du parti islamo-conservateur Ennahdha et de l'ancien Parlement, Rached Ghannouchi, 81 ans, est l'opposant le plus en vue à être arrêté en Tunisie depuis le coup de force du président Kais Saied, qui s'est emparé des pleins pouvoirs en juillet 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 20 avril 2023

La Tunisie rejette les critiques après l'arrestation de Ghannouchi

  • Le ministère tunisien des Affaires étrangères a affirmé que «les lois de la République s'appliquent à tous les justiciables sans exception, avec toutes les garanties légales»
  • L'UE, un partenaire clef de la Tunisie, a dit mardi suivre «avec beaucoup d'inquiétude les derniers développements» dans le pays

TUNIS: La Tunisie a fermement rejeté mercredi les inquiétudes, exprimées notamment en Europe, après l'arrestation de l'opposant islamiste Rached Ghannouchi, les qualifiant d'"inadmissibles".

Chef du parti islamo-conservateur Ennahdha et de l'ancien Parlement, M. Ghannouchi, 81 ans, est l'opposant le plus en vue à être arrêté en Tunisie depuis le coup de force du président Kais Saied, qui s'est emparé des pleins pouvoirs en juillet 2021.

Son arrestation, lundi, est survenue après des déclarations dans lesquelles il a affirmé que la Tunisie serait menacée d'une "guerre civile" si les partis de gauche ou ceux issus de l'islam politique comme Ennahdha, y était éliminés.

L'UE, un partenaire clef de la Tunisie, a dit mardi suivre "avec beaucoup d'inquiétude les derniers développements" dans le pays, citant l'arrestation de M. Ghannouchi et la fermeture des locaux de son parti.

L'UE a aussi souligné "le principe fondamental du pluralisme politique".

La France a pour sa part noté que cette interpellation "s'inscrit dans une vague d'arrestations préoccupantes", rappelant son "attachement à la liberté d'expression et au respect de l'état de droit".

Le ministère tunisien des Affaires étrangères a affirmé dans un communiqué publié mercredi soir en réaction à ces déclarations que "les lois de la République s'appliquent à tous les justiciables sans exception, avec toutes les garanties légales", et que "la justice s'exerce sereinement, sans être influencée par la vague de commentaires inappropriés et inadmissibles".

Il a soutenu que ces commentaires "ne peuvent qu'affecter les efforts intenses du pays pour redresser une situation économique et financière sous grande tension du fait, en grande partie, de la mauvaise gouvernance et de l’amateurisme ayant caractérisé la décennie écoulée" pendant laquelle le parti Ennahdha de M. Ghannouchi jouait un rôle politique de premier plan.

Le ministère n'a pas expliqué le lien qu'il fait entre les inquiétudes exprimées sur l'état de droit et les libertés dans le pays et sa situation économique.

"Ces communications constituent une ingérence inacceptable dans les affaires internes de la Tunisie émanant de parties pourtant informées sur les réalités du pays", a ajouté le ministère tunisien, soulignant de nouveau "l’importance du redémarrage de l’économie tunisienne dans les meilleures conditions possibles".

La Tunisie traverse une grave crise politico-économique qui pousse de nombreux Tunisiens à essayer de gagner clandestinement l'Europe par la mer au risque de leur vie.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.