Tir mortel sur un tournage: Les poursuites contre Alec Baldwin, formellement abandonnées

Alec Baldwin au Bonanza Creek Ranch à Santa Fe au Nouveau-Mexique, 21 octobre 2022 (Photo, AFP).
Alec Baldwin au Bonanza Creek Ranch à Santa Fe au Nouveau-Mexique, 21 octobre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 22 avril 2023

Tir mortel sur un tournage: Les poursuites contre Alec Baldwin, formellement abandonnées

  • Les poursuites ont été formellement abandonnées vendredi par l'accusation, à la lumière de «faits nouveaux» méritant d'approfondir l'enquête
  • Mais l'acteur n'est pas exonéré pour autant

LOS ANGELES: Les poursuites contre l'acteur américain Alec Baldwin, accusé d'homicide involontaire après un tir mortel sur le tournage du film "Rust" en 2021, ont été formellement abandonnées vendredi par l'accusation, à la lumière de "faits nouveaux" méritant d'approfondir l'enquête.

Ces nouveaux éléments "nécessitent une enquête et une analyse médico-légale plus approfondies qui ne pourront pas être terminées avant l'audience préliminaire" prévue le 3 mai dans cette affaire, constatent les deux nouveaux procureurs qui ont repris l'affaire en mars.

Mais l'acteur n'est pas exonéré pour autant. "L'enquête est active et continue", précisent-ils, en se réservant le droit d'engager de nouvelles poursuites si besoin.

Le 21 octobre 2021, le tournage du western "Rust" au Nouveau-Mexique avait viré au drame quand M. Baldwin avait pointé une arme censée ne contenir que des balles à blanc, mais dont un projectile bien réel avait tué la directrice de la photographie Halyna Hutchins et blessé le réalisateur Joel Souza.

Selon le Los Angeles Times, les nouveaux éléments apportés à la justice portent sur l'arme du drame. Le pistolet aurait été modifié avant sa livraison à l'équipe de tournage, augmentant ainsi les chances qu'un tir intempestif se produise, ont expliqué trois sources proches du dossier au quotidien.

De quoi accréditer la version d'Alec Baldwin, qui clame son innocence depuis le départ. L'acteur de 65 ans a toujours maintenu qu'on lui avait assuré que son arme était inoffensive et nie aussi avoir appuyé sur la détente.

Soupçonné d'homicide involontaire, il avait plaidé non coupable. En cas de condamnation, il risquait jusqu'à 18 mois d'emprisonnement et une amende de 5 000 dollars.

Les poursuites contre l'armurière du film, Hannah Gutierrez-Reed, également accusée d'homicide involontaire, sont en revanche maintenues. Vendredi l'audience préliminaire la concernant a été reportée au 9 août.

Lors de l'enquête initiale, les policiers ont conclu que c'est elle qui avait mis la munition dans l'arme utilisée par M. Baldwin, au lieu d'une balle factice.

L'accusation avait déjà montré des signes de fragilité ces dernières semaines.

Les deux procureures initialement en charge du dossier se sont retirées de l'affaire. Une circonstance aggravante visant M. Baldwin, qui lui faisait encourir cinq ans derrière les barreaux, a aussi été abandonnée à cause d'un vice de procédure.

Le dossier est désormais entre les mains de deux nouveaux procureurs, Kari Morrissey et Jason Lewis.

Le tournage de "Rust" a repris cette semaine dans le Montana, avec le veuf de Halyna Hutchins, Matthew, en tant que producteur exécutif. En octobre, il a abandonné les poursuites qu'il avait engagées au civil contre Alec Baldwin au terme d'un accord dont le montant n'a pas été divulgué.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com