Donald Trump évoque ouvertement une candidature en 2024

Donald Trump, actuel président des Etats-Unis en fin de mandat. (AFP)
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Publié le Mercredi 02 décembre 2020

Donald Trump évoque ouvertement une candidature en 2024

  • «Ce furent quatre années fantastiques. Nous essayons de faire quatre ans de plus. Sinon, je vous reverrai dans quatre ans»
  • L'événement, en présence de responsables du parti républicain, n'était pas ouvert à la presse mais une vidéo de son discours a circulé peu après

WASHINGTON : Donald Trump évoque, désormais ouvertement, la possibilité d'être de nouveau candidat à la présidence en 2024.

«Ce furent quatre années fantastiques. Nous essayons de faire quatre ans de plus. Sinon, je vous reverrai dans quatre ans», a-t-il déclaré mardi soir, lors d'une fête de Noël à la Maison Blanche. 

L'événement, en présence de responsables du parti républicain, n'était pas ouvert à la presse mais une vidéo de son discours a circulé peu après.

Près d'un mois après l'élection du 3 novembre, Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite face à Joe Biden.

«A ce stade, nous n'avons pas vu de fraude à une échelle susceptible de changer le résultat de l'élection», a lancé mardi le ministre de la Justice Bill Barr. Ses mots ont d'autant plus de poids que cet ultra-conservateur de 70 ans fait partie de la garde rapprochée du président.

Dans cet étrange climat où le prochain président prépare son équipe et l'actuel relaie, de plus en plus seul, des théories du complot, Washington spécule sans fin.

Selon NBC, Donald Trump a évoqué avec des proches la possibilité d'annoncer le lancement de sa campagne pour 2024 le 20 janvier, jour de la prestation de serment de Joe Biden, à laquelle il n'assisterait donc pas.

L'ancien homme d'affaires se dit un peu superstitieux. En 2017, il avait fait déposer le dossier en vue d'une nouvelle candidature en 2020 dès le 20 janvier, jour de sa prise de sa fonction.

Fidèle à son sens de la provocation, il pourrait aussi profiter de l'occasion pour utiliser une recette qu'il affectionne particulièrement: la contre-programmation.

A plusieurs reprises, durant son mandat, il avait boycotté le dîner de l'Association des correspondants de la Maison Blanche et organisé, le même soir, un meeting de campagne.

Chemin semé d'embûches

Une annonce de candidature pour 2024 lui permettrait, bien sûr, de rester à court terme au centre du jeu. Mais le chemin sera semé d'embûches.

Dès le 20 janvier, il deviendra «ex-président» et l'équation changera radicalement.

La crainte qu'il inspire parmi les élus républicains et l'attention médiatique dont il bénéficie (et raffole) s'amenuiseront considérablement.

Tous les yeux se tourneront vers son successeur, bien sûr, mais aussi vers les sénateurs ou gouverneurs, qui, au sein de son propre parti, trépignent et rêvent de se lancer dans la course.

Comme il le rappelle à coups de tweets, Donald Trump n'a toutefois pas subi la déroute dans les urnes que lui prédisaient certains et peut revendiquer un solide socle de sympathisants.

Le décompte se poursuit mais une chose est certaine: la participation à l'élection de 2020 a été historique. Joe Biden a recueilli plus de 81 millions de voix, un record. Mais Donald Trump a franchi le cap des 74 millions de voix, ce qui est aussi un record, juste derrière celui de son adversaire démocrate.

L'analyse en pourcentage est cependant moins flatteuse pour Donald Trump, qui moque inlassablement les «losers»: il est désormais passé sous la barre des 47% des suffrages exprimés.

Sera-t-il in fine candidat dans quatre ans? 

Rien n'est moins sûr. Le magnat de l'immobilier fonctionne, comme il le revendique lui-même, à l'instinct. La planification stratégique sur plusieurs années n'est pas, loin s'en faut, son point fort.

En théorie, rien ne l'empêche de tenter de nouveau sa chance en 2024. La Constitution américaine interdit d'assumer plus de deux mandats, mais en faire deux non-consécutifs est une possibilité.

Un seul homme a réussi ce pari: Grover Cleveland, à la fin du XIXe siècle. Elu en 1884, il fut battu en 1888, puis élu de nouveau en 1892. Il est, dans les livres d'histoire, à la fois le 22e et le 24e président des Etats-Unis.

Grover Cleveland avait 56 ans au début de son deuxième mandat. Donald Trump en aurait 78.

 


Londres «intensifie» les négociations pour le retour d'Iran de Nazanin Zaghari-Ratcliffe

L'annonce d'une « intensification » de discussions est « bienvenue », a réagi Richard Ratcliffe, l'époux de Nazanin Zaghari-Ratcliffe (Photo, AFP)
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  • Le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a déclaré dimanche que le Royaume-Uni fait tout son possible pour obtenir sa «libération immédiate, pas dans sept semaines mais dès que possible»
  • Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée avec sa fille en avril 2016 en Iran, où elle venait de rendre visite à sa famille, puis condamnée à cinq ans de prison

LONDRES: Le Royaume-Uni a « intensifié » ses négociations pour obtenir la libération de l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, aux mains de la justice iranienne depuis 2016, a annoncé dimanche le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab. 

Accusée d'avoir cherché à renverser le régime de Téhéran, ce qu'elle conteste, cette employée de la Fondation Thomson Reuters - la branche philanthropique de l'agence de presse canado-britannique du même nom, se trouve actuellement sous bracelet électronique. 

Elle espère à présent selon sa famille pouvoir revenir au Royaume-Uni dans sept semaines, à la fin de sa peine de cinq ans de prison. 

En contact avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a déclaré dimanche que le Royaume-Uni fait tout son possible pour obtenir sa « libération immédiate, pas dans sept semaines mais dès que possible ». 

« Nous avons intensifié ces négociations et nous ne laissons aucune piste inexplorée », a déclaré Dominic Raab sur la chaîne d'information Sky News. 

Selon lui, l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche peut entraîner un changement de l'état d'esprit côté iranien, « il pourrait y avoir des possibilités supplémentaires ». 

L'annonce d'une « intensification » de discussions est « bienvenue », a réagi Richard Ratcliffe, l'époux de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, »même si ça fait un moment qu'on entend ça ». 

Il serait « très inquiétant » qu'elle ne puisse quitter l'Iran à la fin de sa peine, a-t-il ajouté, expliquant que son épouse compte les semaines restantes sur un calendrier sur un mur, qu'elle appelle son »compte à rebours vers la liberté ». 

Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée avec sa fille en avril 2016 en Iran, où elle venait de rendre visite à sa famille, puis condamnée à cinq ans de prison. 

Elle a obtenu au printemps une permission de sortie temporaire de la prison d'Evin, à Téhéran, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, à la suite de laquelle elle a été assignée à résidence chez ses parents sous bracelet électronique. 

Elle a fait l'objet d'une deuxième procédure judiciaire en Iran, accusée de diffusion de propagande contre le régime, mais ce procès a été ajourné début novembre, sans qu'aucune nouvelle date ne lui ait été communiqué, laissant entrevoir l'espoir d'un abandon de ces poursuites. 


Naufrage d'un navire cargo en mer Noire, deux morts

Un navire roulier en route vers la mer Noire depuis le Bosphore le 26 mai 2018 à Istanbul (Photo, AFP)
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  • «L'équipage compte 13 membres. A ce stade, cinq personnes ont été secourues et deux corps sans vie récupérés»
  • En janvier 2019, six marins avaient péri dans le naufrage d'un navire cargo battant pavillon panaméen en mer Noire au large de la Turquie

ISTANBUL: Au moins deux marins sont morts dimanche après le naufrage d'un navire cargo en mer Noire au large de la Turquie, ont annoncé les autorités turques, ajoutant que cinq membres d'équipage avaient été secourus. 

Après avoir initialement affirmé qu'il s'agissait d'un navire russe, les autorités turques ont finalement indiqué que le vraquier, baptisé « Arvin », battait pavillon des Palaos, un petit archipel du Pacifique. 

« L'équipage compte 13 membres. A ce stade, cinq personnes ont été secourues et deux corps sans vie récupérés », a déclaré le gouverneur de la province de Bartin (nord de la Turquie), Sinan Güner, cité par l'agence de presse étatique Anadolu.  

Selon lui, le navire, dont l'équipage est ukrainien, naviguait depuis la Géorgie vers la Bulgarie lorsqu'il a fait naufrage en raison de mauvaises conditions météorologiques. 

M. Güner a indiqué que ces mauvaises conditions compliquaient le travail des secouristes. 

Le ministère turc de la Défense a par ailleurs déclaré qu'une frégate avait été mobilisée pour participer aux opérations de secours. 

De puissantes rafales de vent et des averses de neige avaient lieu dimanche dans la région où le navire a coulé, des conditions météorologiques susceptibles notamment de réduire la visibilité et compliquer la manoeuvrabilité des bateaux. 

En janvier 2019, six marins avaient péri dans le naufrage d'un navire cargo battant pavillon panaméen en mer Noire au large de la Turquie. 

En 2017, un navire espion russe avait fait naufrage en mer Noire au large de la Turquie après avoir percuté un bateau de transport de bétail. Tous les membres d'équipage avaient été secourus. 


Vaccins: l'Espagne commence à administrer la deuxième dose

L'Espagne a déjà administré 768.950 doses des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna, soit deux tiers du total de doses reçues (Photo, AFP)
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  • Une dame âgée de 85 ans, Leocadia Peña, résidant dans une maison de retraite en Catalogne (nord-est), a été l'une des premières
  • Le gouvernement espagnol exclut pour l'instant un nouveau confinement pour lutter contre la troisième vague de Covid-19

MADRID: L'Espagne a commencé à administrer dimanche la deuxième dose du vaccin contre le Covid-19 aux personnes prioritaires qui avaient déjà reçu une première dose en décembre, ont rapporté plusieurs chaînes de télévision. 

Une dame âgée de 85 ans, Leocadia Peña, résidant dans une maison de retraite en Catalogne (nord-est), a été l'une des premières, selon les images de la chaîne de télévision catalane TV3.  

Elle avait déjà été l'une des premières à recevoir une première dose le 27 décembre, au début de la campagne de vaccination en Espagne. 

Six autres régions commençaient ce dimanche à administrer une deuxième dose, selon la chaîne de télévision publique TVE, les autres régions devant le faire à partir de lundi. 

L'Espagne a déjà administré 768.950 doses des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna, soit deux tiers du total de doses reçues, selon le ministère espagnol de la Santé. 

Le gouvernement espagnol exclut pour l'instant un nouveau confinement pour lutter contre la troisième vague de Covid-19.  

Les régions disposent des « outils » nécessaires pour faire face à la nouvelle vague des contaminations, a souligné ce dimanche dans le journal El Pais le ministre de la Santé Salvador Illa. 

Cinq régions avaient réclamé cette semaine au gouvernement central de mettre en place un confinement strict, alors que les cas de Covid-19 explosent en Espagne depuis les fêtes. 

Pour les autorités, les diverses restrictions mises en oeuvre jusqu'en mai et que les régions durcissent (couvre-feu, bouclage de certaines villes ou zones, réduction des capacités et horaires de fermeture des bars et restaurants...) sont suffisantes. 

Après avoir franchi la semaine dernière la barre symbolique des deux millions de cas confirmés, l'Espagne a enregistré vendredi un nombre record de 40 197 cas en 24 heures.