Les leaders religieux dénoncent l'extrémisme en Europe

Une femme chante la «Marseillaise», l'hymne national français, devant la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice le 31 octobre 2020, pour rendre hommage aux victimes deux jours après qu'un agresseur au couteau a tué trois personnes, tranchant la gorge de deux d’entre eux, à l'intérieur de l'église de la ville de la Côte d'Azur (Fichier / AFP)
Une femme chante la «Marseillaise», l'hymne national français, devant la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice le 31 octobre 2020, pour rendre hommage aux victimes deux jours après qu'un agresseur au couteau a tué trois personnes, tranchant la gorge de deux d’entre eux, à l'intérieur de l'église de la ville de la Côte d'Azur (Fichier / AFP)
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Publié le Jeudi 03 décembre 2020

Les leaders religieux dénoncent l'extrémisme en Europe

  • Le séminaire fait partie d'une série d'initiatives du CIRADII lancées dans le but de promouvoir la cohésion sociale en Europe à la suite des récents attentats terroristes
  • Ben Muaammar a souligné les effets négatifs des médias sociaux qui ne font qu’alimenter la violence et la haine

RIYAD: Le Centre international Roi Abdallah Ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel (CIRADII) a organisé, en collaboration avec le Conseil européen des leaders religieux, un séminaire de dialogue virtuel sur le thème «Les contributions des chefs religieux à la lutte contre l'extrémisme violent et à la promotion de la cohésion sociale en Europe: luttes et réactions».

Le séminaire fait partie d'une série d'initiatives du CIRADII lancées dans le but de promouvoir la cohésion sociale en Europe à la suite des récents attentats terroristes en France et en Autriche.

Le secrétaire général du CIRADII, Faisal ben Muaammar, a déclaré que le comportement des terroristes découle d’une compréhension fausse et trompeuse de leur religion. «Ils ont choisi le langage de la violence, laissant derrière eux toutes les alternatives pacifiques», a-t-il ajouté.

M. Ben Muaammar a souligné les effets négatifs des médias sociaux qui ne font qu’alimenter la violence et la haine, surtout après des attaques similaires ces dernières années. «Les réactions ainsi que les contre-réactions des adeptes des religions et des cultures en Europe et dans le monde entier alimentent généralement la controverse, les discours de haine et les crimes selon les recherches et les études faites à cet égard», a-t-il affirmé, ajoutant que «l'abus de la religion d'une part, et le ciblage des éléments sociétaux tels que la religion, la race et la culture, d'autre part, sont devenus une particularité attirante pour certaines sociétés».

La semaine dernière, il y a eu une attaque contre un rabbin dans une rue de Vienne, uniquement en raison de son identité religieuse visible. Derrière chaque histoire comme celle-ci, il peut y avoir des centaines d'histoires similaires dans les coulisses », a-t-il signalé.

Les participants ont abordé plusieurs thèmes, comme l'efficacité du dialogue et le renforcement des partenariats entre les chefs religieux et les décideurs pour prévenir l'extrémisme et les potentielles violences.

Faisal Ben Muammar a insisté enfin sur le fait que le séminaire virtuel reflète la démarche audacieuse du Centre pour «fournir un espace de réflexion, de confiance et de participation».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.