Un deuxième navire saoudien évacue des centaines de Yéménites du Soudan

Des personnes évacuées du Soudan arrivent à la base navale du Roi Faisal à Jeddah, le 26 avril 2023 (Photo, AFP).
Des personnes évacuées du Soudan arrivent à la base navale du Roi Faisal à Jeddah, le 26 avril 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 28 avril 2023

Un deuxième navire saoudien évacue des centaines de Yéménites du Soudan

  • Les Yéménites louent l'hospitalité en faveur des réfugiés: un visa d'un mois et une chambre d'hôtel gratuite pour deux nuits
  • Des bus sont organisés pour emmener les personnes évacuées à Aden et Marib

Al-MUKALLA: Des centaines de Yéménites ont été transférés de la capitale soudanaise Khartoum et d'autres régions touchées par le conflit vers le Port-Soudan dans l'attente de leur évacuation sur des navires saoudiens vers Djeddah.

Au moins 1 500 Yéménites sont arrivés au port de la mer Rouge et 800 autres sont en route vers la ville, a déclaré jeudi le syndicat des étudiants yéménites.

Le syndicat a exhorté le gouvernement yéménite à les évacuer immédiatement et à leur fournir des subsides, des abris et des ressources alimentaires.

Afif Al-Barashi, directeur du syndicat des étudiants, a déclaré à Arab News que la situation des Yéménites à Port-Soudan se détériorait en raison de l'afflux de nouveaux arrivants et du manque de logements adéquats ou d'aide humanitaire.

Le syndicat tente de secourir les 300 à 400 Yéménites encore bloqués à Khartoum, a-t-il ajouté.

"Nous espérons qu'ils seront tous évacués dès que possible.

Jusqu'à 4 000 Yéménites pourraient chercher à quitter le pays, a déclaré M. Al-Barashi.

Un Yéménite a disparu mercredi après avoir été agressé par un gang à Khartoum alors qu'il tentait de quitter la ville, et on présume qu'il se cache chez une famille soudanaise, a indiqué M. Al-Barashi.

L'Arabie saoudite a accepté de transporter les Yéménites évacués du Soudan à bord de ses navires de guerre jusqu'à Djeddah.

Le premier groupe de 239 personnes évacuées a quitté Port-Soudan à bord d'un navire saoudien mardi, et un deuxième groupe devrait être sur le départ partir de jeudi en fin de journée.

Les Yéménites qui sont arrivés à Djeddah à bord du premier navire ont déclaré à Arab News qu'ils avaient bénéficié d'un visa d'un mois, d'une chambre d'hôtel gratuite pour deux nuits et que des bus avaient été affrétés pour les emmener dans les villes yéménites d'Aden et de Marib.

"Nous exprimons notre gratitude et notre reconnaissance au Royaume d'Arabie saoudite, à ses dirigeants et à son peuple hospitalier pour cette initiative louable", a déclaré Osama Hamid Al-Hemyari, un yéménite évacué.

"Nous aurions été dans une situation calamiteuse et tragique si l'Arabie saoudite ne nous avait pas évacués", a-t-il ajouté.

"Nous aurions été sans abri et nous aurions pu en pâtir physiquement et psychologiquement. Pour ces efforts, nous renouvelons nos louanges et notre gratitude à Dieu et au Royaume".

À Port-Soudan, des Yéménites se sont plaints qu'un grand nombre d'hommes, de femmes et d'enfants étaient entassés dans une salle de mariage de la ville, tandis que d'autres dormaient à l'extérieur.

Omer Al-Mekhlafi, un étudiant en dernière année de médecine qui est arrivé dans la ville avec sa famille mercredi, a déclaré à Arab News que lui et sa famille avaient été forcés de dormir à même le sol, sans couverture, et que personne n'avait été évacué de la ville depuis des jours.

"Les familles, les femmes et les enfants n'ont nulle part où habiter en raison des retards d'évacuation", a-t-il déclaré.

M. Al-Mekhlafi vit au Soudan depuis sept ans et devait terminer ses études de médecine lorsque les violences ont éclaté.

"Le conflit a éclaté alors que j'étais sur le point de terminer mon dernier semestre d'études. Un projectile s'est abattu sur mon quartier, faisant des victimes. Nous nous sommes dépêchés d'emporter tout ce que nous pouvions porter, laissant derrière nous sept ans, des livres et d'autres objets de valeur", a-t-il déclaré.

M. Al-Mekhlafi a indiqué que sa famille prévoyait de retourner à Aden ou dans la ville assiégée de Taiz.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.