Un Irakien affirme que le torchage de gaz par BP a tué son fils

À Roumaila, où vivait Ali Hussein Jouloud, les torchères se trouvent à moins de 2 km du domicile familial, ce qui est contraire à la loi. (Photo fournie)
À Roumaila, où vivait Ali Hussein Jouloud, les torchères se trouvent à moins de 2 km du domicile familial, ce qui est contraire à la loi. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 28 avril 2023

Un Irakien affirme que le torchage de gaz par BP a tué son fils

  • Ali, le fils de Hussein Jouloud, est décédé le 21 avril des suites d’une leucémie. Son domicile à Roumaila se situait à moins de 2 km des torchères de BP
  • Un récent documentaire de la BBC a découvert des taux de cancer élevés et des violations du droit de l’environnement sur les sites pétroliers et gaziers irakiens

LONDRES: Un père irakien dont le fils est décédé d’un cancer probablement causé par le torchage de gaz a déclaré au géant du pétrole et du gaz BP que le cancer était presque aussi répandu que la grippe dans la communauté locale de la famille.

Hussein Jouloud, dont le fils Ali est décédé d’une leucémie le 21 avril après avoir raconté sa vie dans un documentaire de la BBC Arabic, s’est adressé à l’assemblée annuelle de BP par l’intermédiaire d’une webcam et d’un interprète: «Depuis ma porte, on peut voir la fumée noire des torchères jour et nuit, et on peut sentir l’odeur des produits chimiques toxiques qu’elles dégagent.»

«Parfois, l’odeur est tellement forte qu’il devient difficile de respirer, et le pétrole tombe du ciel (...) Le cancer est tellement répandu ici que c’est comme la grippe.» Le documentaire de la BBC sur les exploits de l’industrie pétrolière et gazière en Irak, intitulé «Under Poisoned Skies» («Sous un ciel empoisonné»), a révélé que les zones situées à proximité des sites de torchage contenaient des niveaux élevés de produits chimiques et de polluants, avec des taux de leucémie et d’autres cancers parmi la population locale notablement plus élevés que dans d’autres régions du pays.

À Roumaila, où vit Jouloud, les torchères se trouvent à moins de 2 km du domicile familial, alors que la loi irakienne impose une distance minimale de 10 km par rapport aux zones résidentielles.

Le médecin d’Ali a expliqué à la BBC que sa leucémie était probablement due à la proximité des torchères. Un document divulgué à la BBC montre que les taux de cancer dans la zone située au sud de la ville de Bassorah ont augmenté de 20% en cinq ans seulement.

Hussein a confié lors de la réunion de BP qu’Ali «aimait la nature, son endroit préféré au monde était son jardin. Il souhaitait que les enfants puissent jouer et respirer librement à l’extérieur».

La BBC a également découvert que des millions de tonnes d’émissions provenant du torchage de gaz n’avaient pas été déclarées par les principales compagnies pétrolières et gazières occidentales travaillant en Irak, à savoir BP, Eni, ExxonMobil, Chevron et Shell.

Le géant italien de l’énergie Eni a indiqué qu’il «rejetait fermement toute allégation selon laquelle ses propres activités présentent un danger pour la santé du peuple irakien».

Jeudi, plusieurs grands fonds de pension britanniques ont voté contre le renouvellement du mandat de Helge Lund, PDG de BP, en raison des inquiétudes suscitées par l’impact environnemental de l’entreprise.

La réunion a également été perturbée par des manifestants en faveur du climat, mais le mandat de M. Lund a été renouvelé à la majorité des voix, bien que l’entreprise soit revenue sur ses objectifs en matière d’émissions.

Les fonds de pension ont fait part de leur inquiétude quant à la trajectoire de BP, qui pourrait lui faire courir un risque financier à l’avenir, alors que le monde s’oriente vers une économie sobre en carbone. Nest, l’un des fonds à avoir voté contre M. Lund, a affirmé qu’il avait des préoccupations spécifiques concernant le torchage de gaz par BP.

BP a dit apprécier «les défis et les engagements constructifs», ajoutant qu’elle prévoyait de réduire le torchage à Roumaila. Le géant pétrolier a également présenté ses condoléances à la famille d’Ali.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.