Pétrole: La demande devrait augmenter, affirme le Secrétaire général de l'OPAEP

Jamal Al-Loughani a déclaré que l'Arabie saoudite travaillait à soutenir la stabilité du marché pétrolier (Photo, Fournie).
Jamal Al-Loughani a déclaré que l'Arabie saoudite travaillait à soutenir la stabilité du marché pétrolier (Photo, Fournie).
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Publié le Samedi 29 avril 2023

Pétrole: La demande devrait augmenter, affirme le Secrétaire général de l'OPAEP

  • L'Arabie saoudite, en tant que plus grand pays producteur de pétrole, est à l'avant-garde des efforts en matière d'énergie propre
  • L'insuffisance des investissements dans le secteur pétrolier mondial continue de menacer la sécurité énergétique

RIYADH : Malgré l'escalade des tensions géopolitiques et le ralentissement économique qui en résulte, la demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 2,3 millions de barils par jour en 2023, a déclaré à Independent Arabia un haut responsable de l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole.

Jamal Al-Loughani, récemment nommé secrétaire général de l'organisation, a fondé ses perspectives optimistes sur la reprise de la demande des membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques, ainsi que de la Chine et de l'Inde.

Il a toutefois prévenu que les évolutions mondiales auraient un impact sur la croissance globale du secteur pétrolier, car les banques centrales du monde entier augmentent les taux d'intérêt pour juguler l'inflation galopante.

S'adressant au journaliste Ghaleb Darwich, M. Al-Loughani a déclaré que les déséquilibres créés par le conflit entre la Russie et l'Ukraine s’amenuisent et que les politiques monétaires plus strictes de la plupart des banques centrales devrait porter leurs fruits.

Commentant la décision de certains pays de puiser du brut de leurs réserves respectives afin de trouver un équilibre entre l'offre et la demande sur le marché pétrolier, le secrétaire général a déclaré que cette stratégie pourrait ne pas s'avérer très efficace à long terme, étant donné que les réserves doivent finalement être reconstituées.

Faisant écho aux opinions exprimées par la plupart des grands exportateurs de pétrole, le fonctionnaire a souligné la nécessité d'investir dans le secteur pétrolier pour garantir la sécurité énergétique à l'avenir.

M. Al-Loughani a déclaré que les tensions géopolitiques croissantes en Europe de l'Est et les décisions qui en découlent affecteront sans aucun doute les structures du marché mondial du pétrole en termes de demande et d'offre, ce qui pourrait conduire à une intervention accrue des pays de l'UE et de leurs alliés.

Faisant référence au plafonnement des prix du brut russe, le secrétaire général a déclaré que ce plafonnement avait conduit le Kremlin à réduire sa production de 500 000 barils par jour.

Il a averti que de telles mesures ne feraient qu'épuiser les réserves stratégiques, ce qui aurait pour effet de resserrer encore davantage le marché.

Le responsable de l'OPAEP a déclaré que l'Arabie saoudite travaillait dur pour soutenir la stabilité du marché pétrolier, qui est nécessaire pour parvenir à une croissance durable de l'économie mondiale.

Il a ajouté que l'insuffisance des investissements dans le secteur pétrolier mondial continue de menacer la sécurité énergétique future et a entraîné un ralentissement de la croissance des réserves de pétrole, en raison d'un manque d'activités d'exploration et de production.

M. Al-Loughani a également souligné l'insistance de plusieurs pays européens et membres de l'Agence internationale de l'énergie à réduire la consommation de combustibles fossiles afin de diminuer les émissions de carbone.

Le haut fonctionnaire a déclaré qu'il fallait comprendre que les combustibles fossiles peuvent être utilisés comme une partie de la solution pour atténuer les effets du changement climatique.

Un grand nombre de pays arabes se concentrent sur les énergies renouvelables, a-t-il déclaré, ajoutant que l'Arabie saoudite, en tant que plus grand pays producteur de pétrole, est à l'avant-garde des efforts en matière d'énergie propre.

M. Al-Loughani a indiqué que le Royaume avait lancé l'Initiative verte saoudienne pour atteindre des objectifs zéro carbonne et qu'il était pionnier dans l'adoption du concept d'économie circulaire du carbone.

Pour accélérer le rythme du développement durable et protéger le climat mondial, a-t-il ajouté, Riyad cherche à diversifier son bouquet énergétique en produisant 50 % d'électricité à partir de sources renouvelables d'ici à 2030, ce qui permettra de réduire considérablement les émissions de carbone.

Il a également cité l'Initiative verte pour le Moyen-Orient comme un exemple de la volonté de l'Arabie saoudite de faire en sorte que la région atteigne l'objectif de réduction des émissions.

 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.