Maroc: manifestation syndicale à Rabat contre la flambée des prix

Des chauffeurs de taxi marocains participent à une grève pour protester contre la montée en flèche des prix du carburant, dans la capitale Rabat, le 7 mars 2022 (Photo, AFP)
Des chauffeurs de taxi marocains participent à une grève pour protester contre la montée en flèche des prix du carburant, dans la capitale Rabat, le 7 mars 2022 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 01 mai 2023

Maroc: manifestation syndicale à Rabat contre la flambée des prix

  • Certains ont appelé le Premier ministre Aziz Akhannouch à démissionner
  • Les syndicats exigent notamment le plafonnement des prix des carburants, la réduction des taxes sur les produits de première nécessité et la baisse de l'impôt sur le revenu

RABAT: Plusieurs centaines de militants syndicaux ont manifesté lundi à Rabat, lors de la Fête internationale des travailleurs, pour protester contre la "détérioration du pouvoir d'achat" et la poussée inflationniste au Maroc, marquée par l'envolée des prix des denrées alimentaires.

A l'appel des principales centrales syndicales du royaume, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Rabat, scandant des slogans contre la "cherté de la vie", la "détérioration du pouvoir d'achat" ou la "corruption".

Arborant banderoles et casquettes aux couleurs des syndicats, les manifestants ont défilé le long de l'avenue Mohammed V, coeur battant de la capitale qui abrite notamment le siège du Parlement, sous l'oeil des forces de l'ordre.

Certains ont appelé le Premier ministre Aziz Akhannouch à démissionner.

Des rassemblements similaires ont eu lieu à Casablanca (ouest), selon la presse locale.

Les syndicats exigent notamment le plafonnement des prix des carburants, la réduction des taxes sur les produits de première nécessité et la baisse de l'impôt sur le revenu, afin de soutenir le pouvoir d'achat.

La Confédération démocratique du travail (CDT, gauche), a par ailleurs appelé à la libération des "prisonniers politiques" et au "respect des libertés publiques".

Aucun incident n'a été rapporté au cours de ces rassemblements.

En mars, le Maroc a enregistré 8,2% d'inflation en glissement annuel, dont une hausse de 16,1% pour les produits alimentaires d'après les statistiques officielles.

Le secteur agricole, crucial pour l'économie marocaine, est également confronté à un déficit pluviométrique chronique, ce qui tend encore plus les prix des produits alimentaires.

La Banque centrale du Maroc a relevé en mars son taux directeur de 50 points de base, à 3%, afin d'enrayer la hausse des prix qui affecte les ménages modestes et vulnérables. Elle avait déjà augmenté son taux directeur lors de ses deux précédents conseils en septembre et décembre.

En février, le gouvernement a suspendu l'exportation de certains produits, notamment les tomates, afin d'approvisionner le marché local.

Mi-avril, le Premier ministre Akhannouch a affirmé que le gouvernement travaillait sur un programme d'aide directe ciblée, attendu depuis près d'une décennie, qui remplacerait le système actuel de subventions du gaz, de la farine et du sucre. L'objectif est d'atténuer les fortes disparités sociales et régionales du pays.

Les autorités espèrent également une reprise de la croissance économique à 4% cette année, alors que la Banque centrale prévoit qu'elle ne dépassera pas 2,6%.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.