«Vision Golfe» vise à devenir la conférence économique de référence entre la France et les pays du CCEAG

Axel Baroux, directeur Proche et Moyen-Orient de Business France. (Photo fournie).
Axel Baroux, directeur Proche et Moyen-Orient de Business France. (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 15 mai 2025

«Vision Golfe» vise à devenir la conférence économique de référence entre la France et les pays du CCEAG

  • «Vision Golfe» est la nouvelle plate-forme visant à promouvoir la coopération commerciale et les partenariats dans des marchés à fort potentiel de croissance
  • «La France est un partenaire historique de l’Arabie saoudite. Nous sommes désireux de développer davantage la position de la France et sa contribution dans la réalisation des mégaprojets prévus dans le cadre de la Vision 2030 », a déclaré Axel Baroux.

DUBAÏ: Au cours des dernières années, la relation entre la France et les pays du Golfe a connu des développements politiques, économiques, et culturels significatifs. Dans une interview accordée à Arab News en français, Axel Baroux, directeur Proche et Moyen-Orient de Business France, revient sur la coopération entre la France et les pays de la région, l’événement « Vision Golfe 2023 », ses opportunités et ses perspectives.

«Vision Golfe»: un événement commercial de référence

«Dans l'ère des “Visions”, (…) j'ai le plaisir d'annoncer que nous organisons le 13 et 14 juin prochain la première édition de Vision Golfe», a déclaré le directeur PMO.

«Vision Golfe», qui se tiendra à Paris, vise à devenir la conférence économique de référence entre la France et les pays du CCEAG. La conférence de deux jours aura lieu au ministère de l’Économie, des Finances, de l'Industrie et de la Souveraineté industrielle et numérique, sous le haut patronage du président français, Emmanuel Macron.

«Vision Golfe» est la nouvelle plate-forme visant à promouvoir la coopération commerciale dans des marchés à fort potentiel de croissance et une occasion de rencontrer les principaux acteurs économiques: ministres, dirigeants de PME, start-up et cadres supérieurs, entre autres.

Malgré les défis auxquels l’économie mondiale est confrontée, les pays du Golfe offrent une infrastructure propice à l’investissement et l’attraction de talents. Cela crée un environnement favorable à l’implantation d’entreprises dans différents secteurs tels que l'énergie, la santé, la technologie, l’agroalimentaire, et le tourisme. Notamment, grâce à des politiques axées sur la diversification économique, tournées vers le développement durable et la transition énergétique.

«La France, (…) avec son expertise dans les secteurs clés et sa forte politique de décarbonation, est pleinement engagée à participer et contribuer aux visions des pays du Golfe», explique-t-il.

Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite constituent aujourd’hui les deux plus grands marchés d’une région marquée par une croissance considérable des échanges commerciaux.

«Les exportations françaises vers les pays du CCEAG ayant atteint 15 milliards d'euros en 2022», a souligné Baroux.

 

Vision Golfe – Le programme

«Vision Golfe» sera une opportunité de présenter des success-stories de grands partenariats qui contribuent aux stratégies des pays du Golfe.

Au programme, une allocution d’ouverture par Le directeur général de Business France, Laurent Saint Martin, en présence de ministres de France et de la région, et une séquence «Doing Business» dans les Pays du Golfe, animée par Jasem Mohammed Albudaiwi, secrétaire général du Conseil de coopération des états du Golfe (CCEAG).

Des discussions thématiques et des tables rondes sont prévues. Sur la liste des sujets qui seront abordés figurent:

  • Les meilleures pratiques pour établir des partenariats durables;
  • Les opportunités de coopération et d'investissement dans divers secteurs;
  • La France comme la destination la plus attractive d'Europe pour les Investissements directs étrangers (IDE).

Les relations commerciales entre la France et le CCEAG – quelles perspectives?

«Le partenariat commercial entre les pays du CCEAG et la France est un élément important et une priorité pour le gouvernement français», a affirmé Baroux.

Dans ce but, Business France Moyen-Orient organise plus de 70 rencontres d’affaires, programmes d’accélération et pavillons France par an pour mettre les entreprises françaises en relation avec les entités locales et faciliter les opportunités d’investissement en France.

«Un bel exemple dont la prochaine édition verra le jour dans quelques semaines: E-Fusion, est un accord de coopération spécialisé dans le secteur du nucléaire organisé conjointement avec l’opérateur émirien, le Gifen, le CSFN (comité stratégique de la filière nucléaire) et Business France. Un programme d'incubation conduisant au développement de la présence économique française aux Émirats arabes unis», a déclaré Baroux.

Le savoir-faire français: Un fort potentiel dans les pays du Golfe

La présence française dans les pays du Golfe est bien établie. Dans le secteur de l’énergie, on retrouve Veolia et Engie investies dans la transition énergétique de ces pays.

En parallèle, la France intensifie ses investissements dans les énergies renouvelables et l'énergie nucléaire selon le Plan France 2030, et «l’ambition déclarée de devenir la première grande économie décarbonée d'Europe en atteignant la neutralité carbone d'ici 2050», explique Baroux.

Dans le secteur de la santé, la France est présente en Arabie saoudite et aux Émirats avec des acteurs tels que Ipsen, Air Liquide, Servier et Sanofi.

Dans l’agroalimentaire, les Émirats deviennent un lieu de prédilection pour les restaurants et les produits français. Les entreprises françaises du secteur y ont établi une forte présence avec plus de 400 restaurants et points de vente de produits et boissons français (Philibon, Saint-Michel, Isigny Sainte Mère…).

Baroux souligne l’essor de concepts à la française en Arabie saoudite, où le savoir-faire français a réussi à se positionner en tant que référence de la restauration axée sur la qualité et l’excellence.

Dans le secteur de la logistique et des transports, la collaboration France/CCEAG vise à améliorer les infrastructures à l’instar de l'un des plus grands projets ferroviaires au monde, un projet entre La Mecque et Médine en Arabie saoudite, remporté par un consortium français (SNCF, RATP et Alstom).

Dans l'ensemble, plusieurs projets en cours et à venir visent à améliorer l'infrastructure et les services de transport dans la région.

Les investissements du Moyen-Orient vers la France

La France a toujours été une destination privilégiée par les investisseurs des pays du Golfe, parmi lesquels les fonds souverains, historiquement actifs dans l’immobilier, l’hôtellerie, l’infrastructure et la prise de participation minoritaire dans des groupes français.

Les investissements des pays du Golfe se dirigent vers la diversification économique et les opportunités que représentent les nouvelles technologies.

La France a su attirer ce nouveau type d’investissements tant par des investisseurs institutionnels que par des groupes privés des pays du Golfe.

- À travers sa filiale US GlobalFoundries, le fonds souverain d’Abu Dhabi Mubadala, a lancé en 2022 la création d’une usine de semi--conducteurs. Un investissement de 5,7 milliards d’euros en partenariat avec le groupe STMicroelectronics.

- Le groupe privé saoudien BinDawood a pris par l’intermédiaire de sa filiale française (Future Retail for Information Technology Co (FTR)), une participation majoritaire dans la société française de marketing digital Ykone, pour développer sa stratégie e-commerce (montant de la transaction : 50 d’euros).

«Aujourd’hui, on estime à 13,7 milliards d’euros, le stock d’IDE de la zone PMO en France (Banque de France), mais ces chiffres sont sous-estimés compte tenu des investissements financiers souvent réalisés de manière indirecte», a confirmé Baroux.

La France et l’Arabie saoudite: Un partenariat historique

«La France est un partenaire historique de l’Arabie saoudite. Nous sommes désireux de développer davantage la position de la France et sa contribution dans la réalisation des mégaprojets prévus dans le cadre de la Vision 2030», a déclaré Axel Baroux.

L’équipe de Business France en Arabie saoudite accompagne les entreprises françaises dans leurs projets de développement dans le Royaume, notamment à travers l’organisation de la seconde édition du French Fab Booster: un programme d'accélérateur franco-saoudien axé sur les entreprises innovantes dans les domaines de l'Industrie 4.0.

«Vision Golfe» s’inscrit dans cette dynamique d’accélération des partenariats commerciaux entre la France et les acteurs clés de la région pour promouvoir de nouvelles opportunités, et favoriser les synergies potentielles dans divers secteurs d’activités.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.