Les jeunes mamans en Inde, entre espoir et crainte, pour l'avenir de leurs enfants

Sur cette photo prise le 27 avril 2023, Sita Devi (au centre), mère de deux enfants, qui attend un autre enfant, pose dans un village du district de Darbhanga, dans l'État indien du Bihar. (Photo de Sachin KUMAR / AFP)
Sur cette photo prise le 27 avril 2023, Sita Devi (au centre), mère de deux enfants, qui attend un autre enfant, pose dans un village du district de Darbhanga, dans l'État indien du Bihar. (Photo de Sachin KUMAR / AFP)
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Publié le Vendredi 05 mai 2023

Les jeunes mamans en Inde, entre espoir et crainte, pour l'avenir de leurs enfants

  • La croissance économique phénoménale de ces dernières décennies en Inde a eu un impact sur les familles, tel qu'une Indienne ne donne désormais naissance qu'à deux enfants en moyenne, contre six en 1960
  • En Inde, une fille est généralement perçue comme un fardeau coûteux en raison de la dot que ses parents sont censés verser pour son mariage à la belle-famille

New Delhi, Inde : Au moment où l'Inde est devenue le pays le plus peuplé du monde, cinq jeunes mères ou futures mamans indiennes ont fait part à l'AFP de leurs aspirations et de leurs craintes pour l'avenir de leurs enfants.

La croissance économique phénoménale de ces dernières décennies en Inde a eu un impact sur les familles, tel qu'une Indienne ne donne désormais naissance qu'à deux enfants en moyenne, contre six en 1960.

Mais la question des ressources nécessaires au pays pour satisfaire son immense population risque de devenir de plus en plus préoccupante au cours des prochaines décennies.

- Pas plus de trois enfants -

Sita Devi, mariée et mère de deux filles à 22 ans, est à nouveau enceinte et espère que son prochain enfant sera cette fois un garçon.

«Nous étions cinq soeurs et notre père était le seul à gagner de l'argent», se souvient Sita Devi dans son village du Bihar, l'Etat le plus pauvre de l'Inde, qu'elle n'a jamais quitté.

«Pauvre, à la tête d'une grande famille, il ne pouvait pas nous nourrir, nous vêtir ou nous éduquer», poursuit-elle, confiant être analphabète.

Son mari ouvrier gagne un maigre salaire. Elle passe ses journées à s'occuper de ses filles de deux et quatre ans et des tâches ménagères. La plupart de ses voisins ont entre trois et cinq enfants.

Mais la jeune femme est déterminée à n'avoir pas plus de trois enfants et à se faire stériliser, première méthode contraceptive de l'Inde patriarcale.

«Cette fois, que j'aie un garçon ou une autre fille, je me ferai opérer», affirme-t-elle.

«J'espère que nous pourrons apporter à nos enfants l'enseignement et l'éducation pour qu'ils prospèrent et vivent bien.»

- «Pas encore de maison» -

La centaine d'invités de Shobha Talwar pour le baptême de son petit garçon affluent, se régalent de biryani au poulet, de galettes et de sucreries. Sa soeur aînée murmure à son oreille «Shreyansh». C'est le nom de son premier enfant, âgé d'un mois à peine. Aussitôt son prénom ainsi prononcé, l'enfant est couvert de cadeaux par les femmes qui chantent autour de son berceau.

«Nous allons être confrontés à de nombreuses difficultés. Nous n'avons pas encore de maison et nous devons penser à la scolarisation de notre enfant», s'inquiète la jeune maman de 29 ans.

Le nouveau-né rejoint la maison familiale de Goa, qui abrite ses grands-parents, ses parents, son oncle, ses deux tantes et ses deux cousins.

«J'ai un garçon. Cela me rend heureux», déclare Siddapa Talwar, le père de l'enfant, désormais libéré de la pression sociale d'avoir un fils.

«Je ne m'inquiète pas pour son avenir», poursuit le jeune homme de 30 ans, qui tient un commerce de blocs de glace avec son père et son frère, «tant qu'il aura un toit au-dessus de la tête et que l'on s'occupera de lui, tout ira bien».

- «Gentille petite poupée» -

En Inde, une fille est généralement perçue comme un fardeau coûteux en raison de la dot que ses parents sont censés verser pour son mariage à la belle-famille.

Mais dans l'Etat montagneux de l'Himachal Pradesh (nord), Indu Sharma, qui à 25 ans attend son premier enfant, assure qu'elle sera heureuse quel que soit son sexe.

«En fait, mon mari veut une fille, une gentille petite poupée», dit-elle, en s'installant dans un fauteuil de sa grande maison de deux étages, au retour d'un examen prénatal, avant d'ajouter : «la société change».

«Chez moi, nous sommes trois sœurs. Cela n'a jamais tracassé mon père de ne pas avoir de fils», poursuit-elle, «il nous a élevées avec amour. Donc pas de pression pour mettre au monde un fils. Tout le monde sera heureux avec une fille».

Et puis, selon elle, les Indiens devraient faire moins d'enfants, arguant qu'«une petite famille est une famille heureuse».

- «Aucune disparité» -

Ecrivaine et journaliste, Shreyosi, 30 ans, était mariée depuis cinq ans, quand elle est tombée enceinte. Donner naissance à Aarya en mars a été pour elle «l'un des plus beaux voyages».

Cela «venait de mon sang, ma sueur, mes larmes», confie Shreyosi, dans sa maison de Bangalore.

Inquiète de la surpopulation et de ses conséquences, notamment pour le changement climatique, elle estime qu'«une restriction du nombre d'enfants» devrait être imposée.

Aussi, la trentenaire n'envisage pas de deuxième enfant à moins que sa «fille ait besoin d'un frère ou d'une soeur».

«Mais je devrai veiller à ce que mes deux enfants soient élevés de la même manière (...) Il ne doit y avoir aucune disparité».

- «Très bons parents»-

Parés de guirlandes de fleurs dans une salle de banquet à Madras, Saranya Narayanaswamy et son mari Sanjay livrent des offrandes de pétales et de noix de coco au bénéfice de leur enfant à naître lors d'un rituel hindou.

Amis et parents chantent autour d'un feu cérémoniel destiné à assurer le bien-être du bébé, explique Saranya, informaticienne dans l'Etat du Tamil Nadu (sud).

«Les sons, la fumée qui s'échappe du feu, tout est censé être bon pour le bébé et la future maman», dit-elle, heureuse de l'arrivée imminente de son premier enfant mais nerveuse face aux défis qui l'attendent.

«Nous espérons garantir que le bébé soit bien élevé», dit-elle, «nous voulons être de très bons parents».


Trump dit qu'il ne lèvera le blocus qu'en cas d'«accord» avec l'Iran 

Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
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  • Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran
  • "Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme"

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran.

"LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas de +DEAL+, est en train de complètement détruire l'Iran. Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme", a écrit le président des Etats-Unis, dans un message qui critique violemment la couverture du conflit par les médias américains.

 

 


Iran: la délégation américaine sur le départ pour les pourparlers à Islamabad

Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit. (AFP)
Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit. (AFP)
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  • Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis
  • L'ultimatum expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran

TEHERAN: Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit.

Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis, après plus d'un mois d'une guerre qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

L'ultimatum expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran.

Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites d'ici là, "beaucoup de bombes exploseront", a ajouté le président américain, cette fois à la chaîne PBS, après avoir menacé plus tôt en avril d'anéantir "une civilisation entière".

L'Iran n'a pas "à ce stade" de "projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n'a été arrêtée à ce sujet", a fait savoir pour sa part le chef de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, mettant en doute "le sérieux" des Etats-Unis dans le processus diplomatique.

Il a ajouté que la saisie d'un cargo iranien par les Etats-Unis dans le golfe d'Oman, leur blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de "violations manifestes du cessez-le-feu".

 "Pas de lumière" 

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi pour la première fois depuis plusieur semaines, la vie a largement repris son cours, entre cafés bondés, sportifs et promeneurs en nombre dans les parcs.

Mais le fatalisme et l'épuisement semblent l'emporter chez les gens interrogés par une équipe de l'AFP basée à Paris. "Quoi qu'il arrive, les perdants sont le peuple iranien", soupire une biologiste de 30 ans qui ne donne pas son nom pour des raisons de sécurité.

Saghar, une femme de 39 ans, dresse quant à elle un tableau "terrible" dans le pays, qui recense plusieurs milliers de morts dans les frappes israélo-américaines.

"Il n'y a pas de lumière au bout du tunnel. La situation économique est horrible. Ils (le pouvoir, NDLR) arrêtent des gens pour rien. Les exécutions se multiplient. Que des mauvaises nouvelles", énumère cette femme qui dit n'avoir même plus "l'énergie de parler".

Ormuz, enjeu majeur 

Lundi, les cours du pétrole étaient en forte hausse après le regain des tensions dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Le détroit "doit rester ouvert", a insisté le président chinois Xi Jinping lors d'une conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. M. Xi, cité par un média d'Etat, a également appelé à "un cessez-le-feu immédiat et global".

Selon plusieurs médias iraniens, une levée du blocus naval américain constituerait une condition préalable aux discussions avec Washington.

Une question rendue plus compliquée encore par l'annonce, dimanche, de la saisie par la marine américaine du cargo Touska, battant pavillon iranien, à laquelle Téhéran a promis de "riposter bientôt".

Face au maintien du blocus américain, l'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de le rouvrir.

"On ne va probablement pas vers un accord. Chacun fait un blocus à des endroits différents, les Iraniens dans le coude du détroit, les Etats-Unis dans le Golfe d'Oman à la sortie", résume pour l'AFP le chercheur Pierre Razoux.

Islamabad sous haute sécurité 

Dans l'attente de possibles pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La délégation américaine doit être menée par le vice-président JD Vance, déjà présent le 11 avril pour de premières discussions à un niveau inédit depuis l'avènement de la République islamique en 1979, celles-ci s'étant conclues par un échec.

En annonçant dimanche cette nouvelle session au Pakistan, le président Trump a affirmé offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".

Outre les questions relatives au détroit d'Ormuz, les divergences restent fortes, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a de nouveau démenti Téhéran lundi.

L'Iran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer.

 


L'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les Etats-Unis

Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. (AFP)
Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. (AFP)
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  • La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis"
  • Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers

TEHERAN: Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu.

La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis", tandis que l'agence officielle Irna a affirmé qu'il n'existe "aucune perspective claire de négociations fructueuses".

Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers.

Une question rendue encore plus compliquée avec l'annonce dimanche de la saisie par la marine américaine d'un cargo iranien dans le golfe d'Oman.

"Mal lui en a pris" 

Le cargo Touska, battant pavillon iranien, "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Téhéran, par la voix du porte-parole de l'état-major, a promis de son côté de "riposter bientôt" contre cet "acte de piraterie armée".

Malgré l'incertitude d'une participation iranienne, Donald Trump avait annoncé dimanche envoyer au Pakistan le vice-président JD Vance, qui avait déjà mené la délégation à Islamabad le 11 avril pour des discussions à un niveau inédit, celles-ci s'étant conclues par un échec.

Annonçant l'arrivée de la délégation pour lundi soir, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".

Face au regain de tensions, les prix du pétrole se sont à nouveau envolés lundi en début d'échanges asiatiques, le baril de WTI bondissant notamment de plus de 8%.

Barricades 

Dans l'attente d'une confirmation ou non de la tenue des pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au-delà des négociations, Washington et Téhéran continuent de s'affronter autour du détroit d'Ormuz, et de dénoncer réciproquement des violations du cessez-le-feu.

Avant l'annonce de la saisie du cargo, Donald Trump avait dénoncé des attaques attribuées à l'Iran contre plusieurs navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit.

Un navire de la CMA CGM a ainsi fait l'objet samedi de "tirs de semonce", a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime.

L'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de la veille de le rouvrir en raison du blocus américain.

Dimanche, les passages du détroit étaient réduits à zéro, selon le site Marine Traffic.

"Suspicion" 

Téhéran pensait, en ouvrant le détroit vendredi, que "les Etats-Unis répondraient en levant le blocus", relève Vali Nasr, professeur en relations internationales à l'université américaine Johns Hopkins.

Mais son maintien "n'a fait que nourrir la suspicion de l'Iran" sur le fait que les discussions d'Islamabad "ne sont qu'une ruse diplomatique avant une autre attaque militaire", ajoute-t-il sur X.

D'autant que les positions restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a démenti Téhéran.

"Trump dit que l'Iran ne doit pas faire usage de ses droits nucléaires (...) Qu'est-ce qui lui prend de vouloir priver l'Iran de ses droits?", a lancé dimanche le président Massoud Pezeshkian, cité par l'agence Isna.

Téhéran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

"Toute sa force" 

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, que les deux parties se sont accusées de violer.

L'armée israélienne a reçu pour instruction d'utiliser "toute sa force" si les troupes faisaient l'objet d'une "quelconque menace", selon le ministre de la Défense, Israël Katz.

Il a affirmé à plusieurs reprises qu'Israël démolirait des maisons le long de la frontière en vue d'établir une "zone de sécurité" et de fait, les destructions se poursuivent dans des localités frontalières, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

"Nous ne savons pas ce qu'il va advenir, je ne sais pas si je dois réparer mon magasin ou si les bombardements vont reprendre", témoigne Ali Assi, dans sa boutique de vêtements à Nabatieh (sud).