Le secteur privé saoudien enregistre sa plus forte hausse en dix mois

Selon une enquête sur l’indice des directeurs d’achats (IDA) effectuée par IHS Markit, l’accélération de la croissance du rendement dans l’économie saoudienne en novembre a été motivée par une forte hausse des ventes, ainsi qu’un renforcement de la confiance des entreprises. (Photo Arab News)
Selon une enquête sur l’indice des directeurs d’achats (IDA) effectuée par IHS Markit, l’accélération de la croissance du rendement dans l’économie saoudienne en novembre a été motivée par une forte hausse des ventes, ainsi qu’un renforcement de la confiance des entreprises. (Photo Arab News)
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Publié le Vendredi 04 décembre 2020

Le secteur privé saoudien enregistre sa plus forte hausse en dix mois

  • L’IDA saoudien est passé à 54,7 en novembre contre 51 le mois précédent - la plus forte amélioration depuis janvier
  • Une «troisième hausse successive de L’IDA en Arabie saoudite montre clairement que l'économie se remettait sur pied en novembre»

RIYAD: L'activité commerciale en Arabie saoudite a atteint son plus haut niveau depuis janvier, ce qui indique que l'économie du Royaume commence à surmonter les pires effets de la pandémie du coronavirus.

Selon une enquête sur l’indice des directeurs d’achats (IDA) effectuée par IHS Markit, l’accélération de la croissance du rendement dans l’économie saoudienne en novembre a été motivée par une forte hausse des ventes, ainsi qu’un renforcement de la confiance des entreprises.

De plus, l'enquête a révélé que les achats d'intrants avaient augmenté, tandis que la croissance de l'emploi a recommencé pour la première fois depuis janvier. L'inflation du coût des intrants s'est aussi accélérée, entraînant une augmentation plus forte des frais moyens de la production.

L'indice enregistre à présent un taux au-dessus de la barre des 50,0 sans changement pendant trois mois consécutifs, marquant ainsi une reprise soutenue après le ralentissement économique causé par la pandémie de la Covid-19.

L’IDA saoudien est passé à 54,7 en novembre contre 51 le mois précédent- la plus forte amélioration depuis janvier. Les indices varient entre 0 et 100. Si la lecture est supérieure à 50 cela indique une augmentation globale par rapport au mois précédent et si elle est inférieure à 50, c’est une diminution globale.

Les ventes intérieures et extérieures ont aussi augmenté le mois dernier, indiquant le deuxième redressement des nouvelles commandes à l'exportation depuis février.

Quelques chiffres 7 milliards de dollars

 

Le Fonds d'investissement public a investi 7 milliards de dollars dans des actions principalement américaines au premier trimestre de l'année.

La confiance des entreprises pour l'année à venir s'est également améliorée au cours du mois. Les entreprises ont été notamment incitées par l’assouplissement des restrictions imposées par le gouvernement saoudien, ainsi que par l’annonce d’une percée majeure dans le développement d’un vaccin.

Les hausses rapides de la production et les nouvelles commandes ont de plus poussé les entreprises saoudiennes à accroître le volume d’achats en novembre. L'activité de recrutement est devenue positive, et c’est pour ces raisons qu’un grand nombre d'entreprises attribuent l'augmentation de l'emploi à la demande croissante.

David Owen, économiste chez IHS Markit, a commenté l’enquête en affirmant qu’une «troisième hausse successive de L’IDA en Arabie saoudite montre clairement que l'économie se remettait sur pied en novembre».

Soutenues par une production accrue et une croissance continue des nouvelles entreprises, atteignant des sommets en 10 mois, les données suggèrent une fin d'année assez solide pour le secteur privé non pétrolier. L'emploi a commencé à augmenter de manière significative, et la confiance des entreprises s'est améliorée à la suite de nouvelles encourageantes sur les vaccins, en plus d’une croissance plus forte de la demande».

L'économiste et analyste financier saoudien Talat Zaki Hafiz a déclaré à Arab News que: «L'amélioration est probablement due à de nombreux facteurs, tels que la réouverture bien calculée du marché après la période du confinement et la levée du couvre-feu. Le retour à la normalité a eu un impact significatif sur les performances du secteur privé».

Hafiz a ajouté: «Les choses iront beaucoup mieux d'ici l'année prochaine. Nous avons remarqué une amélioration des prix du pétrole dernièrement, et cela améliorera les choses d’une façon considérable».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com