Au moins 400 femmes auraient entamé leur deuxième semaine de grève de la faim dans une célèbre prison irakienne

Des centaines de femmes purgeant de lourdes peines de prison pour appartenance à Daech auraient entamé une grève de la faim dans une prison de haute sécurité en Irak depuis le 24 avril 2023. (AFP/File)
Des centaines de femmes purgeant de lourdes peines de prison pour appartenance à Daech auraient entamé une grève de la faim dans une prison de haute sécurité en Irak depuis le 24 avril 2023. (AFP/File)
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Publié le Samedi 06 mai 2023

Au moins 400 femmes auraient entamé leur deuxième semaine de grève de la faim dans une célèbre prison irakienne

  • Les femmes, condamnées pour appartenance à Daech et purgeant de longues peines dans la prison de Rusafa à Bagdad, protesteraient contre les procès inéquitables et les mauvaises conditions de détention
  • BBC Arabic a déclaré avoir obtenu des vidéos filmées à l'intérieur de la prison qui montrent des femmes à l'allure frêle assises ou dormant sur des sols en pierre

DUBAΪ : Des centaines de femmes condamnées pour appartenance à Daech et purgeant de longues peines d'emprisonnement dans une prison de haute sécurité en Irak auraient entamé une grève de la faim depuis le 24 avril.

Au moins quatre cents prisonnières, incarcérées pour des peines allant de quinze ans à la perpétuité dans la tristement célèbre prison de Rusafa à Bagdad, refuseraient de s'alimenter pour protester contre leurs condamnations et les mauvaises conditions de détention, a rapporté la BBC vendredi.

Ces femmes, originaires de plusieurs pays dont la Russie, la Turquie, l'Azerbaïdjan, l'Ukraine, la Syrie, la France, l'Allemagne et les États-Unis, affirment qu'elles n'ont pas bénéficié de procès équitables. Selon les médias, une centaine d'enfants sont également détenus dans la prison.

Après la chute de Daesh en 2017, des milliers de membres masculins du groupe auraient été exécutés, tandis que les femmes et les enfants étaient détenus. Certains ont été renvoyés dans leur pays d’origine, mais beaucoup restent enfermés. Selon les médias, certaines détenues ont été condamnées à mort lors de leur procès, mais aucune exécution n'a eu lieu jusqu'à présent.

BBC Arabic a déclaré avoir obtenu des vidéos tournées à l'intérieur de la prison de Rusafa, montrant des femmes à l'allure frêle, assises ou endormies sur des sols en pierre. On y voit également des enfants, dont beaucoup seraient nés dans la prison.

Selon la BBC, au début de la grève de la faim, les détenus ne survivaient qu'avec un demi-verre d'eau par jour, mais certains ont maintenant cessé complètement de manger et de boire.

Une prisonnière russe, qui purge une peine de 15 ans, aurait juré de ne plus manger jusqu'à ce qu'elle soit libérée. Elle a déclaré avoir été condamnée à l'issue d'un procès expéditif qui a duré moins de dix minutes, sur la base d'aveux qu'elle a été contrainte de signer et qui étaient rédigés en arabe, une langue qu'elle ne peut ni parler ni lire. Elle aurait été surprise en train de porter des armes à Mossoul, ce qu'elle nie. Ses affirmations n'ont pas pu être vérifiées par la BBC.

Les femmes disent également qu'elles n'ont pas été autorisées à contacter les ambassades de leurs pays et qu'il n'y avait pas de représentants diplomatiques à la plupart de leurs procès.

Les détenus interrogés par la BBC ont déclaré que près de soixante prisonniers adultes et trente enfants sont morts dans la prison au cours des six dernières années. Ils ont indiqué qu'ils étaient détenus à quarante par cellule et qu'ils étaient souvent battus et soumis à d'autres traitements inhumains.

Le mois dernier, le ministère irakien de la justice a renvoyé le directeur de la prison. Il a invoqué des « fuites audio » provenant de l'établissement, et reconnu que la population carcérale était quatre fois supérieure à la capacité d'accueil.

Interrogé par la BBC, le gouvernement irakien a refusé de commenter la grève de la faim ou les conditions de détention.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.