Israël libère le député jordanien accusé de contrebande d'armes

 Peu de temps après le retour d’Imad Adwan en Jordanie, les autorités ont levé l'immunité parlementaire dont il jouissait et l'ont traduit en justice devant le procureur général de la Cour de sûreté de l'État jordanienne. (Photo fournie).
Peu de temps après le retour d’Imad Adwan en Jordanie, les autorités ont levé l'immunité parlementaire dont il jouissait et l'ont traduit en justice devant le procureur général de la Cour de sûreté de l'État jordanienne. (Photo fournie).
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Publié le Lundi 08 mai 2023

Israël libère le député jordanien accusé de contrebande d'armes

  • Imad Adwan est accusé d'avoir essayé d'introduire des armes et de l'or en Cisjordanie occupée
  • Après avoir levé l'immunité du député, il sera jugé par la Cour de sûreté de l'État jordanienne

AMMAN: Israël a libéré dimanche le député jordanien Imad Adwan, qui est accusé d'avoir essayé d'introduire des armes et de l'or en Cisjordanie occupée.

Le même jour, les députés jordaniens ont levé l'immunité de l’homme politique. Ce dernier sera donc traduit en justice devant la Cour de sûreté de l'État.

Selon le président du Parlement, Ahmed al-Safadi, le procureur de cette cour a demandé la levée de l'immunité, qui a été approuvée par les députés.

Le vote a eu lieu lors d'une session à huis clos à laquelle le gouvernement a été prié de ne pas assister.

Le président de la Chambre basse, Ahmed al-Safadi, s'est exprimé devant les médias à l'issue de la réunion. Il a déclaré que le Parlement avait décidé de lever l'immunité d'Adwan à la demande de la Cour de sûreté de l'État, chargée de statuer sur les affaires liées au terrorisme, à la sécurité et à la contrebande.

Selon une source officielle jordanienne, les mesures nécessaires ont été prises pour que l'accusé soit soumis à la Cour de sûreté de l'État après la levée de son immunité.

Cette même source, qui s'est exprimée sous le couvert de l'anonymat, a précisé que M. Adwan et les autres suspects de cette affaire ont été traduits en justice à la lumière des conclusions des enquêtes menées par les autorités jordaniennes. Ces dernières disposent de preuves suffisantes, notamment des aveux des personnes impliquées dans l'affaire de «contrebande et de commerce d'armes en collaboration avec le député».

Le 22 avril, M. Adwan avait été interpellé pour tentative de contrebande d'armes et d'or à destination de la Cisjordanie occupée.

Ce jour-là, Israël a fait savoir que les autorités frontalières avaient déjoué une tentative de contrebande au poste frontalier du pont du roi Hussein. Les objets en question se trouvaient dans la voiture de M. Adwan, selon les autorités israéliennes.

L’enquête qu’a menée le Shin Bet (service de sécurité intérieure israélien) aurait révélé qu'Adwan a essayé à douze reprises de transporter des objets en contrebande depuis le début de l'année 2022 en se servant de son passeport diplomatique.

Le Shin Bet a affirmé que le député avait mené à bien plusieurs tentatives de contrebande d'armes en échange d'argent depuis le début de l'année. Le service de sécurité précise qu'il a été libéré en attendant que les autorités jordaniennes mènent une «enquête plus poussée et intentent une action en justice contre lui».

Imad Adwan, 34 ans, est originaire du gouvernorat de Balqa. Titulaire d'une maîtrise en droit international, ce juriste fait partie de la commission sur la Palestine au sein du Parlement jordanien. Ses prises de position politiques s'opposent souvent à celles du gouvernement.

Le célèbre analyste politique israélien Yoni Ben-Menachem a affirmé dans une interview accordée à Arab News que la libération d’Adwan était susceptible de renforcer les relations israélo-jordaniennes, qui connaissent une certaine tension depuis l'arrivée au pouvoir en Israël, à la fin du mois de décembre, du gouvernement de droite.

Le spécialiste a par ailleurs précisé que les autorités israéliennes poursuivaient leurs enquêtes pour déterminer les destinataires des armes. «Heureusement, les services de renseignement israéliens sont parvenus à éliminer les moyens de contrebande qui permettaient à des groupes armés installés en Cisjordanie d'obtenir des armes en provenance de Jordanie», s’est-il félicité.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.