Procès d'un diplomate iranien en Belgique: jugement le 22 janvier

Farzin Hashemi (4e g), un représentant des Moudjahidines du peuple pour les organisations internationales et les avocats du Conseil national de la résistance iranienne répondent aux questions des journalistes au palais de justice d'Anvers, le 27 novembre 2020, avant le début du procès de quatre suspects, dont un diplomate iranien accusé d'avoir participé à un complot visant à bombarder un rassemblement de l'opposition en juillet 2018 (Kenzo Tribouillard/AFP)
Farzin Hashemi (4e g), un représentant des Moudjahidines du peuple pour les organisations internationales et les avocats du Conseil national de la résistance iranienne répondent aux questions des journalistes au palais de justice d'Anvers, le 27 novembre 2020, avant le début du procès de quatre suspects, dont un diplomate iranien accusé d'avoir participé à un complot visant à bombarder un rassemblement de l'opposition en juillet 2018 (Kenzo Tribouillard/AFP)
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Publié le Vendredi 04 décembre 2020

Procès d'un diplomate iranien en Belgique: jugement le 22 janvier

  • Un attentat à la bombe devait viser le 30 juin 2018 à Villepinte, près de Paris, le grand rassemblement annuel du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), une coalition d'opposants comprenant les Moudjahidine du peuple (MEK)
  • Une peine de 20 ans de prison a été requise vendredi dernier contre Assadollah Assadi, 48 ans, en poste à l'ambassade d'Iran à Vienne au moment des faits, qui nie toute implication dans le projet terroriste déjoué par la justice belge

BRUXELLES : Le tribunal d'Anvers (Belgique) rendra le 22 janvier son jugement dans le procès intenté à un diplomate iranien pour un projet d'attentat qui devait viser un rassemblement d'opposants au régime de Téhéran en France en 2018, a indiqué jeudi soir à l'AFP l'avocat de ce dernier.

Une peine de 20 ans de prison a été requise vendredi dernier contre Assadollah Assadi, 48 ans, en poste à l'ambassade d'Iran à Vienne au moment des faits, qui nie toute implication dans ce projet terroriste déjoué par la justice belge.

Dans ce procès devant le tribunal correctionnel d'Anvers, où il a refusé de comparaître, Assadi est jugé avec trois complices, contre lesquels des peines de 15 à 18 ans de prison ont été demandées par le parquet.

Jeudi, au deuxième et dernier jour de l'audience, ces derniers ont clamé leur innocence.

Les avocats de Nasimeh Naami et Amir Saadouni --un couple de Belgo-iraniens arrêtés en possession d'une bombe dans leur voiture en route vers la France-- ont affirmé que l'explosif n'était pas assez puissant pour tuer.

Quant à Mehrdad Arefani, décrit par l'accusation comme un proche d'Assadi (qui l'aurait chargé d'accueillir le couple sur le lieu où la bombe devait exploser), son défenseur a réfuté son implication. Il a également plaidé son acquittement.

Un attentat à la bombe devait viser le 30 juin 2018 à Villepinte, près de Paris, le grand rassemblement annuel du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), une coalition d'opposants comprenant les Moudjahidine du peuple (MEK).

L'arrestation in extremis, le jour même à Bruxelles, du couple Naami-Saadouni avait permis d'éviter un "bain de sang" selon l'expression des parties civiles (le CNRI et une vingtaine de personnalités politiques qui le soutiennent).

La justice belge était rapidement remontée jusqu'à Assadi, repéré l'avant-veille des faits à Luxembourg en train de remettre au couple un paquet contenant la bombe.

Il avait été arrêté le 1er juillet en Allemagne, où il ne bénéficiait plus de son immunité diplomatique.

Jeudi, par la voix de son avocat Me Dimitri de Béco, Assadollah Assadi a de nouveau vivement contesté qu'on ait pu le priver de cette immunité.

Dans sa plaidoirie, Me de Béco a dénoncé une "violation des droits de la défense" justifiant à ses yeux l'irrecevabilité des poursuites.

Le jugement sera rendu le 22 janvier à 13h00 locales (12h00 GMT).

Ce dossier, mêlant espionnage et terrorisme, a suscité des tensions entre l'Iran et plusieurs pays européens.

En octobre 2018, Paris avait accusé le ministère iranien du Renseignement d'être derrière cet attentat avorté, ce que Téhéran avait vivement démenti.

 


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.