L'Espagne adopte un plan de plus de deux milliards d'euros contre la sécheresse

Cette photo prise le 11 mai 2023 montre un étang asséché, dans le parc national de Donana à Aznalcaraz, dans le sud de l'Espagne (Photo, AFP).
Cette photo prise le 11 mai 2023 montre un étang asséché, dans le parc national de Donana à Aznalcaraz, dans le sud de l'Espagne (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 11 mai 2023

L'Espagne adopte un plan de plus de deux milliards d'euros contre la sécheresse

  • Le manque d'eau dont souffre le pays a poussé de nombreux agriculteurs à renoncer aux semis de printemps, notamment de céréales et d'oléagineux
  • L'Espagne fait face actuellement à une sécheresse dramatique

MADRID: Le gouvernement de gauche espagnol a adopté jeudi un ensemble de mesures de plus de deux milliards d'euros pour lutter contre la sécheresse et le manque d'eau et venir en aide à l'agriculture.

L'Espagne fait face actuellement à une sécheresse dramatique, le niveau des réservoirs du pays - qui stockent l'eau de pluie afin de pouvoir l'utiliser lors des mois plus secs - étant tombé durant la première semaine de mai à 48,9% de leur capacité, et même beaucoup plus bas en Catalogne (nord-est) et en Andalousie (sud), les deux régions les plus touchées.

Ces mesures d'urgence ont été présentées à la presse à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire consacré à ce thème, une illustration à la fois de l'urgence de la situation et de l'importance qu'y accorde le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez.

Ce plan a été adopté à un peu plus de deux semaines d'élections municipales et régionales où le thème de l'eau est devenu central, ce qui a amené l'opposition de droite à accuser l'exécutif d'"électoralisme".

Sur ce total de quelque 2,19 milliards d'euros, un peu moins des deux tiers (1,4 milliard d'euros) serviront à la construction de nouvelles infrastructures pour remédier à la pénurie d'eau, notamment des usines de désalinisation de l'eau de mer ou des systèmes pour accroître la réutilisation d'eaux usées.

Le reste (784 millions d'euros) sera consacré à une aide multiforme à l'agriculture, dont près de la moitié pour venir en aide à l'élevage et aux producteurs de lait.

"L'Espagne est un pays habitué à affronter des périodes de sécheresse, mais en raison du changement climatique, nous avons une incidence beaucoup plus importante d'épisodes chaque fois plus fréquents et plus intenses", a déclaré la ministre de la Transition écologique, Teresa Ribera, lors d'une conférence de presse.

Le manque d'eau dont souffre le pays a poussé de nombreux agriculteurs à renoncer aux semis de printemps, notamment de céréales et d'oléagineux, avec le risque de provoquer des pénuries alimentaires et une explosion des prix des produits concernés.

Après une année 2022 déjà très mauvaise en termes de pluie et de températures, l'Espagne a enregistré cette année son mois d'avril le plus chaud et le plus sec depuis au moins 1961, début de la série statistique qui sert de comparaison à l'Agence météorologique nationale (Aemet).

Le principal syndicat d'agriculteurs, le Coag, estime que 60% des terres agricoles sont actuellement "asphyxiées" par le manque de précipitations, alors même que le sud-est du pays, grâce à une irrigation forcenée, est considéré comme le "potager de l'Europe".


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.