Arab News embarque sur un vol d’aide de KSrelief à destination du Soudan

La cargaison avait été empilée sur des palettes et chargée dans l’avion. (Photo, AN)
La cargaison avait été empilée sur des palettes et chargée dans l’avion. (Photo, AN)
La cargaison avait été empilée sur des palettes et chargée dans l’avion. (Photo, AN)
La cargaison avait été empilée sur des palettes et chargée dans l’avion. (Photo, AN)
La cargaison avait été empilée sur des palettes et chargée dans l’avion. (Photo, AN)
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Publié le Vendredi 12 mai 2023

Arab News embarque sur un vol d’aide de KSrelief à destination du Soudan

  • Les vols transportant de l’aide humanitaire fournie par KSrelief se poursuivront et des ponts maritimes seront mis en place dans les prochains jours
  • Le Royaume a levé plus de 1,2 million de dollars d’aide humanitaire pour le Soudan depuis dimanche

RIYAD: Le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief) a mis en place un pont aérien entre l’Arabie saoudite et le Soudan, acheminant des fournitures d’urgence dans ce pays en proie aux conflits, afin de venir en aide aux personnes contraintes de fuir leurs maisons en raison des combats qui se poursuivent entre les groupes militaires rivaux.

C’est une mission que les Saoudiens prennent au sérieux, car tout le monde comprend l’urgence de l’aide fournie par KSrelief. «Nous sommes ici à l’aéroport de Port-Soudan, pour recevoir le troisième avion de KSrelief», raconte à Arab News Nasser Alsubaie, directeur adjoint de l’aide d’urgence à KSrelief.

«Cet avion transporte des paniers alimentaires, des articles non alimentaires, des abris, des fournitures médicales et de l’aide médicale. Avec ces aides, nous ciblerons les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays», a-t-il précisé.

M. Alsubaie a annoncé que d’autres aides allaient être accordées. «Demain, nous attendons également deux avions transportant des articles identiques», explique-t-il.

Les efforts se poursuivront pour garantir que davantage d’aides soient acheminées par voie aérienne et maritime à ceux qui en ont le plus besoin, a-t-il assuré.

Depuis dimanche, le Royaume a levé plus de 1,2 million de dollars (1 dollar = 0,92 euro) d’aide humanitaire pour le Soudan dans le cadre d’une directive dirigée par le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane. KSrelief devrait fournir plus de 100 millions de dollars d’aide humanitaire pour aider les civils dans le pays.

Des combats ont éclaté au Soudan à la mi-avril lorsque les Forces paramilitaires rivales de soutien rapide ont pris d’assaut la capitale Khartoum. Depuis, des milliers de ressortissants étrangers ont fui le pays et des milliers de Soudanais ont été déplacés.

Des pourparlers sont en cours entre les deux parties à Djeddah, sous la direction de responsables saoudiens et américains, tandis qu’un cessez-le-feu précaire prévaut. Alors que les dirigeants saoudiens poursuivent leurs efforts pour mettre fin au conflit sanglant qui oppose les deux camps, l’aide fournie par KSrelief garantit que les besoins humains fondamentaux – abris, chaleur, nourriture et santé – sont satisfaits.

Mardi, deux avions ont atterri à l’aéroport international de Port-Soudan en provenance de l’aéroport international du roi Khaled de Riyad, transportant 20 tonnes d’aide humanitaire d’urgence pour le peuple soudanais.

Mercredi soir, Arab News s’est rendu sur les lieux et a vu des tonnes de nourriture, d’aides médicales, ainsi que des couvertures et du matériel de cuisine,  chargés par l’armée saoudienne dans le troisième avion de KSrelief.

Une fois la cargaison chargée, le personnel militaire et les journalistes sont montés à bord de l’avion et se sont assis épaule contre épaule sur le sol ou sur des sièges en toile avec des filets de chargement en guise de soutien dorsal. Le voyage vers le Soudan a duré trois heures.

Le vol a atterri à minuit dans un Port-Soudan plongé dans l’obscurité et a été accueilli par des équipes de bénévoles de KSrelief, ainsi que par des militaires saoudiens et des employés soudanais de l’aéroport, qui se sont empressés de décharger les aides d’urgence. Cette opération a duré trois heures et a nécessité l’utilisation de chariots élévateurs, de poulies et de cordes.

Toutes les personnes concernées travaillent jour et nuit pour s’assurer que les fournitures d’urgence parviennent aux personnes touchées par le conflit. Une fois les fournitures déchargées, les personnes retournant en Arabie saoudite pour récupérer la prochaine cargaison sont remontées à bord de l’avion.

L’avion a atterri à la base aérienne du roi Abdallah de Djeddah jeudi à l’aube. La ville était endormie et ignorait à peu près tout de la mission dont nous venions d’être témoins. Les personnes à bord ont toutefois eu droit à une dernière manifestation de reconnaissance.

Alors que nous descendions de l’avion, fatigués et prêts à dormir, deux files de soldats attendaient, au garde-à-vous, pour saluer leurs collègues militaires en reconnaissance du travail essentiel qu’ils accomplissent aux côtés des bénévoles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: un Casque bleu français tué dans une embuscade attribuée au Hezbollah

Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
Un contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) patrouille dans la zone tandis que des habitants déplacés, brandissant des drapeaux du Hezbollah, regagnent leurs foyers par une route de fortune construite à l’emplacement du pont de Qasmieh, détruit par des frappes israéliennes, dans la région d’Al-Qasmiyeh, au sud du Liban, le 18 avril 2026. (AFP)
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  • Un soldat français a été tué et trois blessés au sud-Liban lors d’une embuscade contre des Casques bleus, attribuée au Hezbollah, marquant une nouvelle escalade dans le conflit régional
  • La France appelle le Liban à agir contre les responsables, tandis que les tensions persistent malgré les cessez-le-feu et les efforts diplomatiques en cours

PARIS: Deuxième soldat français tué depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février, un militaire français a été tué et trois autres soldats français blessés samedi au sud-Liban, lors d'une embuscade contre des Casques bleus attribuée au Hezbollah.

"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah", a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X.

Le sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, dans le sud-ouest de la France, a été tué "par un tir direct à l'arme légère", dans la région de Deir-Kifa, a précisé la ministre française des Armées Catherine Vautrin sur X.

"La France exige des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul", a ajouté M. Macron.

Le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi l'attaque contre les Casques bleus français. Il a promis de poursuivre les responsables.

La Force d'interposition de l'ONU au Liban (Finul) a dénoncé une attaque "délibérée", estimant que les auteurs de l'embuscade étaient vraisemblablement le Hezbollah, groupe militaire islamiste chiite allié de l'Iran, installé au Liban où il exerce une énorme influence et est en guerre contre Israël.

- "Garantir la sécurité" -

M. Macron s'est entretenu samedi avec M. Aoun et le Premier ministre libanais Nawaf Salam, leur demandant de "garantir la sécurité des soldats de la Finul", déployée au Liban depuis 1978, composée de plus de 7.000 militaires, dont plus de 600 Français.

Le sergent-chef Montorio "était en mission d'ouverture d'itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance", a détaillé Mme Vautrin, soulignant que ce "sous-officier expérimenté" avait déjà été "déployé plusieurs fois en opération".

"La Nation s'incline devant la mémoire d'un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d'armes", a ajouté la ministre.

La gravité des blessures des trois autres militaires n'a pas été précisée.

C'est le deuxième militaire français tué par des alliés de Téhéran depuis le début de la guerre amorcée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, qui a embrasé toute la région.

Le 12 mars, l'adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, a été tué dans une attaque de drone attribuée à une milice pro-iranienne. Il était déployé dans une base dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, où il participait à une mission de formation à la lutte antijihadiste.

Un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran est en vigueur depuis le 8 mars, et un intense ballet diplomatique est en cours pour tenter de le consolider.

Une trêve est aussi à l’œuvre au Liban, qu'Israël a attaqué en riposte aux attaques du Hezbollah. Des préparatifs de négociations sont en cours, mais le Hezbollah se dit "non concerné" par ces négociations libanaises avec Israël.


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.