Taïwan : vif émoi des éditeurs après les poursuites de Pékin contre un confrère

 Des slogans en faveur de la liberté des médias sont affichés à l'entrée du bâtiment de la télévision taïwanaise CTi à Taipei, le 18 novembre 2020, après que les autorités de régulation ont refusé de renouveler leur licence, estimant que l'ingérence de son propriétaire résolument pro-Chine avait violé la liberté de la presse. / AFP / Sam Yeh
Des slogans en faveur de la liberté des médias sont affichés à l'entrée du bâtiment de la télévision taïwanaise CTi à Taipei, le 18 novembre 2020, après que les autorités de régulation ont refusé de renouveler leur licence, estimant que l'ingérence de son propriétaire résolument pro-Chine avait violé la liberté de la presse. / AFP / Sam Yeh
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Publié le Vendredi 12 mai 2023

Taïwan : vif émoi des éditeurs après les poursuites de Pékin contre un confrère

  • Pékin a confirmé fin avril que Li Yanhe, directeur de la maison d'édition Gusa, faisait l'objet d'une enquête pour «des soupçons d'activités mettant en danger la sécurité nationale»
  • Un ancien collègue de M. Li, Joshua Wang, a expliqué vendredi que l'arrestation de M. Li avait suscité une très grande inquiétude dans le secteur de l'édition à Taïwan, lors d'une conférence de presse organisée par Reporters sans frontières (RSF)

TAIPEI, Taïwan : Le sort d'un éditeur de Taïwan, détenu et poursuivi par Pékin pour atteinte présumée à la sécurité nationale, suscite un vif émoi chez ses confrères qui ont fait part vendredi de leurs craintes de voyager en Chine et à Hong Kong.

Pékin a confirmé fin avril que Li Yanhe, directeur de la maison d'édition Gusa, faisait l'objet d'une enquête pour «des soupçons d'activités mettant en danger la sécurité nationale».

Une semaine auparavant, des militants et des journalistes à Taïwan avaient sonné l'alarme après la disparition de M. Li, parti voir sa famille à Shanghai courant mars.

Un ancien collègue de M. Li, Joshua Wang, a expliqué vendredi que l'arrestation de M. Li avait suscité une très grande inquiétude dans le secteur de l'édition à Taïwan, lors d'une conférence de presse organisée par Reporters sans frontières (RSF).

«Cela ne concerne pas seulement le secteur de l'édition; les personnes qui ont écrit quelque chose de critique (vis-à-vis de la Chine) sur Facebook ont peur également», a-t-il précisé.

Depuis la disparition de M. Li, le mot d'ordre au sein des milieux journalistique, culturel et littéraire de l'île est de «ne jamais se rendre en Chine ou à Hong Kong à l'avenir», a-t-il assuré, avant d'ajouter : «Ne passez même pas en transit par Hong Kong».

Le propriétaire d'une librairie indépendante, Chang Cheng, a fait état de craintes similaires. «Mes amis aussi disent : +ne va pas à Hong Kong. Si tu y vas, tu ne pourras peut-être pas rentrer+».

Cédric Alviani, responsable du bureau Asie du Sud-Est de RSF, a appelé à «la libération immédiate de Li» et dénoncé «la croisade à grande échelle contre le journalisme et la liberté de l'information» que mènent selon lui les autorités chinoises.

Gusa publie des livres d'histoire et de critique politique sur le parti communiste chinois, y compris sur les accusations concernant la répression des Ouïghours au Xinjiang ou la propagande internationale de Pékin.

La Chine estime que Taïwan est l'une de ses provinces qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

Pékin dit espérer une «réunification» pacifique mais ne pas exclure l'emploi de la force en cas de rupture du statu quo à son désavantage.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.