Gestion d’événements et dispositifs de sécurité: accord de formation pour des milliers de Saoudiens

David McAtamney, propriétaire et fondateur de Stadium. (Photo, Stadium)
David McAtamney, propriétaire et fondateur de Stadium. (Photo, Stadium)
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Publié le Samedi 13 mai 2023

Gestion d’événements et dispositifs de sécurité: accord de formation pour des milliers de Saoudiens

  • La société Stadium LLC, basée au Qatar, a conclu un protocole d'accord avec The Saudi Excellence Co. pour fournir ces services dans un nouvel institut
  • Cet accord a lieu alors que le Royaume cherche à dynamiser son secteur du divertissement et des événements, dans le cadre de l'initiative de la Vision 2030 visant à diversifier l'économie et à réduire sa dépendance aux revenus pétroliers

RIYAD: Des milliers de Saoudiens devraient être formés à la gestion d'événements et aux dispositifs de sécurité par l'une des entreprises qui ont joué un rôle clé lors de la Coupe du monde de la Fifa l'année dernière.

La société Stadium LLC, basée au Qatar, a conclu un protocole d'accord avec The Saudi Excellence Co. pour fournir ces services dans un nouvel institut.

Cet accord a lieu alors que le Royaume cherche à dynamiser son secteur du divertissement et des événements, dans le cadre de l'initiative de la Vision 2030 visant à diversifier l'économie et à réduire sa dépendance aux revenus pétroliers.

Stadium LLC – filiale de la société britannique Stadium – a prodigué une formation à quelque 8 500 agents lors de la Coupe du monde de la FIFA 2022 au Qatar, contribuant à assurer la sécurité de 3,4 millions de spectateurs répartis sur huit sites pendant le tournoi.

David McAtamney, propriétaire et fondateur de Stadium, a déclaré: «Il s'agit d'un accord prometteur qui contribuera à jouer un rôle clé dans l’essor du sport et l'expansion du secteur en Arabie saoudite – un pays qui accuse une énorme demande en termes d’événements de divertissement et qui a beaucoup d’impact dans le monde du sport.»

«L'Arabie saoudite compte plus de 35 millions d'habitants, dont plus des deux tiers ont moins de 35 ans. Le développement du secteur de la sécurité et de la gestion d'événements dans le pays ainsi que la création d'emplois sont essentiels pour libérer le potentiel sportif.»

Saudi Excellence Co., qui fait partie d’Al-Ramez International Group, est l'une des principales sociétés de sécurité et de défense de la région, et fournit des services au gouvernement saoudien. Elle est dirigée par Cheikh Abdullah Zaid Al-Meleihi.

Ce partenariat a été établi à la suite du rôle clé de Stadium dans la Coupe du monde, lequel a assuré une formation dans le domaine de la sécurité à des milliers d'agents au Qatar et garanti leur acquisition de qualifications officielles, notamment un certificat international de niveau 2 en sécurité des spectateurs, un certificat de niveau 3 en supervision de la sécurité des spectateurs, ainsi qu'un diplôme de niveau 4 en gestion de la sécurité des spectateurs.

Donnant son avis sur cet accord, Al-Meleihi a affirmé: «Alors que le royaume d'Arabie saoudite connaît une expansion sans précédent au niveau du soutien et de l’organisation d'événements sportifs locaux et internationaux, The Saudi Excellence Company a l'intention d'améliorer les dispositifs de sécurité dans le monde du sport avec notre partenaire, Stadium LLC, afin de rester à la pointe de cette tendance, de développer un environnement sûr pour de tels événements sportifs et de créer des opportunités d'emploi appropriées et prometteuses pour les jeunes éléments talentueux et les professionnels de la sécurité à la retraite.»

L'accord est né d'une mission commerciale du gouvernement britannique en Arabie saoudite. Le ministre des Affaires et du Commerce, Nigel Huddleston, a affirmé: «C'est une excellente nouvelle que Stadium ait conclu cet accord avec l'Arabie saoudite, en se basant sur des liens commerciaux où le total des échanges s'élevait à 17,3 milliards de livres sterling en 2022.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Araabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com