RDC : 11 personnes tuées par des miliciens dans l'ouest

Un homme passe devant l'église catholique alors que des enfants jouent à Kishishe, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 5 avril 2023. (Photo, AFP)
Un homme passe devant l'église catholique alors que des enfants jouent à Kishishe, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 5 avril 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 13 mai 2023

RDC : 11 personnes tuées par des miliciens dans l'ouest

  • Des miliciens «Mobondo» ont attaqué vendredi soir le village de Batshongo dans la province du Kwango, a dit le porte-parole de la province Adelar Nkisi, en référence à une milice de la communauté Yaka
  • Les combats, dans l'ouest du pays, se sont étendus à la province du Kwango ainsi que dans celle de Kinshasa où se trouve la capitale

BANDUNDU: Au moins onze personnes ont été tuées dans une attaque menée par des miliciens dans l'ouest de la République démocratique du Congo, une région en proie à des violences communautaires où un couvre-feu a été instauré, ont annoncé samedi des responsables.

Des miliciens "Mobondo" ont attaqué vendredi soir le village de Batshongo dans la province du Kwango, a dit le porte-parole de la province Adelar Nkisi, en référence à une milice de la communauté Yaka.

M. Nkisi a dans un premier temps indiqué à l'AFP que cinq personnes - deux soldats, un policier et deux civils - avaient été tuées dans l'attaque, en ajoutant que les soldats "se sont faits pratiquement morceller par les Mobondo".

Plus tard dans la journée, il a indiqué que le bilan était monté à onze morts.

L'AFP n'était pas en mesure de vérifier de façon indépendante ce bilan.

Les heurts à Batshongo se sont poursuivis samedi à Mongata, un village à quelque 8 km plus à l'ouest.

M. Nkisi a ajouté que les autorités de Kwango ont instauré un couvre-feu à partir de 20H00 locales samedi jusqu'à dimanche matin.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de la police n'a pas commenté l'attaque. Et un porte-parole de l'armée n'était pas disponible dans l'immédiat.

Symphorien Kwengo, un responsable de la société civile de Kwango, a pour sa part donné un bilan plus lourd : selon lui, huit personnes ont été tuées à Batshongo et 11 à Mongata.

Des violences communautaires dans l'ouest de la RDC ont débuté en juin dernier sur le territoire de Kwamouth dans la province de Mai-Ndombe autour d'un conflit foncier entre les Teke qui se considèrent comme originaires et propriétaires des villages situés le long du fleuve Congo sur une distance d'environ 200 kilomètres, et les Yaka venus s'installer après eux.

Les Teke et les Yaka sont impliqués dans un litige "lié à une redevance coutumière et à l’accès à la terre", selon l'ONG Human Rights Watch (HRW) qui estime qu'au moins 300 personnes ont été tuées depuis juin 2022 dans le conflit.

Mais les attaques dans cette province rurale sont difficiles à vérifier et le bilan pourrait être bien plus lourd.

Les combats, dans l'ouest du pays, se sont étendus à la province du Kwango ainsi que dans celle de Kinshasa où se trouve la capitale.

Batshongo se trouve à la frontière entre les provinces du Kwango et de Kinshasa.

Jeudi, un soldat et quatre miliciens ont été tués au cours d'une possible attaque de Mobondo dans le village de Nguma dans la province de Kinshasa, à quelque 75 km du centre de la capitale.

Ce conflit dans l'ouest du pays a été éclipsé par les violences dans l'est de la RDC, où la rébellion du M23 a conquis des pans de territoires.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.