L'Estonie suit de près les réformes saoudiennes et veut contribuer à la transformation du pays

Alar Karis, président de l'Estonie, s'adressant à Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, à Tallinn (Photo, AN/Ali Salman).
Alar Karis, président de l'Estonie, s'adressant à Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, à Tallinn (Photo, AN/Ali Salman).
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Publié le Lundi 15 mai 2023

L'Estonie suit de près les réformes saoudiennes et veut contribuer à la transformation du pays

  • Le président Alar Karis déclare que Tallinn souhaite envoyer une délégation d'entreprises et signer des protocoles d'accord avec l’Arabie saoudite
  • «L'Arabie saoudite est en train de se développer dans ce sens et de prendre la première place, je dirais, dans cette région. Nous voulons faire partie de cette transformation», a déclaré Karis

TALLINN: L'Estonie suit de près la transformation rapide de l'Arabie saoudite et Alar Karis, le président du pays, a exprimé le souhait de participer à la transformation et au développement du Royaume d’Arabie saoudite.

Lors d'une interview accordée à Arab News à Tallinn, capitale de l'Estonie, samedi, Karis a déclaré: «Nous suivons de très près ce qui se passe en Arabie saoudite, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, les réformes sociales et tout le reste.»

Il a signalé que l'Estonie avait connu un processus de réforme similaire il y a 30 ans. «Ce n'est pas si loin. Nous avons donc une certaine expérience et nous pouvons la partager avec l'Arabie saoudite.»

Karis a évoqué la réussite de l'Estonie dans sa transformation numérique, ainsi que l'adoption de nouvelles technologies et de solutions innovantes afin de relever les nombreux défis actuels, ce que le l’Arabie saoudite peut, selon lui, reproduire.

«L'Arabie saoudite est en train de se développer dans ce sens et de prendre la première place, je dirais, dans cette région. Nous voulons faire partie de cette transformation.»

Une délégation saoudienne de l'autorité chargée de la transformation numérique s'est récemment rendue en Estonie pour étudier la possibilité de s'inspirer du modèle estonien. Y a-t-il eu un accord formel entre les deux pays sur ce point ou sur la contribution de l'Estonie à la transformation numérique de l'Arabie saoudite?

«Nous pouvons partager notre expertise. Nous sommes déjà présents dans le Golfe, je veux dire à Oman, où l'une de nos entreprises essaie vraiment d'aider à développer certains systèmes publics. La même chose peut s'appliquer en Arabie saoudite car la gouvernance électronique est vraiment notre problème principal et nous avons beaucoup évolué dans ce domaine. C'est donc quelque chose que nous pouvons offrir», a expliqué Karis.

«En outre, comme l'Arabie saoudite, nous sommes en train de vivre une transition verte. Cela signifie que nous essayons de nous débarrasser du pétrole de schiste, tout comme vous essayez de réduire votre dépendance au pétrole et au gaz. Nous sommes donc sur la même longueur d'onde. Les solutions numériques nous aideront à atteindre ces objectifs.»

Des entreprises estoniennes travaillent déjà dans la mégapole saoudienne de haute technologie NEOM, a-t-il affirmé.

«Oui, il y en a. Et c'est pourquoi je dis qu'il serait bien que nous puissions venir en Arabie saoudite avec une délégation d'entreprises, commencer à rédiger différents protocoles d'accord et commencer à travailler, parce que c'est une région qui suscite aussi l'intérêt des petits pays comme l'Estonie.» 

L'Estonie étant un territoire stable et relativement inexploité, que conseillerait-il aux investisseurs saoudiens, tels que le Fonds d'investissement public, ou aux investisseurs privés?

«Le secteur numérique et la gouvernance électronique. L'Estonie est un pays de startups. Il y a tellement de startups et 10 licornes, ce qui est peut-être aussi quelque chose à apprendre de nous. Mais certainement, il est surtout important d'avoir certaines règles et réglementations et d'avoir confiance en cela. Nous avons commencé par le numérique, mais nous faisions confiance à notre gouvernement et à nos banques. C'est pourquoi nous avons rendu notre carte d'identité obligatoire, de sorte que tout le monde possède cette carte d'identité, et c'est essentiellement l'épine dorsale de nos progrès dans ce domaine.»

L'interview détaillée a également porté sur l'Ukraine, la Russie et les développements régionaux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump offre sa médiation à propos du mégabarrage sur le Nil

Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
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  • Donald Trump propose de relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre durablement le différend sur le partage des eaux du Nil lié au Grand barrage de la Renaissance
  • Le président américain met en garde contre tout contrôle unilatéral du Nil et appelle à une solution évitant un conflit armé

WASHINGTON: Donald Trump a offert sa médiation à l'Egypte et l'Ethiopie à propos du mégabarrage sur le Nil, le plus grand d'Afrique, dans une lettre adressée au dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi et rendue publique vendredi par la Maison Blanche.

"Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l'Egypte et l'Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil", écrit le président américain dans ce courrier.

Il a ajouté qu'"aucun Etat dans la région ne devrait contrôler de manière unilatérale les ressources précieuses du Nil et, ce faisant, désavantager ses voisins".

Le dirigeant républicain a souligné qu'il espérait trouver une formule garantissant un approvisionnement en eau prévisible pour l'Egypte et le Soudan, et permettant à l'Ethiopie de vendre ou de fournir de l'électricité aux deux pays en aval.

Dans ce courrier, avec copie aux dirigeants saoudien, émirati, éthiopien et soudanais, M. Trump salue le rôle joué par l'Egypte dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et il dit "sincèrement espérer que cette dispute légitime à propos du GERD ne mènera pas à un conflit armé majeur entre l'Egypte et l'Ethiopie".

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré en septembre son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique, malgré les tensions générées avec l'Egypte en particulier, qui le qualifie de "menace existentielle", craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau.

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.


Les dernières sanctions américaines ciblent les réseaux de financement des Houthis, selon le Trésor

Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
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  • Depuis 2023, les Houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël

WASHINGTON : L’administration Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ainsi que le transfert de produits pétroliers, d’armes et d’autres équipements dits à double usage, qui auraient financé le groupe.

Cette action cible 21 personnes et entités ainsi qu’un navire, incluant certaines sociétés-écrans présumées au Yémen, à Oman et aux Émirats arabes unis, a indiqué l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor dans un communiqué.

« Les Houthis menacent les États-Unis en commettant des actes de terrorisme et en attaquant des navires commerciaux transitant par la mer Rouge », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions précédentes du Trésor pour faire pression sur les « vastes réseaux de génération de revenus et de contrebande des Houthis, qui permettent au groupe de maintenir sa capacité à mener des activités régionales déstabilisatrices », y compris les attaques en mer Rouge.

Le point central du nouveau paquet de sanctions est Janat Al Anhar General Trading LLC, l’un des nœuds financiers les plus sensibles du réseau extérieur des Houthis.

Bien que la société soit enregistrée aux Émirats, selon des sources consultées par Al-Masdar Online, elle fonctionne pratiquement comme une chambre de compensation pour les transferts d’argent du marché noir liés aux Houthis. Elle traite des fonds utilisés par des commerçants affiliés au groupe pour acheter des marchandises de contrebande, des pièces détachées, du matériel et même des cargaisons liées à l’armement en provenance de Chine et d’autres pays.

Janat Al Anhar relie un réseau de commerçants à Sanaa à des circuits financiers externes aux Émirats et au-delà, permettant aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles hors du système bancaire officiel et à l’abri de la surveillance.

Janat Al Anhar est le nouveau nom commercial d’Abu Sumbol General Trading LLC après sa désignation en 2024 pour soutien à Sa’id Al-Jamal, facilitateur financier des Houthis basé en Iran.

Les sociétés émiraties Al Sharafi Oil Companies Services et Adeema Oil FZC, détenues par Waleed Fathi Salam Baidhani, ainsi qu’Arkan Mars Petroleum DMCC, ont également été désignées comme facilitatrices majeures pour le pétrole et le gaz au profit des Houthis.

« Ces sociétés reçoivent un soutien financier du gouvernement iranien et maintiennent des liens avec des ressortissants iraniens », note le Trésor.

Également sanctionnée, Alsaa Petroleum and Shipping FZC (Alsaa), détenue par le ressortissant iranien Imran Asghar, facilite les transactions financières entre le gouvernement iranien et les sociétés pétrolières affiliées aux Houthis. Alsaa a également agi comme société-écran pour effectuer des paiements et examiner des transactions pour Arkan Mars Petroleum DMCC.

Le Trésor américain a aussi désigné New Ocean Trading FZE (New Ocean) comme agent d’une société yéménite qui se procurait du matériel militaire pour les Houthis.

« New Ocean a importé des dispositifs de communication, des systèmes techniques et de contrôle, des ordinateurs, de l’électronique, du matériel de forage, des matériaux industriels et électriques et des systèmes énergétiques vers les zones contrôlées par les Houthis au Yémen », précise l’agence américaine.

« New Ocean a fourni des services logistiques et financiers à l’importateur de pétrole Houthi Arkan Mars Petroleum Company en tant qu’expéditeur d’une cargaison de carburant entre Sharjah (Émirats) et Ras Isa (Yémen).

« Suite à cette action, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes désignées ou bloquées, situés aux États-Unis ou en possession ou sous contrôle de ressortissants américains, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. »

« De plus, toute entité possédée, directement ou indirectement, à hauteur de 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation par une licence générale ou spécifique délivrée par l’OFAC, ou exemption, la réglementation de l’OFAC interdit généralement toutes les transactions par des ressortissants américains ou aux États-Unis impliquant des biens ou intérêts de personnes bloquées. »

Depuis 2023, les Houthis ont mené de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens face à la guerre israélienne à Gaza.

L’influence régionale de Téhéran a été affaiblie par les attaques israéliennes contre ses proxies, y compris les Houthis au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com