La société Realiste, basée à Dubaï, se concentre sur la croissance du marché saoudien

Alex Galtsev, fondateur de Realiste, affirme que la société vise à révolutionner le marché immobilier de la région en mettant l’accent sur l’Arabie saoudite. (Photo fournie)
Alex Galtsev, fondateur de Realiste, affirme que la société vise à révolutionner le marché immobilier de la région en mettant l’accent sur l’Arabie saoudite. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Dimanche 14 mai 2023

La société Realiste, basée à Dubaï, se concentre sur la croissance du marché saoudien

  • La valeur du secteur immobilier saoudien devrait atteindre 161,3 milliards de dollars cette année, selon la société de données Statista
  • Le marché génère actuellement environ 9,4% du produit intérieur brut non pétrolier du Royaume

LE CAIRE : La société Realiste, basée à Dubaï, est un assistant personnel d’intelligence artificielle pour les investissements immobiliers. Elle s’est fixé des objectifs de croissance ambitieux avec l’Arabie saoudite comme marché clé.

Fondée en décembre 2021, la société est une start-up de la proptech qui développe des produits alimentés par l’IA pour l’investissement immobilier avec des prévisions de marché pouvant aller jusqu’à trois ans.

La société aimerait être la première bourse immobilière capable d’identifier les options les plus rentables du marché, de mener à bien l’achat en ligne en quelques secondes directement auprès des développeurs et de gérer tous les actifs achetés en un seul endroit.

Dans un entretien exclusif avec Arab News, Alex Galtsev, fondateur de Realiste, déclare que la société vise à révolutionner le marché immobilier de la région en mettant l’accent sur l’Arabie saoudite.

Le Royaume fait partie des marchés immobiliers à la croissance la plus rapide au monde, ce qui constitue un aspect clé de la stratégie de M. Galtsev. « Le marché cible de Realiste en Arabie saoudite comprend à la fois des marchés immobiliers secondaires et primaires d’une valeur de plus de cent milliards de dollars (1 dollar = 0,91 euro) ».

Il poursuit : « Nous constatons un intérêt accru pour le marché saoudien de la part des investisseurs. Nous nous attendons à ce que quiconque achète dix, voire vingt appartements en Arabie et les laisse ainsi pendant cinq ans, puisse les voir croître de 100, voire 200% au cours de cette période ».

La société est déjà établie dans le Royaume après avoir conclu un partenariat de dix millions de dollars lors de l’événement Leap en février dernier.

« Realiste a récemment lancé une coentreprise évaluée à dix millions de dollars en Arabie saoudite, avec des partenaires locaux, dont Ahmed Alenazi, ancien PDG de stc Pay. La collaboration impliquera des développeurs locaux et des banques dans la numérisation de treize villes d’ici la fin de 2023 », déclare M. Galtsev.

Realiste a également levé 500 000 dollars pour le développement des affaires à une estimation de dix millions de dollars en Arabie saoudite avec des partenaires locaux. L’entreprise vise à numériser à la fois l’offre et la demande du marché immobilier.

''

« L’expansion (vers le Royaume) nous a apporté plus de visibilité et nous a permis d’attirer plus d’investisseurs. Nous continuerons à nous établir et à mettre nos produits sur le marché tout au long de l’année », ajoute-t-il.

« Nos prévisions pour le Royaume sont d’environ 300 clients d’ici la fin de cette année», indique M. Galtsev, ajoutant une prévision de 1 300 transactions sur la plate-forme en 2023, contre 110 l’année dernière. « Nous utilisons nos outils déjà bien connus basés sur l’IA, Index et Portfolio, sur le marché immobilier saoudien pour attirer les investisseurs étrangers, ainsi que sur d’autres marchés, comme Dubaï », poursuit-il.

Index est une application mobile intelligente pour l’utilisateur final. Elle aide à prendre des décisions d’investissement éclairées, tandis que Portfolio est le système de gestion qui permet aux utilisateurs de visualiser et de modifier les opportunités d’investissement.

« La facilité et la commodité que ces approches innovantes apportent à l’investissement immobilier sont exceptionnelles, ce qui en fait un catalyseur de changement dans l’industrie», note M. Galtsev.

Le fournisseur d’IA fonctionne actuellement selon un flux de trésorerie positif avec des revenus atteignant un million de dollars au quatrième trimestre de 2022 en provenance de la succursale de Dubaï. Il vise à multiplier ce chiffre par trente cette année pour atteindre trente millions de dollars en 2023.

Ces objectifs semblent réalisables grâce au marché en croissance du Royaume et aux mesures prometteuses de Realiste qui incluent une croissance annuelle de 100%.

« L’Arabie saoudite devrait connaître une croissance significative au cours de la prochaine décennie, les investisseurs étant attirés par les initiatives économiques à grande échelle du gouvernement, comme Neom. Les prix de l’immobilier résidentiel à Riyad, la capitale du pays, ont augmenté jusqu’à 60% au cours des six derniers mois, ce qui indique que le marché est déjà en expansion », souligne M. Galtsev.

EN BREF

Fondée en décembre 2021, la société est une start-up de la proptech qui développe des produits alimentés par l’IA pour l’investissement immobilier avec des prévisions de marché pouvant aller jusqu’à trois ans.

Il ajoute que le volume des transactions sur plan de l’Arabie saoudite s’élevait à 81 milliards de dollars l’année dernière, dont moins de 1% étaient numérisées.

« Pour numériser le marché, Realiste a développé des produits clés, notamment un portefeuille de suivi de la valeur immobilière, des analyses de marché ainsi que la possibilité de réserver des appartements en ligne et une évaluation instantanée des propriétés », dit-il.

« L’initiative Vision 2030, combinée à la demande croissante de logements, a stimulé les investissements dans plusieurs nouvelles villes futuristes », explique M. Galtsev, ajoutant : « Autoriser les investissements étrangers sur le marché immobilier saoudien pourrait avoir des répercussions économiques positives ».

La valeur du secteur immobilier saoudien devrait atteindre 161,3 milliards de dollars cette année, selon la société de données Statista.

Le marché génère actuellement environ 9,4% du produit intérieur brut non pétrolier du Royaume.

La société fonctionne sur un modèle commercial basé sur les commissions des promoteurs immobiliers et des banques pour chaque transaction.

Realiste a réussi à obtenir un financement de cinq millions de dollars auprès d’investisseurs providentiels dans sa phase de lancement précoce, notamment des banques russes et des promoteurs immobiliers.

Dans le cadre de ses plans, la société vise à lever un financement de série A de 15 millions de dollars cet été.

La société Realiste est présente à New York, Londres et Moscou, ainsi qu’à Dubaï, Riyad, Abu Dhabi, Bangkok et Jakarta.

Elle a établi plus de quarante contrats avec certains des plus grands développeurs et banques du monde et, en 2022, a été reconnue comme la principale société d'intelligence artificielle aux Émirats arabes unis par le Future Innovation Summit.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Short Url
  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Short Url
  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.


Pétrole en repli, bourses d'Asie prudentes: le marché guette des signaux concrets d'apaisement au Moyen-Orient

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points. (AFP)
Short Url
  • Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février
  • Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens

TOKYO: Les prix du pétrole sont repartis à la baisse vendredi en Asie, dans des marchés guettant les signaux tangibles sur de potentielles négociations entre Etats-Unis et Iran, tandis que Tokyo et Séoul reprenaient leur souffle au lendemain d'une envolée.

Recul du pétrole, prudence sur le Moyen-Orient

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, référence du marché américain, reculait de 1,49% à 93,28 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, cédait 1,11% à 98,29 dollars.

Les cours de l'or noir ont effacé leurs gains de la veille, le marché restant dans l'attente de signaux concrets sur de potentielles négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.

Certes, le président américain Donald Trump a estimé jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord et affirmé que Téhéran acceptait de se séparer de son uranium enrichi, une des exigences majeures de Washington.

Donald Trump a en outre annoncé un cessez-le-feu de dix jours sur le front libanais, qui est entré en vigueur à 21h00 GMT.

Mais le marché doit composer avec des signaux contradictoires: le ministre américain de la Défense a ainsi dit jeudi que les Etats-Unis bombarderont à nouveau l'Iran si Téhéran "fait le mauvais choix".

L'Iran a menacé de bloquer la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier. Et l'armée libanaise a accusé vendredi Israël d'avoir commis des "actes d'agression" et des bombardements en violation de la trêve.

Il n'y a pour l'instant "pas de date" fixée pour un deuxième round de discussions, a par ailleurs indiqué le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

"Pour l'heure, le fait qu'aucune nouvelle série de pourparlers n'ait été programmée n'a qu'un impact modéré sur les marchés financiers (...) et le prix du pétrole reste inférieur à 100 dollars le baril",constate Kathleen Brooks, analyste de XTB.

"Toutefois, tant que le détroit d'Ormuz ne sera pas pleinement opérationnel, le prix du pétrole continuera de s'échanger avec une prime substantielle", prévient-elle.

Pour l'heure, l'Iran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite d'ordinaire un cinquième du pétrole mondial et où la circulation est quasi-paralysée depuis fin février.

Washington impose par ailleurs depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

La monnaie américaine montait légèrement (+0,19%) à 159,47 yens pour un dollar, tandis que l'or se stabilisait à 4.789 dollars l'once.

"S'il existe effectivement une voie rapide et crédible vers une résolution, l'optimisme récent pourrait persister, confortant la perspective à moyen terme d'un affaiblissement du dollar", observe Lloyd Chan, de MUFG.

"En revanche, si la diplomatie échoue et que l'optimisme s'estompe, le dollar pourrait rester soutenu plus longtemps", portée par les tensions inflationnistes.

Les Bourses d'Asie soufflent

A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 1,75% à 58.475,90 points, et l'indice élargi de 1,41% à 3.760,81 points.

A Séoul, l'indice Kospi a lâché 0,55%. La Bourse de Taipei a reculé de 0,88%, Sydney de 0,09%. L'indice hongkongais Hang Seng cédait 1,13% vers 06H30 GMT.

Guettant les signaux contradictoires au Moyen-Orient, les places asiatiques reprenaient leur souffle et faisaient une pause après avoir bondi la veille, le Nikkei s'élevant même à un sommet record en clôture.

"Compte tenu du nouveau record historique atteint par le Nikkei (jeudi), la prudence pourrait de nouveau s'imposer à ces niveaux élevés de valorisation", prévenaient les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.

TSMC trébuche, les investisseurs prudents

Le géant taïwanais TSMC, premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a publié jeudi un bénéfice net record pour le premier trimestre 2026, porté par la course effrénée au développement de l'intelligence artificielle (IA).

Il a vu pourtant son titre chuter de 2,64% vendredi à la Bourse de Taipei.

Ce repli reflète des prises de bénéfices, mais aussi l'inquiétude des investisseurs quant à la forte dépendance du groupe vis-à-vis d'un petit nombre de clients géants spécialisés dans l'IA.

"Les investisseurs sont amenés à se demander si une part trop importante des résultats de l'entreprise ne repose pas sur la capacité d'un groupe restreint d'+hyperscalers+ et de concepteurs de puces IA à maintenir leurs dépenses au rythme actuel", note Charu Chanana, de Saxo Markets. "Ce marché est difficile à impressionner".