Le ministère palestinien des Affaires étrangères demande à la CPI de délivrer un mandat d'arrêt à l'encontre de Ben-Gvir

Le ministère a déclaré que les requêtes du ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, « raciste et fasciste », visaient à réaliser un « nettoyage ethnique » (File/AFP).
Le ministère a déclaré que les requêtes du ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, « raciste et fasciste », visaient à réaliser un « nettoyage ethnique » (File/AFP).
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Publié le Dimanche 14 mai 2023

Le ministère palestinien des Affaires étrangères demande à la CPI de délivrer un mandat d'arrêt à l'encontre de Ben-Gvir

  • Les Palestiniens affirment que le ministre extrémiste a appelé l'armée israélienne à assassiner des Palestiniens en Cisjordanie
  • Abbas et Shtayyeh ont salué le rôle de l'Égypte dans la médiation d'une trêve entre le Jihad islamique et Israël

RAMALLAH : Le ministère palestinien des Affaires étrangères a demandé dimanche à la Cour pénale internationale de délivrer une citation à comparaître et un mandat d'arrêt à l'encontre du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.

Les Palestiniens affirment que le ministre extrémiste a demandé à l'armée israélienne d'assassiner des Palestiniens en Cisjordanie, comme cela s'est produit dans la bande de Gaza lors de la dernière escalade militaire.

Les combats ont duré cinq jours et se sont arrêtés samedi avant minuit grâce à un cessez-le-feu négocié par l'Égypte.

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Mohammed Shtayyeh ont salué le rôle de l'Égypte dans la médiation d'une trêve entre le Jihad islamique et Israël.

Le président Abbas a déclaré que cette trêve reflétait la force des relations égypto-palestiniennes et l'intérêt du président Abdel Fattah El-Sisi pour la cause palestinienne.

Depuis le début de l'année, les forces armées israéliennes et les colons ont tué 151 Palestiniens, dont des femmes et des enfants. 33 de ces victimes ont été assassinées dans la bande de Gaza.

Le ministère palestinien a qualifié les positions et les déclarations de Ben-Gvir de « permis de tuer des citoyens palestiniens ».

Il a ajouté que les appels du ministre à une escalade militaire injustifiée reflètent une mentalité coloniale expansionniste visant à perpétuer l'annexion progressive de la Cisjordanie et constituent une tentative de briser la volonté des Palestiniens. 

Le ministère a déclaré que les appels du « raciste et fasciste Ben-Gvir » visent à réaliser un « nettoyage ethnique » et à remplacer la population palestinienne par des colons.

Dans un communiqué publié dimanche, le ministère a déclaré que les opérations militaires en Cisjordanie constituaient une violation du droit international et du « droit à la vie » et s'apparentaient à une politique d'apartheid. Il a ajouté que les revendications de Ben-Gvir sont la preuve d'une politique qui a moins à voir avec l'autodéfense qu'avec le désir d' « intimider les citoyens palestiniens » et de « semer la pagaille, la destruction et le chaos ».

Le ministère a appelé la communauté internationale à prendre une position ferme et explicite contre Ben-Gvir, en demandant à la CPI de délivrer une citation à comparaître et un mandat d'arrêt à son encontre.

L'ambassadeur Ahmad Al-Deek, conseiller politique du ministre palestinien des Affaires étrangères, a déclaré à Arab News que « la communauté internationale devrait juger Ben-Gvir devant la CPI et considérer ses déclarations comme... (un) appel voilé à tuer des Palestiniens ».

Moustafa Barghouti, secrétaire général du Parti de l'initiative nationale palestinienne, a déclaré à Arab News que Ben-Gvir essayait de détourner l'attention de l'échec de son gouvernement à Gaza pour affaiblir la résistance palestinienne. 

Il a souligné que Ben-Gvir était l'une des personnes les plus influentes pour entraîner Israël dans cette bataille perdue d'avance, et qu'ils allaient aujourd'hui payer le prix politique de leur aventure ratée.

« Les menaces de Ben-Gvir n’ont aucun impact sur le peuple palestinien, et il semble qu'il n'ait pas encore compris que les assassinats n'ont pas affaibli ni empêché les Palestiniens de poursuivre leur lutte contre l'occupation israélienne, mais qu'ils ont au contraire renforcé leur force et leur détermination », a déclaré Barghouti à Arab News. 

Les déclarations de Ben-Gvir interviennent quelques jours avant la Marche nationaliste des drapeaux, qu'environ 7 500 colons israéliens prévoient d'organiser le 18 mai à Jérusalem, en passant par le quartier musulman de la vieille ville pour se rendre à l'est.

 

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Soudan: une attaque de drone fait 10 morts, dont 7 enfants, à el-Obeid 

Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP. (AFP)
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  • Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour
  • Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale

PORT-SOUDAN: Une frappe de drone sur la ville soudanaise d'El-Obeid, capitale de l'Etat du Kordofan-Nord, a tué lundi 10 personnes, dont 7 enfants, a indiqué une source médicale à l'AFP.

Un témoin oculaire a affirmé que la frappe avait touché une maison dans le centre de cette ville, contrôlée par l'armée mais assiégée par la milice des Forces de soutien rapide (FSR).

Ces deux sources se sont exprimées auprès de l'AFP sous couvert d'anonymat, craignant pour leur sécurité.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des FSR qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan, au centre du Soudan, mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

Ils y encerclent notamment El-Obeid, la principale ville de la région, qui se trouve à un carrefour stratégique reliant la capitale Khartoum au Darfour, où l'armée a perdu sa dernière position importante en octobre.

Le courant y a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'El-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre El-Obeid et Dilling, une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis la mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.