L'Arabie saoudite et Bahreïn examinent les efforts déployés pour renforcer les liens bilatéraux et le tourisme intégré

Le ministre saoudien de l'Investissement, Khaled al-Falih a parlé de l'importance des projets bahreïnis et saoudiens dans le secteur privé pour dynamiser la croissance. (SPA)
Le ministre saoudien de l'Investissement, Khaled al-Falih a parlé de l'importance des projets bahreïnis et saoudiens dans le secteur privé pour dynamiser la croissance. (SPA)
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Publié le Lundi 15 mai 2023

L'Arabie saoudite et Bahreïn examinent les efforts déployés pour renforcer les liens bilatéraux et le tourisme intégré

  • L'Arabie saoudite a annoncé son intention de cibler des investissements à hauteur de 5 milliards de dollars dans des projets de développement à Bahreïn
  • Les échanges commerciaux entre les deux pays voisins ont atteint 3,9 milliards de dollars en 2022, a révélé Samir ben Abdallah Nass, chef du Conseil d'affaires bahreïno-saoudien

RIYAD: Le commerce bilatéral entre l'Arabie saoudite et le Bahreïn devrait recevoir un coup de pouce majeur, des ministres de haut rang des deux pays s’étant rencontrés dimanche à Manama pour renforcer la coopération conjointe dans les domaines de l'investissement, de l'environnement et des infrastructures.

Dirigée par le ministre saoudien de l'Investissement, Khaled al-Falih, la délégation saoudienne a rencontré le ministre bahreïni des Transports et des Télécommunications, Mohammed ben Thamer al-Kaabi, et d'autres responsables pour la troisième réunion du comité de coordination saoudo-bahreïni, qui a abordé pas moins de treize initiatives d'intérêt mutuel. 

Au cours de la réunion, le ministre saoudien de l'Investissement a parlé de l'importance des projets bahreïnis et saoudiens dans le secteur privé pour dynamiser la croissance, a rapporté l'agence de presse bahreïnie. 

Les deux États du Golfe se sont attachés à renforcer leurs liens économiques, l'Arabie saoudite ayant annoncé son intention de cibler des investissements à hauteur de 5 milliards de dollars (un dollar = 0,92 euros) dans des projets de développement à Bahreïn, à la suite de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane en décembre 2021. 

Il a souligné que l'initiative visait à investir dans des secteurs économiques clés dans les deux pays, avec des plates-formes conjointes qui seront également mises en place à Bahreïn pour présenter les opportunités d'investissement réalisables. 

«Un portail spécial pour les investisseurs bahreïnis prioritaires sera également lancé», a déclaré Al-Falih, notant que l'intégration du tourisme entre les deux pays sera également revitalisée. Pour sa part, Al-Kaabi a souligné la volonté de son pays de créer des opportunités d'investissement  contribuant à développer les secteurs vitaux et à stimuler la croissance. 

Les ministres ont également parlé de deux protocoles d'accord entre les deux pays qui sont en cours d'élaboration. 

Le premier protocole d'accord sera signé entre le Centre national de gestion des déchets d'Arabie saoudite et le Conseil suprême de l'environnement de Bahreïn afin d'accroître la coopération dans le domaine de la gestion durable des déchets. 

Le second protocole d'accord sera signé entre la Bahrain Agricultural Development Co. et l'autorité concernée en Arabie saoudite dans le domaine de la sécurité alimentaire. 

Al-Falih a également évoqué la création d'un conseil saoudo-bahreïni de l'urbanisme et d'un forum annuel saoudo-bahreïni. 

«La construction du pont parallèle entre nos pays a été discutée, ainsi que le mécanisme permettant d'accélérer le rythme des travaux pour achever ce projet, qui comprend également une liaison ferroviaire entre les deux royaumes», a révélé le ministre. 

Les échanges commerciaux entre les deux pays voisins ont atteint 3,9 milliards de dollars en 2022, a révélé Samir ben Abdallah Nass, chef du Conseil d'affaires bahreïno-saoudien.  

Il a ajouté que les exportations de Bahreïn ont également dépassé les 3 milliards de dollars, faisant de l'Arabie saoudite le plus grand partenaire pour les exportations de Bahreïn et le 7e pour les importations.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

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Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.


L'armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
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  • L'armée israélienne affirme avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, où un soldat israélien a également été blessé
  • Malgré le cessez-le-feu, les tensions persistent, le Hezbollah rejetant l'accord-cadre tandis que Beyrouth dénonce la poursuite des opérations israéliennes

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué plusieurs combattants du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban et indiqué qu'un soldat israélien avait été blessé malgré le cessez-le-feu.

L'armée a affirmé avoir identifié dans la nuit plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.

"Après leur identification, les soldats ont frappé les terroristes et les ont éliminés afin d'écarter la menace", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Elle avait précédemment annoncé qu'un soldat avait été blessé dans un "affrontement rapproché" avec le Hezbollah, et a confirmé dans son second communiqué que le soldat avait été "modérement" blessé.

Il a été évacué vers un hôpital, selon les communiqués militaires.

Le Hezbollah pro-iranien n'a revendiqué aucune attaque depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avec Israël le 20 juin.

Contacté par l'AFP à Beyrouth, le mouvement chiite libanais n'a pas fait de commentaire.

Un accord-cadre parrainé par les Etats-Unis, signé fin juin par le Liban et Israël, vise à mettre un terme aux hostilités. Il prévoit le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ainsi que le retrait de l'armée israélienne de "zones pilotes", où les forces libanaises seront ensuite déployées.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël.

L'accord est intervenu plus de trois mois après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant des roquettes sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre.

Si les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d'un accord préliminaire entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que de l'accord entre le Liban et Israël, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et des tirs d'artillerie dans le sud du pays.

L'armée libanaise a récemment condamné la poursuite des activités militaires israéliennes qui, selon elle, empêchent son déploiement complet conformément à l'accord-cadre.