Darmanin et les six «crises» à surmonter par le ministère de l'Intérieur

Gérald Darmanin, ministre français de l'Intérieur et de l'Outre-mer (Photo, AFP).
Gérald Darmanin, ministre français de l'Intérieur et de l'Outre-mer (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 15 mai 2023

Darmanin et les six «crises» à surmonter par le ministère de l'Intérieur

  • M. Darmanin a évoqué la possibilité d'un cumul de crises
  • Il a parlé d'une «crise de l'ordre public» avec «le pouvoir des images qui vient contredire l'ordre public»

SACLAY: Gérald Darmanin a détaillé lundi à Saclay (Essonne) les six crises auxquelles le ministère de l'Intérieur doit faire face, à savoir le réchauffement climatique, l'immigration, l'ordre public, la délinquance, le terrorisme et le cyber, en craignant leur agrégation lors des Jeux olympiques de 2024 à Paris.

Devant le "Top 800" de la gendarmerie réuni en séminaire de commandement à l'Ecole polytechnique, le ministre de l'Intérieur a déroulé de nouveau les défis à relever en termes de sécurité.

Près d'un an avant les Jeux olympiques de 2024, une échéance majeure pour le gouvernement et le pays, M. Darmanin a évoqué la possibilité d'un cumul de crises: "crise climatique, crise d'ordre public, crise terroriste, crise de la délinquance et crise cyber". Mais sans être alarmiste et sans évoquer un plan de bataille si tel était le cas.

Devant les gradés, se présentant comme "à la tête du premier des ministères", il a évoqué la lutte contre les méga-feux comme illustration du réchauffement climatique ou bien "la nouvelle crise migratoire comparable à celle de 2015", à laquelle il faut répondre avec une "nouvelle façon de protéger les frontières" par la mise en place d'un "état-major ad hoc".

Alors que la contestation de la réforme des retraites a remis en lumière des manifestations violentes, M. Darmanin a parlé d'une "crise de l'ordre public" avec "le pouvoir des images qui vient contredire l'ordre public".

Avant, a-t-il dit, "les manifestations encadrées par la CGT à Paris entre République et Nation, c'était de l'ordre public à la papa", alors qu'il s'agit à présent de "guérilla urbaine ou rurale".

Il a relevé que "ceux qui font l'opinion sont les journalistes", en pointant du doigt "un monde d'images et de manipulation d'images".

Revenant sur les affrontements violents entre gendarmes et opposants aux bassines à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), il a estimé que le problème ce n'était "pas pourquoi les gens manifestent", mais que "la cause entraîne d'autres personnes qui sont contre l'Etat".

Quant à la "crise de la délinquance", le ministre a fait valoir que ce qui change c'est le degré "d'acceptation de la violence". "Il y a une demande d'une réponse ferme de l'Etat", a-t-il dit, en relevant que le nombre d'homicides (environ 800 par an) n'avait pas varié "depuis 30 ans".

Enfin, il a évoqué la "crise terroriste" avec "une menace endogène plus importante" et la "crise cyber".


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.