« Les Divas arabes : d’Oum Kalthoum à Dalida », l’exposition de l’IMA reportée

La diva égyptienne Oum Kalthoum se produisant le 16 novembre 1967 à l'Olympia de Paris. (STRINGER/AFP)
La diva égyptienne Oum Kalthoum se produisant le 16 novembre 1967 à l'Olympia de Paris. (STRINGER/AFP)
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Publié le Mardi 28 juillet 2020

« Les Divas arabes : d’Oum Kalthoum à Dalida », l’exposition de l’IMA reportée

  • Les visiteurs seront invités à un voyage dans le temps, du début du XXe siècle à nos jours
  • « Ces femmes, artistes, arabes, furent des pionnières »

PARIS: En raison de la pandémie de coronavirus, l’exposition « Les Divas arabes : d’Oum Kelthoum à Dalida » proposée par l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, initialement prévue pour le printemps-été 2020, a été reportée au premier semestre de l’année prochaine (du 25 janvier au 25 juillet 2021).

Du Caire à Beyrouth en passant par le Maghreb et la France, les divas arabes étaient des femmes émancipées, avant-gardistes et visionnaires. Cette exposition promet d’être une véritable immersion dans la vie scénique et personnelle de vedettes légendaires de la chanson et du cinéma arabes. Elle permettra de découvrir ou de rédécouvrir Oum Kalthoum, Fairuz, Warda, Leila Mourad, Ismahan, Dalida et Sabah.

« Promenez-vous dans les rues du Caire et entrez dans ses cabarets, rejoignez Oum Kelthoum, Fairuz et Warda sur scène, visitez le salon de Leila Mourad, contemplez les plus belles robes de Sabah puis découvrez les débuts de carrière de la grande Dalida. […] Retrouvez-vous en plein cœur d’une comédie musicale », peut-on lire sur le site de l’IMA.

L’exposition est une véritable rétrospective à l’âge d’or de la vie culturelle du monde arabe, dans la période entre les années 1920 et 1970. Les visiteurs seront invités à un voyage dans le temps, du début du xxe siècle à nos jours, et pourront s’imprégner des décors, des objets artistiques et personnels de ces icônes, de leurs tenues de scènes, de leurs bijoux et de leurs œuvres.

« Cette exposition m’intéresse ! J’ai hâte de découvrir la vie et la carrière de ces stars qui furent des porte-voix du féminisme dans le monde arabe. Ces femmes, artistes, arabes ont été des pionnières en s’émancipant à une époque plutôt difficile pour la condition féminine », souligne Nadia, fan d’Oum Kalthoum.

Les visiteurs pourront aussi explorer le cinéma. En effet, dans les années 1920, des artistes égyptiennes et libanaises ont joué dans des comédies musicales produites par Nilwood (âge d’or du cinéma égyptien). Ces comédiennes charismatiques ont ainsi interprété des rôles qualifiés d’avant-gardistes, ouverts sur le monde. Grâce à ces films, Leila Mourad, Asmahan ou Dalida sont aujourd’hui des divas incontestées de la scène culturelle internationale.

L’exposition, qui suscite l’intérêt de tous les amoureux des divas de la chanson arabe, est soutenue par Total Fondation, MGEN, la région Île-de-France, Engie, Saint-Gobain et EI-Technologies.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".