Libye: le chef de l'exécutif parallèle suspendu par le Parlement

Le parlement libyen basé à l'est a voté la suspension de son Premier ministre nommé, Fathi Bashagha. (AFP)
Le parlement libyen basé à l'est a voté la suspension de son Premier ministre nommé, Fathi Bashagha. (AFP)
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Publié le Mardi 16 mai 2023

Libye: le chef de l'exécutif parallèle suspendu par le Parlement

  • « La Chambre des députés a voté à l'unanimité la suspension du chef du gouvernement Fathi Bachagha et l'ouverture d'une enquête à son encontre», a annoncé le porte-parole de la Chambre des députés
  • Les raisons de cette suspension n'étaient pas connues dans l'immédiat

TRIPOLI: La Chambre des députés siégeant dans l'est de la Libye a suspendu mardi Fathi Bachagha, chef de l'exécutif parallèle qu'elle a nommé en 2021 pour tenter de déloger le gouvernement en place à Tripoli.

"La Chambre des députés a voté à l'unanimité la suspension du chef du gouvernement Fathi Bachagha et l'ouverture d'une enquête à son encontre", a annoncé le porte-parole de la Chambre des députés, Abdallah Bliheq, à l'issue d'une réunion à huis clos tenue à Benghazi.

Les députés ont chargé "le ministre des Finances, Oussama Hamad, de gérer les affaires de la Primature" dans l'attente des conclusions de l'enquête, a-t-il ajouté.

Les raisons de cette suspension n'étaient pas connues dans l'immédiat.

En mars 2022, Fathi Bachagha, ex-ministre de l'Intérieur originaire de Misrata (ouest), a été désigné par le Parlement siégeant dans l'est de la Libye à la tête d'un nouvel exécutif en concurrence avec le cabinet en place à Tripoli dirigé par Abdelhamid Dbeibah.

Deux mois plus tard, M. Bachagha a tenté un coup de force pour entrer à Tripoli mais, après plusieurs heures d'affrontements violents, ses partisans ont été repoussés, laissant derrière eux d'importants dégâts matériels dans la capitale.

Installé depuis avec son cabinet à Syrte (centre), le Parlement lui reproche de ne pas avoir évincé son rival malgré une motion de censure controversée en septembre 2021.

M. Bachagha, un poids lourd de l'Ouest, a choisi de nouer des alliances avec des figures de l'Est, le maréchal Khalifa Haftar et le président du Parlement basé à Tobrouk, Aguila Saleh, au nom de la "réconciliation nationale".

La Libye tente de s'extraire d'une décennie de violences depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Ces dernières années ont été marquées par les luttes de pouvoir et des violences fratricides, sur fond d'ingérences étrangères qui soutiennent un camp au détriment de l'autre.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.