Le prince héritier de Libye promet d’améliorer les relations entre l'Algérie et le Maroc

Le prince héritier de Libye, Mohamed El Senussi (Photo,Twitter).
Le prince héritier de Libye, Mohamed El Senussi (Photo,Twitter).
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Le prince héritier de Libye promet d’améliorer les relations entre l'Algérie et le Maroc

  • El Senussi a déclaré que la famille royale de Libye avait des relations historiques avec le Maroc et l'Algérie
  • La dynastie Senussi a dirigé la Libye de 1951 à 1969

ALGER: Le prince héritier de Libye, Mohamed El Senussi, qui vit en exil à Londres, a proposé une médiation entre le Maroc et l'Algérie, et a suggéré que la famille royale libyenne pouvait jouer un rôle de médiateur entre les deux pays ainsi qu'avec l'Espagne. 

Dans une interview accordée au journal espagnol El Independiente le 13 mai, El Senussi a déclaré que la famille royale de Libye avait des relations historiques avec le Maroc et l'Algérie, et que cela pouvait aider à rétablir les liens entre les deux pays. 

Il a également affirmé que la Libye pouvait jouer un rôle de «casque bleu» entre les deux rives de la Méditerranée et contribuer à apaiser les conflits actuels, à condition que cela se fasse par le rétablissement du régime monarchique. 

El Senussi a également déclaré que l'Espagne pouvait contribuer à la stabilité de la Libye en aidant à ramener la famille royale sur la scène politique par des moyens diplomatiques. 

Le prince héritier estime également que les relations entre l'Espagne et l'Algérie doivent retrouver leur cours normal et que la famille royale libyenne précédente peut jouer un rôle de médiation dans cette question.

Pour rappel, en 2022, le volte-face sahraoui de l'Espagne avait conduit à rupture de ses relations avec l'Algérie.  

Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, avait transmis dans une lettre au roi du Maroc, Mohamed VI, son soutien à l'autonomie du Sahara occidental. 

Par la suite, une série de restrictions ont été mises en place par l’Algérie qui ont ont causé des millions de pertes aux entreprises espagnoles dont le pays nord africain est le principal partenaire économique. 

Entreprise de reconquête 

«La famille royale libyenne précédente peut jouer un rôle de médiation dans cette question»,a t’il déclaré. 

Dans ce meme contexte, El Senussi estime que “l’Espagne peut contribuer à la stabilité de la Libye et ramener la famille royale sur la scène politique en intervenant par des moyens diplomatiques”.

La famille royale de Libye était la dynastie qui régnait sur la Libye avant la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. 

La dynastie Senussi a dirigé la Libye de 1951 à 1969, date à laquelle le colonel Kadhafi a mené un coup d'État et renversé le roi Idriss Ier. Depuis, la famille royale de Libye est en exil et n'a plus aucun pouvoir politique en Libye.

Par ailleurs, la situation actuelle en Libye est complexe et fragile. Et ce depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays est en proie à une instabilité politique, économique et sécuritaire. Le gouvernement central a du mal à contrôler les différentes milices armées et les groupes tribaux qui se disputent le pouvoir et les ressources du pays.

En 2014, une guerre civile a éclaté entre deux gouvernements rivaux: le gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli, soutenu par l'ONU et la communauté internationale, et un gouvernement parallèle basé à Tobrouk dans l'est du pays, soutenu par l'armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar.

(Avec AFP).


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.