Iran : exécutif et députés rappelés à l'ordre sur la question nucléaire

Depuis l'annonce de la victoire de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre, M. Rohani multiplie les signaux d'ouverture à l'attention du prochain gouvernement américain (Photo, AFP)
Depuis l'annonce de la victoire de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre, M. Rohani multiplie les signaux d'ouverture à l'attention du prochain gouvernement américain (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 06 décembre 2020

Iran : exécutif et députés rappelés à l'ordre sur la question nucléaire

  • le texte enjoint le gouvernement à prendre immédiatement des dispositions pour produire et stocker au «moins 120 kilogrammes par an d'uranium enrichi à 20%»
  • Mercredi, M. Rohani avait jugé le texte «nuisible» aux efforts diplomatiques

TEHERAN: Le Conseil suprême de la sécurité nationale d'Iran (CSSNI) a appelé samedi à « renforcer l'unité nationale » après une violente polémique entre le gouvernement et le Parlement à propos d'une loi controversée sur la question nucléaire.   

Ce texte a été approuvé mercredi par le Conseil des Gardiens de la Constitution après son vote au Parlement. 

Pour être promulguée, la loi doit encore être signée par le président Hassan Rohani, mais celui-ci ne devrait pas se précipiter compte tenu de son opposition au texte. 

Selon les médias iraniens, le texte enjoint le gouvernement à prendre immédiatement des dispositions pour produire et stocker au « moins 120 kilogrammes par an d'uranium enrichi à 20% » et l'appelle à « mettre fin » aux inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). 

Ces deux dispositions, si elles étaient appliquées, iraient à l'encontre des engagements pris par la République islamique lors de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015. 

Elles risqueraient également de renvoyer la question nucléaire iranienne devant le Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui achèverait de tuer cet accord en sursis. 

Dans un communiqué repris par les agences iraniennes, le CSSNI estime que le texte de loi « ne pose pas de problème spécifique pour l'intérêt national », contrairement au « désordre » créé par des « attitudes et remarques récentes » ayant "sacrifié l'intérêt national à des intérêts partisans ». 

La sortie du Conseil intervient après de vigoureux échanges entre le président du Parlement Mohammad-Bagher Ghalibaf et le président Rohani. 

Le Parlement a intensifié et accéléré ses travaux sur cette initiative de loi (introduite début novembre) après l'assassinat le 27 novembre d'un physicien nucléaire, Mohsen Fakhrizadeh, dans une attaque que les autorités attribuent à Israël. 

Mercredi, M. Rohani avait jugé le texte « nuisible » aux efforts diplomatiques. 

Le président américain Donald Trump a sorti son pays de l'accord de Vienne en mai 2018, avant de rétablir des sanctions ayant plongé la République islamique dans une violente récession. 

En riposte, Téhéran s'est désengagé à partir de mai 2019 de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne. 

Depuis l'annonce de la victoire de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre, M. Rohani multiplie les signaux d'ouverture à l'attention du prochain gouvernement américain. 

M. Biden a dit sa volonté de réintégrer les Etats-Unis à l'accord de Vienne, mais la voie qu'il propose est jugée inacceptable par le gouvernement iranien. 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com