Macron en Mongolie, une première pour un président français

Le président mongol Ukhnaagiin Khürelsükh (à droite) s'entretient avec le président français Emmanuel Macron à l'intérieur d'une yourte traditionnelle lors d'une réunion au palais du gouvernement à Oulan-Bator, le 21 mai 2023. (Photo, AFP)
Le président mongol Ukhnaagiin Khürelsükh (à droite) s'entretient avec le président français Emmanuel Macron à l'intérieur d'une yourte traditionnelle lors d'une réunion au palais du gouvernement à Oulan-Bator, le 21 mai 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 21 mai 2023

Macron en Mongolie, une première pour un président français

  • Macron fait étape en Mongolie après avoir participé, depuis vendredi, au sommet du G7 dans la ville japonaise d'Hiroshima dont le président ukrainien Volodomyr Zelensky a été l'invité vedette
  • La France ambitionne également avec ce déplacement de renforcer les liens bilatéraux en matière de transition écologique, d'agriculture, d'agro-alimentaire et de sécurité civile

OULAN-BATOR: Emmanuel Macron est arrivé dimanche en Mongolie pour une visite brève mais symbolique, la première d'un président français dans ce pays enclavé entre la Chine et la Russie auquel les Occidentaux accordent un intérêt croissant.

Le chef de l'Etat français a atterri dans la capitale Oulan-Bator peu après 18H30 (10H30 GMT), selon un photographe de l'AFP.

Il a été accueilli à sa descente d’avion par une haie d’honneur de la garde mongole en tenue traditionnelle, avant une cérémonie sur la place Sukhbaatar, du nom du héros de l'indépendance mongole. Le président Ukhnaa Khurelsukh était présent lors de cette cérémonie où ont retenti les hymnes des deux pays.

Macron fait étape en Mongolie après avoir participé, depuis vendredi, au sommet du G7 dans la ville japonaise d'Hiroshima dont le président ukrainien Volodomyr Zelensky a été l'invité vedette.

Ce dernier était venu s'adresser à ses principaux alliés occidentaux, mais aussi aux dirigeants de pays non alignés comme le Brésil ou l'Inde, également conviés au G7.

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, la France multiplie les efforts pour parler aux pays qui n'ont pas clairement condamné la guerre menée par Moscou.

La visite en Mongolie s'inscrit dans ce contexte.

La France ambitionne également avec ce déplacement de renforcer les liens bilatéraux en matière de transition écologique, d'agriculture, d'agro-alimentaire et de sécurité civile.

A Oulan-Bator, où il ne passera que la soirée, Emmanuel Macron doit s'entretenir puis dîner avec le président, a fait savoir l'Elysée.

Il doit aussi visiter le musée Gengis Khan, du nom du grand conquérant mongol du XIIIe siècle. L'institution va prêter une partie de sa collection au musée d'histoire de Nantes, dans l'ouest de la France, pour une exposition prévue en octobre.

«Enjeu très important»

Emmanuel Macron aura également un entretien avec le Premier ministre mongol Luvsannamsrai Oyun-Erdene. Il repartira pour Paris en fin de soirée.

"Le fait que la Mongolie soit sur le chemin du retour nous permet de faire cette première historique en lui donnant un sens tout particulier", a-t-on expliqué dans l'entourage du président français.

"La Mongolie est un pays enclavé entre la Russie et la Chine, mais aussi un pays qui a un modèle de gouvernement qui est libéral, qui tient des élections, qui a connu des alternances, et qui par ailleurs cherche à diversifier ses partenariats pour être plus robuste et pouvoir traiter dans de meilleures conditions avec ses grands voisins russe et chinois", a-t-on souligné.

La présidence française a évoqué un "enjeu très important" sur le "plan géostratégique", qui s'inscrit dans la volonté de Paris de "desserrer la contrainte qui s'exerce sur les voisins de la Russie et leur ouvrir le choix de leurs options".

La Mongolie fait par ailleurs partie de la "stratégie de diversification des approvisionnements européens afin de garantir notre souveraineté énergétique", indique l'Elysée.

Le groupe nucléaire français Orano travaille notamment sur un projet de mine d'uranium sur le territoire mongol - potentiellement l'une des plus importantes au monde.

Stratégie américaine

Selon l'Elysée, l'autre enjeu de la visite sera d'encourager les investissements étrangers en Mongolie en matière de lutte contre le réchauffement climatique, auquel le pays semi-désertique, soumis à des températures extrêmes, est particulièrement vulnérable.

Sur le plan bilatéral, Paris estime qu'il existe des "possibilités de coopération très importantes" puisque la Mongolie, "dépendante à 90% du charbon pour son électricité", a un "problème" de "décarbonation de son économie".

La Mongolie fait déjà l'objet d'un intérêt croissant depuis quelques années de la part des Etats-Unis, dans le cadre de leur stratégie visant à contrecarrer la montée en puissance de Pékin.

Actuellement, 86% des exportations totales de la Mongolie, toutes marchandises confondues, ont la Chine pour destination. La moitié de ces achats chinois sont du charbon.

La Mongolie est aux prises avec l'instabilité politique depuis sa première Constitution démocratique en 1992, à sa sortie de l'orbite soviétique.

La France et la Mongolie ont établi leurs relations diplomatiques en 1965.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.