Immigration: LR dévoile deux propositions de loi pour «reprendre le contrôle»

Le sénateur français et président du groupe Les Républicains (LR) Bruno Retailleau s'adresse à la presse après une séance de vote sur la réforme des retraites du gouvernement au Sénat français, la chambre haute du parlement, à Paris, le 16 mars 2023. (Photo, AFP)
Le sénateur français et président du groupe Les Républicains (LR) Bruno Retailleau s'adresse à la presse après une séance de vote sur la réforme des retraites du gouvernement au Sénat français, la chambre haute du parlement, à Paris, le 16 mars 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 21 mai 2023

Immigration: LR dévoile deux propositions de loi pour «reprendre le contrôle»

  • «Les Français nous le disent dans tous les sondages : il y a trop d'immigrés. Il faut reprendre le contrôle», déclare dans le JDD le président des sénateurs LR Bruno Retailleau
  • La première proposition est d'ordre constitutionnelle: elle vise à «permettre la tenue d’un référendum sur la politique migratoire», déclare M. Retailleau

PARIS: Possibilité de référendum sur la politique migratoire, rétablissement du délit de séjour clandestin, et inscription de l'assmilitation dans la Constitution: Les Républicains ont dévoilé dans le Journal du Dimanche deux propositions de loi offensives afin de "reprendre le contrôle" en la matière.

"Les Français nous le disent dans tous les sondages : il y a trop d'immigrés. Il faut reprendre le contrôle", déclare dans le JDD le président des sénateurs LR Bruno Retailleau.

Vantant "un projet de rupture, à la fois audacieux et sérieux", le numéro 1 du parti Eric Ciotti plaide à l'unisson "pour mettre un coup d’arrêt à l'immigration de masse", dans l'entretien croisé auquel le chef de file des députés LR Olivier Marleix a également participé. Façon de montrer, disent-ils, que "nous avons toujours été unis sur ces sujets".

Car après avoir montré des divisions internes sur la réforme des retraites, LR veut reprendre la main sur un de leurs marqueurs, l'immigration, en déposant "cette semaine" deux propositions de loi destinées à imprimer le tempo, alors que l'exécutif va d'un revirement à l'autre sur ses intentions en la matière.

La première proposition est d'ordre constitutionnelle: elle vise à "permettre la tenue d’un référendum sur la politique migratoire", quand, aujourd'hui, "le référendum ne peut porter que sur l’organisation des pouvoirs publics et des réformes économiques, sociales et environnementales", rappelle M. Retailleau.

Avec cette proposition, "les Français pourront se prononcer sur tout projet de loi ou projet de loi organique quel qu’en soit le sujet, y compris l’immigration", poursuit-il.

Dans ce même texte, LR compte inscrire dans la Constitution "la possibilité de déroger à la primauté des traités et du droit européen (...) quand 'les intérêts fondamentaux de la Nation' sont en jeu", en considérant que l'immigration entre dans cette case, selon M. Retailleau. LR entend aussi "élever au rang constitutionnel le principe d’assimilation".

Quant à l'autre proposition, une loi ordinaire, elle vise notamment à "affirmer qu’on n'entre pas en France par effraction en rétablissant le délit pour séjour clandestin", aboli en 2012 sous François Hollande. Ou encore à engager "un bras de fer avec les pays qui n'acceptent pas de donner des laissez-passer consulaires pour récupérer leurs ressortissants, tant au niveau des visas qu'au niveau de l'aide au développement", explique M. Retailleau.

Alors que l'exécutif doit engager des concertations sur le sujet, Eric Ciotti dit "au gouvernement et au président de la République : chiche". "Si vous voulez sincèrement changer de politique migratoire, il faut voter cette révision de la Constitution. Sinon, rien ne sera possible", insiste-t-il.

Au cas où le gouvernement "tentait de faire passer par 49.3 un texte laxiste" aux yeux de LR, M. Marleix menace de son côté de "déposer une motion de censure", frontière que LR n'a pas encore franchie mais qui pourrait faire tomber le gouvernement Borne, en cas de coalition des oppositions.

"Je l’ai dit à la Première ministre. Je pense que le message a été reçu", assure-t-il.

En ce sens, LR considère "pas négociable" la création d'un nouveau titre de séjour pour les métiers en tension, comme l'envisageait le gouvernement.

"Aucun texte qui comporterait de nouvelles pompes aspirantes comme cette régularisation massive ne sera voté au Sénat", affirme M. Retailleau.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.