Le Royaume en bonne position pour tirer parti de l'IA auprès des jeunes, selon un cadre de Google

YouTube a présenté le contenu saoudien au monde. (Source/Twitter)
YouTube a présenté le contenu saoudien au monde. (Source/Twitter)
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Publié le Mardi 23 mai 2023

Le Royaume en bonne position pour tirer parti de l'IA auprès des jeunes, selon un cadre de Google

  • «L'IA est trop importante pour qu’elle ne soit pas bien réglementée»
  • Le Chatbot Bard de Google sera bientôt disponible en arabe, confirme Bhatia

RIYAD: «Avec les politiques adéquates, l'Arabie saoudite peut fournir le bon environnement aux entreprises et aux économies afin de maximiser le potentiel de l'IA», a déclaré Karan Bhatia, vice-président de Google pour les affaires publiques mondiales et la politique publique, lors d'une table ronde exclusive avec la presse mardi.

«Le Royaume est bien placé pour tirer parti de l'IA avec sa population jeune et instruite, et son fort engagement en faveur de l'innovation», a-t-il ajouté.

«Il est important d'établir le bon environnement, les bonnes politiques et les bonnes compétences pour l'IA afin que les personnes, les entreprises et les communautés en Arabie saoudite puissent en tirer profit.»

Lors de la table ronde, à laquelle a participé Arab News, Bhatia a souligné le fait que Google adoptait «une approche audacieuse et responsable de l'IA», tout en «étant consciente que ce nouveau monde (de l'IA) comportait assurément des risques sérieux».

Le géant multinational de la technologie, a-t-il dit, est déterminé à «équilibrer l'audace avec un sens aigu de la responsabilité», ajoutant que l'IA était «trop ​​importante pour qu’elle ne soit pas bien réglementée», d'autant plus que cette technologie est destinée à «traverser les frontières».

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«Avec les politiques adéquates, l'Arabie saoudite peut fournir le bon environnement aux entreprises et aux économies afin de maximiser le potentiel de l'IA», a déclaré Karan Bhatia, vice-président de Google pour les affaires publiques mondiales et la politique publique, lors d'une table ronde exclusive avec la presse mardi. (Fournie)

L'Arabie saoudite devrait gagner 200 milliards de dollars grâce à l'IA d'ici 2030, selon The Economist.

«Chez Google, nous nous sommes profondément investis et réjouis des opportunités que l'IA présente», a indiqué Bhatia. «Un grand nombre de nos produits aujourd'hui – probablement presque tous nos produits– intègrent certains éléments de l'IA.»

«En regardant vers l’avenir, nous constatons que ce qui a évidemment retenu l'attention d’un grand nombre de personnes, ce sont les grands modèles de langage et les produits d'IA générative», a-t-il précisé, soulignant le fait que le chatbot conversationnel de Google, Bard, était disponible dans le Royaume en anglais, l'arabe devant bientôt suivre.

Pour protéger les jeunes de la région en ligne, Google a lancé en 2018 son programme de sécurité Abtal al-Internet («héros de l'Internet»), auquel 449 élèves de 45 écoles publiques de Djeddah et Riyad ont participé jusqu'à présent.

Bhatia a souligné le fait que divers secteurs du Royaume, comme le tourisme et l'aviation, ont développé des moyens d'intégrer l'IA et d'en tirer profit dans le but de réduire les coûts et d’améliorer les services.

Dans le cadre de son engagement vis-à-vis de l'Arabie saoudite, Google soutient les secteurs du tourisme et de la culture du Royaume, que ce soit à travers des campagnes médiatiques dans la rercherche Google et sur YouTube, ou la collaboration avec la commission royale d'AlUla pour présenter les sites historiques de l'Arabie saoudite sur Google Arts & Culture.

La compagnie multinationale de technologie soutient également les entreprises locales et les acteurs du commerce électronique dans le Royaume grâce à un partenariat avec Saudi Post, des produits tels que Google Shopping, Grow my Store et le Google Cloud Center of Excellence, ainsi que la future région cloud de Dammam.

De plus, pour s'assurer que tout le monde est inclus dans cette transformation technologique, Google a formé 300 000 personnes en Arabie saoudite via son programme de compétences numériques, «Maharat min Google», et plus de 17 000 via le Google Cloud Center of Excellence.

YouTube, la plate-forme de partage de vidéos de Google, a également présenté le contenu saoudien au monde, 55% du temps de visionnage du contenu produit dans le Royaume se faisant de l'étranger, selon un communiqué de presse de Google.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.