L'agence spatiale des EAU collabore avec Planet Labs

L'Agence spatiale des Émirats arabes unis a signé un partenariat avec Planet Labs afin d'élaborer un atlas sur les pertes et les dommages, basé sur des données satellitaires pour la résilience climatique mondiale (Photo, Twitter/@uaespaceagency).
L'Agence spatiale des Émirats arabes unis a signé un partenariat avec Planet Labs afin d'élaborer un atlas sur les pertes et les dommages, basé sur des données satellitaires pour la résilience climatique mondiale (Photo, Twitter/@uaespaceagency).
Short Url
Publié le Samedi 27 mai 2023

L'agence spatiale des EAU collabore avec Planet Labs

  • L'accord s'aligne sur la vision et les objectifs stratégiques de l'Agence spatiale des Émirats arabes unis
  • La présidente de l’Agence Sarah al-Amiri déclare que cette relation représente une étape importante dans la construction d'un avenir durable

ABU DHABI: L'Agence spatiale des Émirats arabes unis a signé un accord avec Planet Labs, pionnière des données et des connaissances sur la Terre, pour la création d'un atlas sur les pertes et les dommages, basé sur des données satellitaires, afin de renforcer la résilience climatique mondiale.

L'accord est conforme à la vision et aux objectifs stratégiques de l'Agence spatiale des Émirats arabes unis, qui soutient activement les initiatives et les projets de transformation visant à lutter contre le changement climatique, a rapporté vendredi l'Agence de presse des Émirats arabes unis.

Cet accord s'inscrit également dans l'engagement des Émirats arabes unis qui se préparent à accueillir la 28e conférence des Nations unies sur le changement climatique du 30 novembre au 12 décembre à l'Expo City de Dubaï.

Sarah al-Amiri, ministre d'État des Émirats arabes unis chargée de l'enseignement public et des technologies avancées, et présidente de l'Agence spatiale du pays, a indiqué que cette collaboration stratégique représentait une étape importante dans la construction d'un avenir durable et résilient au changement climatique.

Elle a signalé: «Cela reflète notre engagement à renforcer nos capacités d'analyse pour lutter contre le changement climatique et prendre des décisions plus éclairées.»

Al-Amiri a déclaré que les parties utiliseraient des technologies de pointe, des données spatiales et des satellites pour cartographier les pertes et les dommages causés par le changement climatique et contribuer à la mise en place de systèmes d'alerte précoce.

Elle a ajouté: «Le projet soutient également nos plans de renforcement des capacités et d'adaptation à l'accélération des changements climatiques, tout en aidant d'autres pays à élaborer des plans et des stratégies visant à limiter les changements climatiques futures.»

Planet Labs

Will Marshall, PDG de Planet Labs, a souligné que l'entreprise est fière de ce partenariat.

Il a précisé: «Le changement climatique est l'un des plus grands défis auxquels notre planète ait jamais été confrontée et il est essentiel que les pays vulnérables puissent disposer d'informations réelles et concrètes afin de renforcer leur résilience.»

«Nous disposons de la technologie nécessaire pour recueillir ces informations et contribuer à la mise en place de systèmes d'alerte précoce pour les risques climatiques, mais nous ne pouvons pas le faire seuls.»

La création d'un fonds pour les pertes et dommages a été l'un des points forts de la COP27 et l'aboutissement de décennies de pressions exercées par les pays en développement vulnérables au climat.

Le fonds vise à fournir une aide financière aux pays les plus touchés par les effets du changement climatique.

Le projet d'atlas des pertes et dommages a été conçu pour étendre la technologie et l'expertise aux pays en développement afin de les aider à lutter contre les pertes et dommages résultant du changement climatique.

Salem Butti Salem al-Qubaisi, directeur général de l'Agence spatiale des Émirats arabes unis, a souligné l'engagement de l'agence à encourager les entreprises nationales du secteur privé et à leur donner les moyens d'agir dans leurs efforts pour renforcer la durabilité et lutter contre le changement climatique.

Il a déclaré: «Cet accord marque une étape importante dans la poursuite des objectifs de développement durable, en créant un atlas de pertes et dommages sans précédent.»

«La mise en œuvre de cet atlas novateur offre un immense potentiel pour atténuer les effets néfastes du changement climatique», a soutenu Al-Qubaisi

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.