La carrière de Henry Kissinger, magistrale leçon de diplomatie et art de la gouvernance

Vénéré par beaucoup et détesté par certains, Kissinger est devenu l’incarnation du pouvoir américain à son apogée, projetant l’ombre portée de la Pax Americana à travers le monde et devenant synonyme de l’Amérique de la guerre froide (AFP/Getty Images)
Vénéré par beaucoup et détesté par certains, Kissinger est devenu l’incarnation du pouvoir américain à son apogée, projetant l’ombre portée de la Pax Americana à travers le monde et devenant synonyme de l’Amérique de la guerre froide (AFP/Getty Images)
L’ancien Secrétaire d’État américain Henry Kissinger assiste à une cérémonie de remise de prix en l’honneur de sa carrière diplomatique à Washington DC, le 9 mai 2016. (Fichier AFP)
L’ancien Secrétaire d’État américain Henry Kissinger assiste à une cérémonie de remise de prix en l’honneur de sa carrière diplomatique à Washington DC, le 9 mai 2016. (Fichier AFP)
Le secrétaire d’État américain Henry Kissinger avec le roi Faiçal (droite) d’Arabie saoudite à Riyad en 1973. Sur la gauche se trouve le prince Salmane, aujourd’hui roi d’Arabie saoudite (Archives AN)
Le secrétaire d’État américain Henry Kissinger avec le roi Faiçal (droite) d’Arabie saoudite à Riyad en 1973. Sur la gauche se trouve le prince Salmane, aujourd’hui roi d’Arabie saoudite (Archives AN)
Le président américain Jimmy Carter (à droite) consulte l'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger le 15 août 1977 à la Maison Blanche sur les propositions de paix au Moyen-Orient. (AFP)
Le président américain Jimmy Carter (à droite) consulte l'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger le 15 août 1977 à la Maison Blanche sur les propositions de paix au Moyen-Orient. (AFP)
L'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger rencontre le Premier ministre français Jacques Chirac (à droite) à l'hôtel Matignon le 26 mars 1986 à Paris. (AFP)
L'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger rencontre le Premier ministre français Jacques Chirac (à droite) à l'hôtel Matignon le 26 mars 1986 à Paris. (AFP)
Le secrétaire d'État américain Henry Kissinger marche dans la rue à Paris le 19 février 1975. (AFP)
Le secrétaire d'État américain Henry Kissinger marche dans la rue à Paris le 19 février 1975. (AFP)
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton (à droite) et l'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger participent ensemble à des « conversations sur la diplomatie, modérées par Charlie Rose », au département d'État à Washington le 20 avril 2011. (AFP)
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton (à droite) et l'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger participent ensemble à des « conversations sur la diplomatie, modérées par Charlie Rose », au département d'État à Washington le 20 avril 2011. (AFP)
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Publié le Samedi 27 mai 2023

La carrière de Henry Kissinger, magistrale leçon de diplomatie et art de la gouvernance

  • Le centenaire met en lumière l'empreinte du réfugié allemand devenu le chef diplomate de l'Amérique sur le monde d'après-guerre
  • Le concepteur de la Pax Americana sous Nixon continue d'exercer une influence en tant que conseiller informel auprès des grands et des bons du monde

LONDRES : Anwar el-Sadate, Mao Tsé-Tong, Richard Nixon et le roi Faisal sont parmi les dirigeants qui ont marqué le XXe siècle. Ce que leurs histoires et leurs héritages ont en commun, c'est l'impact des efforts d'une figure minuscule mais néanmoins d’une importance considérable : Henry Kissinger. Allemand, américain, soldat, officier du renseignement, universitaire de Harvard, homme d'État et homme d'affaires à la fois, cet oracle géopolitique fête ses 100 ans ce weekend.

Vénéré par beaucoup et détesté par certains, Kissinger est devenu l’incarnation du pouvoir américain à son apogée, projetant l’ombre portée de la Pax Americana à travers le monde, tantôt prônant les valeurs américaines, tantôt étouffant les mouvements révolutionnaires et soutenant les juntes militaires.

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Le secrétaire d’État américain Henry Kissinger avec le roi Faiçal (droite) d’Arabie saoudite à Riyad en 1973. (AFP)

Tout article aurait du mal à résumer une vie aussi longue et mouvementée. Né cinq ans après l'abdication du dernier empereur d'Allemagne, Kissinger possède des archives personnelles  estimées à 30 tonnes de documents.

Bien qu'il soit devenu synonyme de l'Amérique de la Guerre froide, les traces instantanément reconnaissables de son origine bavaroise dans sa voix grave ont révélé ses origines. Né de parents juifs allemands en périphérie de Nuremberg, le jeune Kissinger a fait preuve d'une audace qui allait plus tard incarner son assurance sur la scène internationale, défiant les nazis locaux afin d’assister à des matchs de football et se rebellant contre leurs restrictions.

Cependant, sa vraie détermination a commencé à se manifester lorsqu'il est devenu réfugié en Amérique dans les années 1930, fréquentant l'école la nuit et travaillant dans une usine de brosses à raser le jour.

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Le secrétaire d'État américain Henry Kissinger rencontre le président chinois Mao Zedong à Pékin le 17 février 1973. (fichier AFP)

Poursuivant ses études supérieures tout en travaillant, Kissinger a vu son parcours éducatif interrompu par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Participant à la bataille des Ardennes, son service pendant la guerre a culminé avec l'administration et la dénazification des secteurs allemands libérés sous son contrôle.

L'enthousiasme de Kissinger pour son pays adoptif ne faisait que grandir ; il se souviendrait plus tard que cette expérience l’avait poussé à «se sentir comme un vrai Américain ».

La carrière de Kissinger est souvent étudiée en détail à partir de sa nomination en tant que conseiller à la sécurité nationale des États-Unis en 1969. Or, ses années d'après-guerre en tant qu'universitaire ont posé les bases de son association ultérieure à la realpolitik.

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Le secrétaire d'État américain Henry Kissinger avec le président égyptien Anouar Sadate au Caire en mai 1974. (AFP)

La vision du monde de Kissinger, ou weltanschauung, est caractérisée par des expressions telles que « L'Amérique n'a pas d'amis ou d'ennemis permanents, seulement des intérêts permanents ». Cette compréhension particulière du monde à travers le prisme des empires et de la politique des grandes puissances est fondée sur une conception du monde du XIXe siècle.

Il n'est donc pas surprenant que sa thèse de doctorat à Harvard s'intitule « Paix, légitimité et équilibre (A study of the Statemanship of Castlereagh and Metternich) ».

Cette étude académique de la période entre 1815 et 1914 est connue sous le nom de Concert européen, lorsque les grandes puissances cherchaient à maintenir un certain équilibre des pouvoirs et à soutenir la paix mondiale. Remarquable pour des personnalités comme Von Bismarck, dont la philosophie politique est souvent indissociable de la sienne, c'est cette période que Kissinger cherchait à refléter, remplaçant le rôle historique de la Grande-Bretagne par la superpuissance inégalée de l'Amérique du XXe siècle.

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Henry Kissinger et le président américain Richard Nixon en 1973. (AFP)

Alors que Kissinger devenait connu des décideurs politiques à Washington, son orientation vers une carrière politique était inévitable. Contrairement à ses pairs, sa solide formation académique lui fournissait la capacité d'agir en tant que conseiller interne sur les défis politiques de l’époque.

Si le moteur à réaction est devenu le symbole de la domination militaire et culturelle américaine de l'après-guerre, Kissinger a utilisé les voyages internationaux à des fins similaires pour remanier la diplomatie américaine. Sa nomination au poste de secrétaire d'État en 1973 n'était en réalité que la ratification formelle d'un rôle international croissant qu'il avait déjà commencé à jouer.

Cette année-là, Kissinger a été à l'avant-garde des efforts de la diplomatie navette pour remodeler le monde afin de faire avancer les intérêts américains. Ayant déjà ouvert la voie pour le sommet historique de 1972 entre Nixon, Zhou Enlai et le président Mao, Kissinger a rapproché la Chine du reste du monde, conduisant à la formalisation des relations entre les deux pays. Il a d’ailleurs joué un rôle crucial dans la médiation d'une entente antisoviétique entre les deux puissances.

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Alors que le président américain Richard Nixon (2e à gauche) rencontre la Première ministre israélienne Golda Meir, Henry Kissinger (3e à gauche) s'entretient avec d'autres responsables israéliens à Washington le 1ernovembre 1973. (AFP)

Alors que le monde observait après la guerre du Kippour, Kissinger, après sa participation à un coup d'État au Chili le mois précédent, a fait la navette entre les capitales arabes tout en organisant un pont aérien sans précédent d'armes vers Israël, basculant l'équilibre régional des pouvoirs, au point que l'État d'Israël n'a jamais été confronté à une invasion arabe depuis.

L'année s'est conclue par un accord pour mettre fin à la guerre du Vietnam, et la diplomatie hyperactive de Kissinger a été récompensée par le prix Nobel de la paix, ses activités internationales devenant un modèle pour la diplomatie américaine aux yeux de ses pairs et une tache sur sa carrière selon ses détracteurs.

CÉLÈBRES CITATIONS

  • On ne peut pas faire la guerre au Moyen-Orient sans l'Égypte et on ne peut pas faire la paix sans la Syrie.
  • Accepte tout de toi-même, je veux dire absolument tout. Tu es toi et c'est le commencement et la fin, pas d'excuses, pas de regrets.
  • Quatre-vingt-dix pour cent des politiciens donnent une mauvaise réputation aux dix pour cent restants.
  • Ce qui est illégal, nous le faisons immédiatement. Ce qui est anticonstitutionnel prend un peu plus de temps.
  • Le pouvoir est le meilleur aphrodisiaque.

Kissinger est souvent considéré comme ayant été le distributeur insensible du pouvoir américain dans le monde en développement. Bien qu'il ait réussi à défendre ses intérêts, sa vision –  d'un vaste puzzle mondial composé de pièces qui devaient être déplacées pour correspondre à l'émergence de l'Amérique en tant que puissance suprême mondiale –  a suscité la controverse.

Ayant déclaré un jour « Je ne suis pas intéressé par, et je ne connais rien de, la partie sud du monde » et « Ce qui se passe dans le sud n'a aucune importance », il est désormais clair qu'une certaine ignorance du monde plus large sous-tendait les interventions politiques et militaires plus décisives qu'il soutenait pour étendre l'influence de l'Amérique.

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Des manifestants se rassemblent sur la Place des Nations à Genève le 10 septembre 2010 pour protester contre la présence de l'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger et son rôle présumé dans le coup d'État militaire de 1973 au Chili. (AFP)

Son implication dans le coup d'État au Chili, au Bangladesh, au Pakistan, au Timor oriental et dans les bombardements au Cambodge continue d'être un sujet de grand débat, résumé dans le traité de 2001 de Christopher Hitchens, « Le Procès d'Henry Kissinger ».

Plus tard dans sa vie, Kissinger affirmerait que les bombardements au Cambodge étaient essentiels pour stopper les incursions au Sud-Vietnam. En vérité, l'attention portée aux bombardements massifs ultérieurs des Khmers rouges par les États-Unis est beaucoup moins controversée aujourd'hui par rapport aux crimes du régime cambodgien et de son propre génocide dans les années 1970.

Néanmoins, la diplomatie intercontinentale de Kissinger était fidèle au modèle bismarckien dont il était issu, légèrement masquée par l'utilisation de la célèbre maxime du premier chancelier allemand : « La politique est l'art du possible ».

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Le président du Congrès national africain Nelson Mandela (à droite) salue l'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger à son arrivée pour leur réunion à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 13 avril 1994. (AFP)

En fin de compte, il est encore remarquable que Kissinger, un homme qui a pris sa retraite il y a 50 ans, soit resté politiquement pertinent. À la tête de Kissinger Associates, il continue d'exercer une influence et une portée remarquables, en tant que conseiller par excellence des grands dirigeants mondiaux.

Le long adieu politique de Kissinger lui a donné l'occasion d'avoir le dernier mot sur un grand nombre des moments importants de sa carrière, un luxe dont ses pairs disparus n'ont pas profité. Sa pertinence, cependant, persiste, son plaidoyer en faveur de la coexistence avec la Chine et de la détente avec la Russie faisant de son expertise une valeur très recherchée dans les efforts déployés par l'un afin de perturber l'Amérique et par l'autre pour la supplanter totalement.

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Le président russe Vladimir Poutine (à droite) accueille l'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger lors de leur rencontre à la résidence Novo-Ogaryovo près de Moscou le 6 juin 2006. (AFP)

Cependant, le rééquilibrage constant du pouvoir mondial n'est pas le principal intérêt de Kissinger aujourd’hui. Il a passé la dernière décennie à mettre en garde contre la montée de l'intelligence artificielle, qui menace de réécrire les règles diplomatiques, notamment pour un homme né à une époque où les armées utilisaient encore des cavaleries.

Le centenaire continue d’attirer l’attention, avertissant récemment dans un livre sur la question que la course aux armements en matière d'IA est un « problème totalement nouveau » et « pour lequel il n'existe encore aucune théorie plausible sur la façon dont les États peuvent l'emporter ».

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L'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger rencontre le président américain Donald Trump (à droite) à la Maison Blanche à Washington, le 10 octobre 2017. (AFP)

Nul ne doute que malgré ses nombreux défauts, Kissinger reste une figure publique qui a façonné une certaine époque. Cependant, il est un personnage infiniment plus complet que le maître intrigant de la realpolitik que ses détracteurs font de lui.

Cette carrière d'immenses réalisations et de controverses incessantes a été rendue possible grâce à un talent aussi brillamment éduqué que discret, deux qualités malheureusement absentes de la vie politique actuelle.

Il n'est pas impossible que, tout comme Kissinger a planifié l'extension de la domination américaine, en tant qu'étudiant de l'histoire impériale, il s'attendait également à observer son déclin. Mais on ne sait pas si cela est dû à la rapidité avec laquelle cela s'est produit ou à la longévité de Kissinger. Quoi qu'il en soit, il a probablement la réponse.

Zaid M. Belbagi est chroniqueur politique, et conseiller de clients privés entre Londres et le CCG. Twitter: @Moulay_Zaid

NDLR: L’opinion exprimée dans cette page est celle de l’auteur et ne reflète pas nécessairement le point de vue d’Arab News en français.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.