Irlande du Nord: sept hommes accusés de tentative de meurtre sur un policier

Des officiers de police scientifique travaillent sur les lieux de la fusillade d'un policier en congé au complexe sportif de Killyclogher Road dans la ville d'Omagh, dans le nord de l'Irlande, le 23 février 2023. (AFP)
Des officiers de police scientifique travaillent sur les lieux de la fusillade d'un policier en congé au complexe sportif de Killyclogher Road dans la ville d'Omagh, dans le nord de l'Irlande, le 23 février 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 28 mai 2023

Irlande du Nord: sept hommes accusés de tentative de meurtre sur un policier

  • Certains des accusés sont poursuivis pour terrorisme. Les sept accusés comparaîtront lundi
  • Le 22 février, deux hommes avaient tiré à plusieurs reprises sur John Caldwell, un policier expérimenté membre depuis 26 ans des forces de l'ordre, le blessant grièvement

BELFAST: Sept hommes ont été inculpés de tentative de meurtre pour avoir tiré en février sur un policier en Irlande du Nord, ont annoncé samedi les enquêteurs.

Certains des accusés sont poursuivis pour terrorisme. Les sept accusés comparaîtront lundi.

Le 22 février, deux hommes avaient tiré à plusieurs reprises sur John Caldwell, un policier expérimenté membre depuis 26 ans des forces de l'ordre, le blessant grièvement.

L'attaque s'était produite alors qu'il était hors service et entraînait au football des enfants dont son fils dans un complexe sportif de la ville d'Omagh, dans le centre de la province britannique.

"Deux hommes âgés de 28 ans et cinq hommes âgés de 33, 38, 45, 47 et 72 ans ont été accusés de tentative de meurtre", a déclaré dans un communiqué la police d'Irlande du Nord (Police Service of Northern Ireland, PSNI).

Deux d'entre eux ont été accusés d'appartenance à une organisation interdite, l'Armée républicaine irlandaise (IRA), et trois autres de préparation d'un acte terroriste.

La police avait annoncé auparavant que quatre autres personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire avaient été remises en liberté "dans l'attente d'un rapport au parquet".

Le ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord, Chris Heaton-Harris, s'est félicité de l'annonce des inculpations. "Je voudrais remercier le PSNI pour ses efforts et les progrès réalisés dans cette affaire", a-t-il tweeté.

Le policier a subi deux mois d'hospitalisation, jusqu'en avril.

La police en Irlande du Nord est visée par des attaques sporadiques, naguère communes dans cette région marquée par trois décennies de violences qui ont fait 3.500 morts. Les tensions dans la province ont été ravivées par le Brexit.

Les "Troubles" opposaient jusqu'à l'accord de paix de 1998 républicains (principalement des catholiques partisans d'une réunification de l'Irlande) et unionistes protestants, fervents défenseurs de l'appartenance du Nord de l'île au Royaume-Uni.

Unanimement condamnée par la classe politique, l'attaque contre le policier intervenait à un mois et demi des 25 ans de l'accord du Vendredi saint.

"Il n'y a absolument aucune tolérance envers de telles attaques par les ennemis de notre paix", avaient déclaré en commun les dirigeants des cinq partis politiques nord-irlandais en février.

Ils avaient souligné qu'elle avait suscité la "colère" des habitants d'Omagh, ville marquée par l'attentat le plus meurtrier du conflit nord-irlandais. Le 15 août 1998, après la signature de l'accord de paix, un attentat à la voiture piégée revendiqué par un groupe dissident de l'IRA avait fait 29 morts et 220 blessés.

La nouvelle IRA, groupe dissident de l'Armée républicaine irlandaise, a reconnu sa responsabilité dans deux attaques ces dernières années.

En avril 2021, une bombe avait été posée sous la voiture d'une policière devant son domicile.

Le groupe avait également reconnu être responsable de la mort de Lyra McKee, journaliste tuée en avril 2019 alors qu'elle couvrait des affrontements dans la ville de Londonderry.

La nouvelle IRA avait présenté ses excuses aux proches de la jeune femme, expliquant qu'elle se trouvait aux côtés des forces de l'ordre.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.