Biden en Irlande du Nord pour célébrer la paix et encourager le dialogue

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak salue le président américain Joe Biden à son arrivée à la base aérienne de la RAF Aldergrove dans le comté d'Antrim, en Irlande du Nord, le 11 avril 2023 (Photo, AFP).
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak salue le président américain Joe Biden à son arrivée à la base aérienne de la RAF Aldergrove dans le comté d'Antrim, en Irlande du Nord, le 11 avril 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 12 avril 2023

Biden en Irlande du Nord pour célébrer la paix et encourager le dialogue

  • Le président américain, qui aura aussi une réunion avec le Premier ministre britannique Rishi Sunak, arrive à Belfast avec un message «double»
  • Le président américain se rendra dès mercredi après-midi en République d'Irlande, où il passera deux jours sur les traces de ses ancêtres maternels

BELFAST: Il aurait sans doute aimé célébrer une paix sans nuages, mais il arrive en pleine paralysie politique, et dans un climat de tension: Joe Biden est mercredi en Irlande du Nord, où il va tenter d'encourager le dialogue.

Belfast est la première étape d'un voyage qui prendra vite une tournure plus sentimentale: le président américain se rendra dès mercredi après-midi en République d'Irlande, où il passera deux jours sur les traces de ses ancêtres maternels.

En attendant, il l'a encore répété mardi avant d'embarquer dans Air Force One, la priorité de Joe Biden est de "maintenir la paix" si difficilement négociée il y a vingt-cinq ans en Irlande du Nord.

Un épisode de violence lundi, dans la ville frontalière de Londonderry, est venu rappeler s'il était besoin que toutes les plaies ne sont pas refermées.

Négocié avec une active participation américaine, le texte signé le 10 avril 1998, date cette année-là du "Vendredi Saint", a mis fin à des décennies d'affrontements meurtriers entre unionistes, surtout protestants, et républicains en majorité catholiques, avec l'implication de l'armée britannique.

Paralysie politique 

Le démocrate de 80 ans n'entend pas rester inactif face à la paralysie institutionnelle qui a saisi il y a plus d'un an la province britannique.

Les institutions autonomes et partagées de la province britannique, l'un des grands acquis de l'accord de paix, sont bloquées en raison du refus du DUP, le principal parti unioniste, d'y participer.

Joe Biden aura mercredi "l'occasion de rencontrer chacun des dirigeants des cinq principaux partis politiques" de la province, avant un discours à l'université de Belfast, a indiqué la Maison Blanche.

L'exécutif a toutefois pris soin de préciser qu'il ne s'agirait pas d'une réunion "formelle", comme pour ne pas trop exposer le démocrate.

Il lui sera bien difficile de peser sur les unionistes, qui se méfient de ce président catholique si fier de son héritage irlandais.

"L'Irlande du Nord ne compte pas vraiment" pour Joe Biden, a déjà asséné en guise de bienvenue l'un des ténors du DUP, Ian Paisley.

Le président américain, qui aura aussi une réunion avec le Premier ministre britannique Rishi Sunak, arrive à Belfast avec un message "double", a expliqué mardi John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain.

Joe Biden voudra transmettre ses "félicitations" en ce 25ème anniversaire des accords de paix, mais aussi évoquer l'avenir et la mise en place de "politiques économiques et commerciales profitant à toutes les communautés."

En clair: Washington voudrait que soit enfin résolu le blocage institutionnel. Cela impliquerait surtout de lever l'opposition du DUP aux dispositions concernant le délicat statut de la frontière terrestre avec la république d'Irlande suite au Brexit.

Après son passage éclair en terre britannique, Joe Biden entamera une partie de son voyage a priori beaucoup moins complexe: la célébration de son histoire familiale.

Emigration

Le démocrate, qui était déjà venu en Irlande en tant que vice-président, revendique fièrement de descendre d'Irlandais partis chercher une vie meilleure aux Etats-Unis au XIXème siècle.

La Maison Blanche a même pris soin d'établir une sorte d'arbre généalogique à destination de la presse, et de fournir une foule d'anecdotes sur les ancêtres du président.

Le président américain trouve là une parfaite surface de projection politique, lui qui a l'intention de se représenter en 2024.

Il se fait fort de prouver à une classe moyenne démoralisée que le "rêve américain" n'est pas mort, tout en se présentant comme issu d'une famille travailleuse et modeste.

Joe Biden a prévu de visiter deux comtés irlandais où les généalogistes ont retrouvé la trace de ses ancêtres, ceux de Louth et de Mayo.

L'accueil y sera plus ouvertement chaleureux qu'à Belfast.

A Ballina, petite ville du nord-ouest, les drapeaux américains fleurissent déjà autour d'une fresque qui orne le mur du pub local depuis la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Entre ces deux étapes, le président américain fera une visite plus officielle à Dublin, faite de rencontres bilatérales et d'un discours devant les parlementaires.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.