Visite à Téhéran du sultan d'Oman, médiateur entre l'Iran et l'Occident

Le sultan d'Oman Haitham bin Tariq al-Muazzam (Photo, Reuters).
Le sultan d'Oman Haitham bin Tariq al-Muazzam (Photo, Reuters).
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Publié le Lundi 29 mai 2023

Visite à Téhéran du sultan d'Oman, médiateur entre l'Iran et l'Occident

  • Le sultan d’Oman rencontrera le président iranien Ibrahim Raisi
  • Il s’agit d’une visite officielle de deux jours

TEHERAN: Le sultan d'Oman Haitham ben Tariq est arrivé dimanche à Téhéran pour une visite de deux jours qui devrait se concentrer sur les questions diplomatiques et de sécurité régionales, ont rapporté les médias iraniens, deux jours après que Mascate a négocié un échange de prisonniers entre l'Iran et la Belgique.

Oman est depuis longtemps un interlocuteur de l'Occident avec l'Iran et a négocié la libération de plusieurs citoyens étrangers et binationaux.

Au cours de cette rencontre, M. Raïssi a évoqué "l'industrie, le commerce", mais aussi "la défense et les affaires liées à la sécurité", "le transport maritime et les échanges financiers et monétaires" comme autant de domaines où les relations bilatérales pourraient s'améliorer, selon le site de la présidence iranienne.

"Téhéran et Mascate ont des points de vue communs sur la coopération régionale, le renforcement et la stabilisation de la sécurité, la paix et la prospérité des nations de la région", a-t-il ajouté.

L'agence de presse officielle d'Oman, ONA, a indiqué sur Twitter que les deux dirigeants avaient signé des protocoles d'accord et des accords pour promouvoir les investissements.

Avant son arrivée, le chef de la diplomatie omanaise, Badr Albusaidi, avait assuré au quotidien Asharq al-Awsat que "cette visite historique aurait un impact positif sur la sécurité et la stabilité de la région".

Elle intervient un an après la visite à Mascate de M. Raïssi, au cours de laquelle les deux pays avaient signé une série d'accords commerciaux.

Oman, pays négociateur    

Ce déplacement est organisé aussi "en plein coeur d'une phase nouvelle et positive dans les relations régionales, qui encourage" les pays de la région "à soutenir le dialogue pour résoudre les problèmes", a ajouté M. Albusaidi.

Riyad et Téhéran, deux puissances rivales au Moyen-Orient, ont décidé en mars de rétablir leurs relations diplomatiques, rompues en 2016.

Contrairement à la plupart de ses voisins, Oman entretient depuis longtemps d'excellentes relations avec la République islamique, jouant régulièrement le rôle de médiateur entre Téhéran et les pays du Moyen-Orient et de l'Occident.

Le pays avait facilité les négociations entre l'Iran et son ennemi juré Washington, ainsi que les discussions autour du dossier nucléaire et celles entamées pour la reprise des relations avec l'Arabie saoudite.

Récemment, le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, avait remercié Mascate pour ses "efforts positifs" dans un échange de prisonniers entre Bruxelles et Téhéran.

L'humanitaire belge Olivier Vandecasteele a été relâché vendredi en échange d'un diplomate iranien, Assadollah Assadi, condamné en Belgique pour terrorisme.

Le sultan Haitham est arrivé en Iran après une visite en Egypte, où il a rencontré le président Abdel Fattah al-Sissi.

Téhéran, qui compte reprendre ses relations avec le Caire, a fait état de discussions en décembre entre son chef de la diplomatie et le dirigent égyptien, en marge d'une réunion à Oman.


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.