Zoom sur le couple royal: Rajwa al-Saïf et le prince héritier Hussein ben Abdallah II

Rajwa al-Saïf et le prince héritier de Jordanie Hussein ben Abdallah se marient le 1er juin. (Instagram)
Rajwa al-Saïf et le prince héritier de Jordanie Hussein ben Abdallah se marient le 1er juin. (Instagram)
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Publié le Mercredi 31 mai 2023

Zoom sur le couple royal: Rajwa al-Saïf et le prince héritier Hussein ben Abdallah II

  • Hussein est sous les feux des projecteurs depuis sa naissance à Amman le 28 juin 1994. Il a été nommé prince héritier par décret royal le 2 juillet 2009
  • Après un passage dans un cabinet d'architecture à Los Angeles, Rajwa al-Saïf est retournée dans son Arabie saoudite natale pour travailler au studio de création Designlab Experience à Riyad

DUBAÏ: Alors que les Jordaniens et l’ensemble du monde arabe se préparent à célébrer le mariage du prince héritier de Jordanie, Hussein ben Abdallah, et de Rajwa al-Saïf d'Arabie saoudite, Arab News se penche sur le couple royal. 

Tandis que Rajwa al-Saïf vivait en grande partie loin des regards, jusqu'à l'annonce des fiançailles du couple l'année dernière, Hussein est sous les feux des projecteurs depuis sa naissance à Amman le 28 juin 1994. Il a été nommé prince héritier par décret royal le 2 juillet 2009. 

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Le prince héritier a trois frères et sœurs : la princesse Iman, la princesse Salma et le prince Hachem. (Fournie) 

Le prince, âgé de 28 ans, fils aîné du roi Abdallah II et de la reine Rania, a trois frères et sœurs: la princesse Iman, 26 ans, qui s'est mariée le 12 mars avec le financier Jamil Alexander Thermiotis, la princesse Salma, 22 ans, et le prince Hashem, 18 ans. 

Le prince héritier tient son prénom de son grand-père, le roi Hussein ben Talal, qui est devenu roi en 1952 à l'âge de 17 ans, et a gouverné la Jordanie pendant près de cinq décennies, jusqu'à sa mort en 1999. La grand-mère paternelle de Hussein est la princesse Mouna al-Hussein, une Britannique convertie à l'islam, dont la mère est d'origine palestinienne. 

Il termine ses études secondaires en 2012 à la King's Academy en Jordanie, et obtient en 2016 un diplôme en histoire internationale de l'université de Georgetown, à Washington. 

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Il est pilote d'hélicoptère qualifié. (Fournie) 

Comme de nombreux membres masculins de la famille royale jordanienne, et notamment son père et son grand-père, le prince s’est inscrit à la prestigieuse académie royale militaire britannique de Sandhurst, où il a obtenu son diplôme en 2017. 

Il accompagne souvent le roi Abdallah lors de visites officielles en Jordanie, et a également entrepris plusieurs voyages officiels à l'étranger. Tout récemment, il a accompagné le roi et la reine lors d'une visite au Japon en avril. 

«Le roi prépare le prince depuis des années», indique Samih al-Maaytah, ancien ministre jordanien de l'Information, à Arab News. «Le prince assiste à toutes les réunions importantes de sa majesté le roi avec les dirigeants mondiaux, aux Nations unies, en Europe, et lors de conférences internationales et arabes. Sa formation est ainsi directement assurée par le roi», assure-t-il. 

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Il détient le grade de capitaine dans les forces armées jordaniennes. (Instagram) 

En avril 2015, à l'âge de 20 ans, le prince héritier Hussein est devenu la plus jeune personne à présider une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU lorsqu'il a été responsable d’un débat ouvert sur le rôle de la jeunesse dans les efforts de lutte contre l'extrémisme violent ainsi qu’en faveur de la paix. En conséquence, en août 2015, la Jordanie a accueilli le premier Forum mondial sur la jeunesse, la paix et la sécurité, lors duquel a été émise la Déclaration d'Amman de la jeunesse portant sur ces questions. 

Le prince a fait ses débuts devant l'Assemblée générale de l’ONU en 2017, lorsqu'il a prononcé un discours critiquant l'accent mis sur la militarisation au Moyen-Orient. 

Ayant le grade de capitaine dans les forces armées jordaniennes, il est souvent observateur lors d'exercices militaires dans le pays. C’est un pilote d'hélicoptère très qualifié. Après son premier vol en solo en 2018, il a été aspergé d'un seau d'eau lors d'une célébration traditionnelle militaire. 

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Le prince héritier avec ses parents. (Fournie) 

Samih al-Maaytah décrit la relation du prince avec le peuple jordanien comme «engagée, dynamique et proche de la jeunesse». Hussein supervise la Crown Prince Foundation, qui promeut l'éducation en mettant l'accent sur la formation technique et les initiatives au profit des jeunes en Jordanie. 

Le prince a également fondé l'Initiative Masar pour encourager les jeunes à s'intéresser et à poursuivre des carrières dans le domaine de la technologie spatiale, ainsi que le projet «Entendre sans frontières», qui fournit des implants cochléaires aux enfants sourds. 

«Il se rend toujours à des rassemblements avec des jeunes de différents secteurs, et représente donc un modèle pour les jeunes qui ont une prise de conscience, qui sont dynamiques et passionnés», a affirmé Al-Maaytah. 

Les rares moments que le prince consacre à ses propres loisirs et activités, il aime les partager avec ses 3,9 millions de followers sur Instagram. Il semble aimer rester actif, et apprécie particulièrement le basket-ball, le football, les randonnées, ainsi que la cuisine. Il aime également jouer de la guitare. 

Le prince héritier et Rajwa al-Saïf ont annoncé leurs fiançailles au mois d’août 2022 lors d'une cérémonie à Riyad, en présence du roi Abdallah, de la reine Rania et de la famille Al-Saïf. La famille royale de la dynastie hachémite de Jordanie accueillera son nouveau membre le 1er juin, date à laquelle le couple doit se marier au palais Zahran à Amman. Mais que sait-on de la future reine? 

Née le 28 avril 1994, Rajwa al-Saïf est la fille de l'homme d'affaires saoudien Khaled ben Moussaed ben Saïf ben Abdelaziz al-Saïf et de son épouse, Azza bent Nayef Abdelaziz Ahmad al-Soudairi. C’est la benjamine parmi quatre enfants, et ses frères et sœurs s'appellent Faisal, Nayef et Dana. 

La famille Al-Saïf fait remonter sa lignée à la tribu de Soubay, présente dans la région de Soudair du Najd depuis le début de l'époque du roi Abdelaziz, le fondateur de l'Arabie saoudite moderne. 

La mère de Rajwa al-Saïf est issue de la renommée famille Al-Soudairi. Le roi saoudien Salmane  est l'un des «sept Soudairi», ainsi appelés en raison d’une alliance importante entre sept frères nés du roi Abdelaziz et de Houssa bent Ahmed al-Soudairi. 

Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires en Arabie saoudite, Rajwa al-Saïf a étudié à l'école d'architecture de l'université de Syracuse dans l'État de New York. Elle est également titulaire d'un Associate of Arts Professional Designation en communications visuelles du Fashion Institute of Design and Merchandising de Los Angeles. 

Après un passage dans un cabinet d'architecture à Los Angeles, elle est retournée dans son Arabie saoudite natale pour travailler au studio de création Designlab Experience à Riyad. 

Depuis leurs fiançailles, Rajwa al-Saïf et le prince héritier ont fait de nombreuses apparitions publiques ensemble, notamment une visite en janvier à l'initiative «Fragrance of Colors» à Amman, qui vise à apprendre aux aveugles et aux malvoyants à dessiner en identifiant les couleurs grâce à leur odorat. Ils ont été mis au courant par Souhaïl Baqaeen, le fondateur de cette initiative, du travail créatif des étudiants, lors d'un atelier à Darat Souhaïl, une galerie et un espace d'art à Jabal Louweibdeh à Amman. 

«C'était l'un des plus beaux moments de ma vie. Croyez-moi, elle est réellement simple, élégante, aimable et modeste», confie Souhaïl Baqaeen à Arab News, commentant sa rencontre avec Rajwa al-Saïf. 

 «Ils étaient tous deux si aimables. Ils ont fait preuve d'une grande sensibilité en parlant aux enfants. Lorsque le prince héritier et Mme Rajwa sont venus dans notre Darat Souhaïl, ils ont communiqué leur énergie positive aux enfants en passant du temps avec eux et en leur parlant. 

«C'était comme une énergie de guérison… il n'y avait aucun frein dans la conversation. Il y avait tellement de liberté d’expression. Elle a également interrogé les enfants sur leurs rêves», raconte-t-il. 

Souhaïl Baqaeen a indiqué que Rajwa Al-Saif a passé quelque temps à peindre aux côtés des enfants. «Elle a montré beaucoup de talent dans les aquarelles. Elle est architecte et a une formation en design», ajoute-t-il. 

La cour royale hachémite n'a pas encore annoncé tous les détails du futur rôle de Rajwa al-Saïf comme membre actif de la famille royale jordanienne après le mariage, même si l'on pense qu'elle suivra probablement les traces de sa belle-mère en tant que force philanthropique d’importance, d'abord en tant que princesse héritière, puis en tant que reine. 


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.


L’Arabie saoudite intercepte des drones et des missiles à Al-Kharj, dans la province orientale et à Riyad

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  • Le ministère de la Défense indique que trois missiles balistiques ont été lancés en direction de la base aérienne Prince Sultan

RIYAD : Les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté et détruit quatre missiles et cinq drones visant différentes cibles dans le Royaume tôt vendredi, a annoncé le ministère de la Défense dans plusieurs publications sur X (anciennement Twitter).

Dans un premier message publié peu après minuit, le ministère a indiqué que trois missiles balistiques avaient été lancés en direction de la Prince Sultan Air Base dans le gouvernorat d’Al‑Kharj. Dans des messages ultérieurs, il a précisé qu’un drone avait été abattu dans la Eastern Province (Saudi Arabia) et un autre à Al-Kharj. Tôt dans la matinée, le ministère a annoncé qu’un missile de croisière avait également été intercepté à Al-Kharj, suivi de trois drones dans la région orientale de Riyadh.

Le barrage de vendredi fait suite à la neutralisation de trois missiles de croisière visant Al-Kharj, quelques heures seulement après l’interception d’une attaque de drone au-dessus de la raffinerie de Ras Tanura Refinery dans la province orientale. Al-Kharj est une zone industrielle majeure située à environ 80 kilomètres au sud-est de Riyad.

Le 3 mars, les défenses saoudiennes ont également intercepté huit drones près de Riyad et d’Al-Kharj. L’U.S. Embassy in Riyadh a été touchée par des drones le même jour, provoquant un incendie limité et des dégâts structurels mineurs. Malgré cette attaque, l’ambassadeur d’Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement nié toute implication de son pays dans une déclaration jeudi.

Cette nouvelle escalade intervient après une vaste campagne aérienne lancée samedi dernier par Israel et les États-Unis contre l’Iran, déclenchant une vague de frappes de représailles de Tehran contre des actifs régionaux.

Le conflit, qui s’est intensifié de manière spectaculaire le 28 février 2026, s’est étendu bien au-delà des frontières du Royaume. Tous les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont signalé des agressions, les frappes iraniennes dans la région du Golfe ayant fait au moins neuf morts.

Le secteur maritime a été sévèrement paralysé : une frappe de missile contre un navire commercial au large d’Oman a contribué à un embouteillage de 150 pétroliers près du détroit d’Ormuz, où le trafic pétrolier aurait chuté de 86 %.

Par ailleurs, l’Arabie saoudite a condamné fermement jeudi les attaques iraniennes de drones et de missiles contre Azerbaijan et l’espace aérien turc protégé par l’OTAN, qualifiant ces actes de « flagrants et lâches ».

Lors d’une réunion ministérielle extraordinaire tenue à Riyad le 1er mars, le CCG a affirmé le droit collectif des États membres à défendre leurs territoires contre ce qu’il a qualifié d’« agression iranienne perfide ».

À l’issue d’une réunion du Cabinet présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane le 3 mars, l’Arabie saoudite a déclaré qu’elle se réservait le « plein droit » de répondre. Le Cabinet a souligné que le Royaume prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger son territoire, ses citoyens et ses résidents contre ces frappes persistantes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.