Chine: Elon Musk rencontre le ministre de l'Industrie pour évoquer les nouvelles générations de voitures

Cette photo prise et diffusée par le ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine le 30 mai 2023 montre le PDG de Tesla, Elon Musk (à gauche), serrant la main du ministre chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, lors d'une réunion à Pékin. (AFP PHOTO / Ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine)
Cette photo prise et diffusée par le ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine le 30 mai 2023 montre le PDG de Tesla, Elon Musk (à gauche), serrant la main du ministre chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, lors d'une réunion à Pékin. (AFP PHOTO / Ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine)
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Publié le Mercredi 31 mai 2023

Chine: Elon Musk rencontre le ministre de l'Industrie pour évoquer les nouvelles générations de voitures

  • Elon Musk a rencontré à Pékin le ministre chinois de l'Industrie Jin Zhuanglong
  • Les deux hommes «ont échangé leurs points de vue sur le développement des véhicules à énergie nouvelle et des véhicules connectés intelligents»

PEKIN : Le patron du constructeur américain de voitures électriques Tesla, Elon Musk, a rencontré mercredi à Pékin le ministre chinois de l'Industrie Jin Zhuanglong pour évoquer avec lui les nouvelles générations de voitures, a indiqué le ministère.

Les deux hommes "ont échangé leurs points de vue sur le développement des véhicules à énergie nouvelle et des véhicules connectés intelligents", a précisé le ministère dans un communiqué publié sur son site.

Aucun autre détail de la conversation n'a été révélé. Des représentants de Telsa n'ont pas répondu aux requêtes de l'AFP au sujet de l'itinéraire d'Elon Musk, arrivé mardi à Pékin.

Il s'agit de son premier voyage en Chine depuis plus de trois ans, un pays stratégique pour Tesla: le pays est le premier marché au monde dans les véhicules électriques. Le constructeur américain a annoncé en avril qu'il implanterait une deuxième méga-usine de batteries à Shanghai.

L'usine aura une capacité initiale de 10 000 batteries Megapack par an et devrait commencer à produire "au deuxième trimestre 2024", selon l'agence de presse Chine nouvelle.

Le site deviendra la deuxième usine de Tesla dans le centre financier de l'est de la Chine derrière son imposante usine, dont les travaux avaient débuté en 2019.

Lors d'une rencontre avec le ministre chinois des Affaires étrangères Qin Gang mardi, Elon Musk avait indiqué le souhait de son groupe de "continuer à développer ses activités en Chine", selon la diplomatie chinoise.

Il s'est aussi dit opposé à tout "découplage" économique entre la Chine et les Etats-Unis, selon la même source.

Les relations économiques fortes entre Elon Musk, également patron du réseau social Twitter, et la Chine ont suscité des interrogations à Washington, où le président Joe Biden a estimé en novembre que ses liens avec des pays étrangers "méritent d'être examinés".

Les visites de cadres internationaux qui favorisent une "meilleure compréhension de la Chine" et "une coopération entraînant des bénéfices mutuels" sont les bienvenues, a de son côté estimé mardi Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.