Les résultats du recensement montrent que la population de l'Arabie saoudite dépasse les 32 millions d'habitants

M. Al-Ibrahim a confié que le recensement saoudien de 2022 était un projet national important et que ses résultats constitueraient un pilier essentiel pour la planification et la prise de décision. (Fourni)
M. Al-Ibrahim a confié que le recensement saoudien de 2022 était un projet national important et que ses résultats constitueraient un pilier essentiel pour la planification et la prise de décision. (Fourni)
M. Al-Dossari a déclaré à Arab News que les prévisions rétrospectives avaient aidé l'autorité à estimer les changements et les chiffres du recensement, en particulier entre 2010 et aujourd'hui. (Fourni)
M. Al-Dossari a déclaré à Arab News que les prévisions rétrospectives avaient aidé l'autorité à estimer les changements et les chiffres du recensement, en particulier entre 2010 et aujourd'hui. (Fourni)
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Publié le Jeudi 01 juin 2023

Les résultats du recensement montrent que la population de l'Arabie saoudite dépasse les 32 millions d'habitants

  • Le nombre d'hommes s'élève à 19,7 millions, soit 61% de la population, tandis que le nombre de femmes atteint 12,5 millions, soit 39%
  • Le recensement de 2022 a été réalisé conformément aux meilleures méthodologies internationales et à l’aide de technologies satellitaires et d'autorecensement

https://arab.news/6ky2zRIYAD: La population de l'Arabie saoudite a atteint 32,2 millions d'habitants, selon les statistiques du recensement de 2022 publiées mercredi par l'Autorité générale des statistiques.
En tout, les Saoudiens représentent 18,8 millions de personnes (58,4%) et les non-Saoudiens 13,4 millions, soit 41,6% de la population.
Les résultats du recensement ont également révélé la jeunesse de la population du Royaume. En effet, l'âge moyen est de 29 ans et la proportion de Saoudiens âgés de moins de 30 ans touche 63% de la population.
Le nombre d'hommes s'élève à 19,7 millions, soit 61% de la population, tandis que le nombre de femmes atteint 12,5 millions, soit 39%.
Le ministre saoudien de l'Économie et de la Planification et président de l'Autorité générale des statistiques, Faisal al-Ibrahim, a précisé: «Le recensement saoudien de 2022 est un projet national important et ses résultats constitueront un pilier essentiel pour la planification et la prise de décision, l'élaboration de la politique économique et sociale, la création de plans de développement pour plusieurs secteurs et services, ainsi que le soutien de l'environnement d'investissement dans le Royaume et la réalisation des objectifs de la Vision 2030.»
Le président de l'Autorité générale des statistiques, Fahad al-Dossari, a confié à Arab News que les progrès technologiques avaient permis à l'autorité d'atteindre un niveau de confiance de 95% pour le recensement de 2022.
«Le recensement saoudien de 2022 est le plus précis et le plus complet. Il servira de base aux projets, aux publications et aux chiffres de l'Autorité générale des statistiques», a-t-il ajouté.
Le recensement de 2022 a été réalisé conformément aux meilleures méthodologies internationales et à l’aide de technologies satellitaires et d'autorecensement.
Des techniques de contrôle des erreurs et de correction automatisée des données ont été utilisées pour garantir la qualité des données du recensement.
Plus d'un million d'appels téléphoniques, neuf cent mille visites sur le terrain et des méthodes avancées d'analyse des données et de statistiques ont été dénombrés.
Les comparaisons ont porté sur cinq sources de données différentes et plus de deux cents indicateurs ont examiné les données pour en confirmer l'exactitude.
M. Al-Dossari a déclaré à Arab News: «C'est la raison pour laquelle nous avons décidé d'utiliser 2022 comme année de référence pour effectuer des prévisions rétrospectives – une pratique internationale à chaque fois qu'il y a un nouveau recensement – en guise d'exercice pour le recensement précédent.»
«Nous avons pris 2022 comme année de référence et nous avons fait des prévisions rétrospectives en nous basant sur les multiples sources de données qui nous ont aidés à estimer les changements et les chiffres du recensement, en particulier entre 2010 et aujourd'hui.»
Les données rétrospectives de 2010 montrent que la population totale de l'Arabie saoudite a augmenté de 8,2 millions (34,2%) depuis 2010, le nombre de Saoudiens de 4,8 millions (33,8%) et le nombre de non-Saoudiens de 3,5 millions (34,7%).
L'annonce des résultats du recensement saoudien de 2022 comprend des données détaillées sur trois catégories principales: la population, les ménages et le logement. Les résultats sur l'éducation, la santé, l'emploi, les revenus, la migration et la diversité seront annoncés au cours des prochains mois.
L'autorité mettra les résultats du recensement à disposition sur un site Internet dédié qui comprendra des cartes et des tableaux de bord interactif faciles à utiliser, des rapports, des tableaux et des graphiques. Elle organisera également un webinaire en direct sur la méthodologie du recensement et les principales conclusions au cours du mois prochain.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

 

 


Le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu tout juste entré en vigueur

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  • Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.

Des images de l'AFPTV ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a dit à l'AFP à Beyrouth Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, saluant l'accord de trêve.

Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l'AFP ont vu des embouteillages monstres se former au nord du Litani, motocyclistes et automobilistes patientant pendant des heures pour pouvoir franchir le dernier pont, lourdement endommagé par un bombardement israélien, reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.

Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.