L’Institut français de la mode: une école que l’on souhaite avoir à Riyad!

L’Institut français de la mode ambitionne d’être une école de premier rang mondial. (Photo, AFP)
L’Institut français de la mode ambitionne d’être une école de premier rang mondial. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 01 juin 2023

L’Institut français de la mode: une école que l’on souhaite avoir à Riyad!

  • «L’école est devenue plus importante puisque nous avons aujourd’hui plus de 1 200 étudiants et de 3 000 à 4 000 stagiaires en formation continue»
  • L’Institut français de la mode a conscience de l’importance des échanges en matière de formation et il tient à la diversité de ses étudiants

RIYAD: L’événement France and Fashion Days, deux journées exclusivement consacrées à la mode, a eu lieu les 27 et 28 mai. Il est organisé par la Commission saoudienne de la mode, l’ambassade de France et l’alliance française d’Arabie saoudite.

Des experts saoudiens et français de la mode y participaient. Cette rencontre leur a permis de présenter leurs travaux et d’échanger leurs points de vue sur l’impact de l’écosystème de la mode. Des conférences, des ateliers consacrés aux différents aspects du secteur de la mode ont été animés par des designers saoudiens et français.  

L’Institut français de la mode (IFM) est un établissement d’enseignement supérieur privé à but non lucratif qui est un lieu d’apprentissage et de formation continue, mais aussi un centre d’expertise pour les industries du textile, de la mode et du luxe. Il participait à cet événement en compagnie d’une équipe d’experts venus aborder avec leurs homologues saoudiens les thèmes les plus importants de  l’industrie de la mode.

«L’Institut français de la mode est une école qui s’intéresse au business et à la culture; je pense que le domaine de la mode est absolument essentiel parce qu’il associe des logiques de business et de management. La mode est par ailleurs un champ culturel à part entière qui aide à prendre de la hauteur, à s’intéresser à des domaines complémentaires. Surtout, il permet d’aller de l’avant», confie Mme Marie-Pierre Gendarme, directrice de la formation à l’Institut français de la mode, au micro d’Arab News en français.

L’Institut français de la mode ambitionne d’être une école de premier rang mondial. Elle propose des programmes de formation divers, notamment la formation initiale et supérieure en création de mode, en management de la mode et en savoir-faire technique, des programmes de formation continue courts pour les apprentis, qu’ils soient certifiants ou sur mesure, à destination des entreprises et des maisons.

«L’originalité de l’Institut français de la mode, c’est qu’il s’intéresse à trois grands thèmes de la mode: les savoir-faire, le design et le management. C’est à travers cette démarche que nous proposons des programmes à des étudiants ou à des professionnels. Et il y a toujours l’idée du respect mutuel de chacune des matières, c’est-à-dire que la personne qui s’intéresse aux savoir-faire doit aussi s’intéresser au design et que celle qui fait du design doit comprendre des logiques de prix de revient, qui relèvent du management. Donc, nous proposons des programmes qui ont une dominante, mais nous essayons toujours de susciter une empathie pour l’autre domaine», explique Mme Marie-Pierre Gendarme à Arab News en français

En ce qui concerne les cycles de formation, l’institut dispense des enseignements qui s’échelonnent du CAP au doctorat, favorisant les passerelles. Cette maison de la mode développe des formations générales ou spécifiques propres à enrichir les compétences des individus comme des entreprises. 

«L’école est devenue plus importante puisque nous avons aujourd’hui plus de 1 200 étudiants et de 3 000 à 4 000 stagiaires en formation continue. En ce qui concerne les étudiants, nous sommes en mesure de proposer des programmes très différents les uns des autres. On peut commencer très jeune à l’IFM», précise la directrice de l’IFM au micro d’Arab News en français

Quant aux formations de longue durée, Mme Marie-Pierre Gendarme indique à Arab News en français: «On peut aussi proposer des bachelors de design où l’on apprend à s’ouvrir au style, mais également à la technique. Il existe un certain nombre de cycles qui sont de niveau bac et qui conduisent à bac+3. En dernier lieu, il existe également des masters, en français ou en anglais. Il s’agit de programmes de master en management de la mode dans lesquels l’on prend de la hauteur pour faire partie des futurs dirigeants de la mode et du luxe afin d’intégrer des maisons de luxe et d’y réaliser des carrières importantes.»

L’Institut français de la mode a conscience de l’importance des échanges en matière de formation et il tient à la diversité de ses étudiants, dont le nombre a atteint 1 200; 50% d’entre eux sont étrangers. 

L’IFM encourage le goût pour les autres cultures. On retrouve ce brassage à travers les savoir-faire et le design. Chacun vient avec sa culture et la confronte à une autre. Mme Marie-Pierre Gendarme nous a d’ailleurs confié: «Nous allons avoir des promotions dans lesquelles tout sera mêlé. Par exemple, une étudiante qui vient du Chili sera dans la même promotion qu’une étudiante de Dubaï ou dans celle d’un étudiant libanais, futur architecte. C’est ce qui fait la magie d’une promotion: toutes ces cultures se réunissent et échangent. Cela rend plus fort, plus ouvert et plus heureux.»

Quant aux programmes de formation destinés à l’Arabie saoudite, l’IFM a amorcé quelques démarches dans ce sens afin de former des étudiants saoudiens, des designers qui souhaitent approfondir leur apprentissage et faire carrière dans les métiers de la mode et du luxe. 

Marie-Pierre Gendarme explique à Arab News: «À ce jour, nous en sommes à la première marche. Nous avons débuté en 2022 par une collaboration qui avait pour objectif principal d’aider des chefs d’entreprises, des designers à élargir leurs compétences.»

«Nous avons fonctionné avec un programme qui comprenait deux étapes. La première s’est déroulée à Riyad, où nous avons identifié les besoins et, en retour, nous nous engageons à former et à renforcer les compétences liées au style, à la mode ainsi que les éléments liés aux marques. La seconde étape s’est déroulée à Paris. Durant cette étape, notre démarche consistait à distiller aussi les éléments liés à la culture du luxe, à la culture de la création. Paris est l’incontournable capitale de la mode; c’est justement dans la capitale française que l’on recherche la reconnaissance du monde de la mode.»

Marie-Pierre Gendarme se réjouit de voir cette extraordinaire énergie qui favorise l’épanouissement des marques saoudiennes. 

Que Riyad puisse, dans quelques années, devenir un pôle important du monde de la mode paraît totalement justifié. La diversité culturelle du Royaume est importante et palpable d’une région à une autre. On trouve en Arabie saoudite des éléments identitaires propres à chaque région. Riyad ambitionne justement de les rassembler et de les promouvoir pour les mettre en valeur, tout simplement.

 


À l’IMA, l’exposition d’Ahmed Muhanna exprime l’inhumain devenu quotidien à Gaza

Le peintre gazaoui Ahmed Muhanna à l'œuvre. (Photo IMA)
Le peintre gazaoui Ahmed Muhanna à l'œuvre. (Photo IMA)
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  • Les mots d’Ahmed Muhanna résonnent comme un appel à la survie. Il ne peint pas seulement la guerre ; il peint surtout celles et ceux qui continuent de vivre malgré elle et de la subir
  • Le peintre gazaoui Ahmed Muhanna, affirme : « Mon art, aujourd’hui, est une tentative de saisir ce paradoxe : comment rester humain dans ce chaos, et comment l’espoir peut survivre jusque sous les décombres. »

PARIS: À Gaza, la vie ne se raconte plus, elle se subit. Ici, l’inhumain est devenu quotidien et exister est devenu synonyme de survivre, tandis que le lendemain est synonyme d’incertitude.

Le quotidien des Gazaouis n’est qu’un enchaînement de peur, de privations, de douleurs et d’absences.

Tout manque : l’eau, les soins, la sécurité. Les gestes les plus simples de la vie ont disparu, et le confort n’est plus qu’un souvenir abstrait.

Dans les regards des enfants, quelque chose s’est éteint. Ces yeux, autrefois porteurs d’insouciance, sont désormais voilés par l’horreur et le deuil. La perte d’êtres chers est devenue une expérience précoce, presque banale, et la normalité appartient désormais à un autre temps.

IMA
Alors que les œuvres sont arrivées à Paris après leur passage à Marseille, Muhanna, lui, est resté derrière, dans cette bande de Gaza encerclée par Israël, qui impose à ses habitants un blocus sans fin. (Photo IMA)

À Gaza, la peur et la faim sont devenues des habitudes, et l’âge n’y a plus vraiment de sens puisque le déplacement et la mort frappent les nouveau-nés tout autant que les adultes et les vieillards.

La menace est constante, jour et nuit. Elle plane, elle fait partie de la vie, elle est la vie. Alors on se réveille, on fait semblant de vivre, tandis que tout peut basculer à chaque instant. La peur de mourir ou d’être déchiqueté s’est installée comme une seconde peau.

Et pourtant, malgré tout, Gaza résiste.

On continue de chanter, de sourire parfois. On se marie encore, on apprend, on transmet, on donne la vie. Créer devient un acte de résistance, un refus de disparaître.

Les mots d’Ahmed Muhanna résonnent comme un appel à la survie. Il ne peint pas seulement la guerre ; il peint surtout celles et ceux qui continuent de vivre malgré elle et de la subir.

Car au cœur de ce concentré de violence absurde et d’oppression aveugle, il reste des artistes, des danseurs, des comédiens, des femmes et des hommes qui, par l’art, tentent de témoigner et d’alerter.

Parmi eux, le peintre gazaoui Ahmed Muhanna, qui affirme : « Mon art, aujourd’hui, est une tentative de saisir ce paradoxe : comment rester humain dans ce chaos, et comment l’espoir peut survivre jusque sous les décombres. »

Les mots d’Ahmed Muhanna résonnent comme un appel à la survie. Il ne peint pas seulement la guerre ; il peint surtout celles et ceux qui continuent de vivre malgré elle et de la subir.

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Ses œuvres, réalisées dans un dénuement extrême, portent en elles la trace directe de la réalité gazaouie. Faute de toiles, il utilise les cartons d’aide alimentaire récupérés auprès du Programme alimentaire mondial. Faute de matériel, il improvise avec des couleurs de fortune, trouvées ici et là.

Dans ses dessins, il y a la douleur, les blessures, la tristesse, mais aussi la lumière, la mémoire et, surtout, cette volonté farouche de ne pas céder à l’effacement.

Alors que les œuvres sont arrivées à Paris après leur passage à Marseille, Muhanna, lui, est resté derrière, dans cette bande de Gaza encerclée par Israël, qui impose à ses habitants un blocus sans fin.

L’Institut du monde arabe (IMA), à Paris, a mis en lumière cette voix singulière dans le cadre d’une exposition exceptionnelle consacrée à Ahmed Muhanna et, à travers lui, aux habitants de Gaza.

À travers plus de 60 œuvres, le visiteur est plongé dans une expérience artistique, mais surtout humaine, car chacune des œuvres exposées témoigne d’un quotidien brisé, de vies déchirées et d’enfances volées.

Ces œuvres, élaborées dans la douleur, interrogent : que reste-t-il de l’humanité quand tout s’effondre ? Et comment, malgré tout, continuer à s’exprimer ?

Alors que les œuvres sont arrivées à Paris après leur passage à Marseille, Muhanna, lui, est resté derrière, dans cette bande de Gaza encerclée par Israël, qui impose à ses habitants un blocus sans fin.

La soirée de présentation s’est tenue en présence de plusieurs personnalités : Chawki Abdelamir, directeur général de l’Institut du monde arabe, Audrey Pulvar, adjointe à la maire de Paris, Antoine Renard, directeur du Programme alimentaire mondial, et Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie.

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Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie. (Photo Arlette Khouri)
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Muhanna, pour qui l’art est devenu un ultime refuge, a dû s’exprimer en duplex depuis Gaza, s’interrogeant sur ce que l’art peut encore face à la haine et à la destruction.

Dans un monde où tout vacille, où la mort peut surgir à chaque instant, dessiner, peindre et raconter sans chercher à embellir devient une manière de dire : « Nous sommes encore là. »

Visiblement touchée par ces bouts de carton qui racontent la vie d’un peuple, Éléonore Caroit a déclaré à Arab News en français que les œuvres de Muhanna rendent la guerre à Gaza plus concrète et plus humaine. Elles montrent les visages et la souffrance des civils au-delà des chiffres et des images relayés par les médias.

Caroit souligne que, malgré l’aide apportée par la France, notamment sur le plan alimentaire, celle-ci reste insuffisante face à l’ampleur de la crise. Selon elle, les œuvres exposées permettent de contrer les manipulations et de transmettre une vérité essentielle : les populations souffrent et le conflit doit cesser.


Orthographe : le ministre de l'Education chute sur «dilemme» mais maîtrise «rhododendron»

"Quand on écrit, on fait tous des erreurs (...) prenez 10 minutes pour vous relire", lance le ministre aux futurs candidats du bac.
"Quand on écrit, on fait tous des erreurs (...) prenez 10 minutes pour vous relire", lance le ministre aux futurs candidats du bac.
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  • Le verbe "proscrire", à la première personne de l'imparfait du subjonctif, provoque aussi l'hésitation du ministre - avant que le "que je proscrivisse" sorte de la bouche de l'un des chroniqueurs
  • En ce qui concerne la présence ou non de majuscules sur "ministre de l'Education nationale", Edouard Geffray peut rappeler les règles sans être contesté: ministre n'a jamais droit à une majuscule, "contrairement à Président"

PARIS: Le ministre de l'Education Edouard Geffray, qui prône "l'intransigeance" sur l'orthographe au bac, a subi mardi un test d'orthographe plus rigolard que sérieux sur le plateau de "C à vous", trébuchant sur "dilemme", mais obtenant l'indulgence du jury en se rattrapant avec "rhododendron".

Sur l'ardoise qu'un chroniqueur lui tendait, le ministre a d'abord griffonné sous la dictée, le mot "accueil".

"Il y a un problème!", corrige Anne-Elisabeth Lemoine. Le ministre efface ce qu'il a écrit, avant de ré-écrire, cette fois-ci apparemment sans faute.

Edouard Geffray tombe ensuite dans le piège du mot "dilemme", qui ne prend pas de "n" à la fin, contrairement à ce qu'il écrit sur son ardoise. "Il me semble que les deux orthographes sont possibles. Non ? Au temps pour moi", s'excuse-t-il.

Mais le ministre se rattrape avec "rhododendron", qu'il écrit sans faute. "Coccyx" le fait là encore hésiter, mais il est sauvé par Anne-Elisabeth Lemoine, qui lui propose d'être son assistante IA -même si le ministre venait de rappeler qu'il était contre toute forme d'assistance par une Intelligence artificielle pendant les examens.

Le verbe "proscrire", à la première personne de l'imparfait du subjonctif, provoque aussi l'hésitation du ministre - avant que le "que je proscrivisse" sorte de la bouche de l'un des chroniqueurs.

En ce qui concerne la présence ou non de majuscules sur "ministre de l'Education nationale", Edouard Geffray peut rappeler les règles sans être contesté: ministre n'a jamais droit à une majuscule, "contrairement à Président", rappelle-t-il. Quant à savoir si Education nationale prend une majuscule, "cela dépend des usages", affirme-t-il.

Le ministre finit par obtenir une appréciation mi-figue mi-raisin de ses correcteurs, ( "15 sur 20", "début laborieux, peut mieux faire"), mais opère un rétablissement remarqué en expliquant que ce petit examen démontre bien que "le vrai enjeu, c'est la relecture".

"Quand on écrit, on fait tous des erreurs (...) prenez 10 minutes pour vous relire", lance-t-il aux futurs candidats du bac.


« The Other Bennet Sister » : quand Mary Bennet sort enfin de l’ombre

Ella Bruccoleri dans « The Other Bennet Sister ». (Fournie)
Ella Bruccoleri dans « The Other Bennet Sister ». (Fournie)
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  • The Other Bennet Sister réinvente l’univers d’Orgueil et Préjugés en plaçant Mary Bennet, longtemps éclipsée par ses sœurs, au cœur du récit
  • La série séduit par une héroïne authentique, une évolution crédible et une romance de la Régence portée par chaleur, sincérité et charme

DUBAÏ : Mary Bennet — l’enfant du milieu maladroite dans Orgueil et Préjugés de Jane Austen — a toujours vécu dans l’ombre de ses sœurs plus glamour, davantage connue pour ses faux pas sociaux que pour une grande histoire d’amour.

Mais The Other Bennet Sister braque les projecteurs sur Mary et, ce faisant, livre une série pleine de charme qui mêle récit d’apprentissage et romance de la Régence avec un résultat des plus réjouissants.

Adaptée du roman de Janice Hadlow, la série débute en revisitant les événements familiers d’Orgueil et Préjugés. Plutôt que d’imposer aux spectateurs une nouvelle relecture exhaustive, elle s’appuie sur la voix off de Mary, aussi pragmatique que savoureuse, pour résumer l’histoire emblématique d’Austen avec un mélange d’esprit et d’exaspération. Nous assistons une fois encore aux drames de la famille Bennet, mais cette fois à travers le regard de la sœur perpétuellement reléguée à l’arrière-plan.

Ces premiers épisodes sont particulièrement réussis parce qu’ils permettent au public de retrouver l’univers d’Austen. Mais la série prend véritablement son envol lorsque Mary quitte la maison familiale pour s’installer à Londres. À partir de là, The Other Bennet Sister cesse d’être un simple récit parallèle ludique pour devenir une œuvre plus riche et plus profonde.

À Londres, Mary devient gouvernante chez sa tante et son oncle, interprétés avec charme par Indira Varma et Richard Coyle. Leur demeure devient un refuge où Mary commence peu à peu à découvrir qui elle est, au-delà des attentes et des humiliations qui avaient façonné son existence.

Surtout, sa transformation ne paraît jamais artificielle. Trop souvent, les récits consacrés à des femmes longtemps ignorées gomment leurs aspérités pour les conformer aux standards traditionnels de beauté, d’élégance ou d’assurance. Ici, même lorsqu’elle s’épanouit, Mary reste maladroite, directe et socialement gauche. Elle parle encore avec trop de franchise. Elle continue de mal interpréter certaines situations. Elle ne s’intègre toujours pas complètement. C’est cette honnêteté qui donne à la série sa véritable force émotionnelle.

Et puis il y a la romance. La série comprend parfaitement pourquoi les histoires d’amour situées à l’époque de la Régence fascinent autant le public. Mary attire l’attention de deux prétendants très différents : le charismatique M. Ryder — incarné avec un charme irrésistible par Laurie Davidson — et le sensible avocat M. Heyward (Donal Finn). La série reprend plusieurs codes bien connus du genre, mais avec tant de sincérité et de chaleur que cela n’a finalement aucune importance.

The Other Bennet Sister réussit parce qu’elle comprend quelque chose que les adaptations de Jane Austen oublient souvent : tout le monde n’est pas Elizabeth Bennet. Certaines personnes sont maladroites. Certaines mettent plus de temps à trouver leur voix. Et parfois, ce sont précisément ces histoires-là qui méritent d’être racontées. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com